“Souvenir, que me veux-tu ?”
De l’enfance à l’hiver de nos vies, les souvenirs se bousculent, s’entrechoquent et se mêlent...
De la musique classique et des airs traditionnels qui nous parlent de nostalgie, évoquant la joie comme la tristesse des moments passés, mais avec une pointe d’ironie et de malice : c'est ce que nous a offert le Trio Borsalino. Ce concert s'est tenu au Carré d'art, musée d'art contemporain, dans le cadre du Festival des Hémisphères 2026 : une immersion poétique entre souvenirs, saisons et horizons croisés.
Au violon David Thauré, à l'alto et la flûte Michelle Lalor d'origine irlandaise, à la contrebasse Laurence Aragon...
"Memories" tisse un récital intimiste où le Trio Borsalino fait dialoguer musique de chambre, mélodies classiques, chansons traditionnelles et airs d’aujourd’hui, sur des arrangements de Michelle Lalor, autour des thèmes de l’enfance et du temps qui passe.
"Nous remplissons notre valise de souvenirs : l'odeur d'un parfum, une image, une mélodie...", nous dit d'abord David Thauré, violoniste...
Et le trio enchaîne en interprétant Memories un arrangement d'un titre du groupe Maroon 5, lui-même composé à partir du Canon de Pachelbel...
Merveilleuse musique qui parle à chacun d'entre nous, qui nous enveloppe de ses tourbillons, nous entraîne dans la rêverie !
"Nous n'avons pas toujours une mémoire d'éléphant, mais nous gardons quelques souvenirs d'enfance...", poursuit David Thauré...
"Un air plein de douceur comme la Berceuse de Gabriel Fauré..."
Et le trio joue pour nous ce morceau qui suggère tout le bonheur de l'enfance...
Après le thème de l'enfance, c'est le passage à l'adolescence, avec un extrait d'une musique japonaise : le tunnel ou le passage du vent, un air doux, de tonalité orientale, ponctué par des percussions sur la contrebasse...
"Une lumière apparaît au bout du tunnel : les premiers émois amoureux..." nous conte Michelle Lalor.
C'est l'amour festif avec la Danse espagnole de De Falla, et aussi le morceau Love de Nat King Cole...
Merveilleuse Danse espagnole qui nous emporte dans ses tourbillons !
Magique aussi la musique de Nat King Cole qui nous enivre de bonheur !
"Puis, ce sont les adieux déchirants sur un quai de gare..."
On écoute alors un air sombre, mélancolique, plaintif : un concerto de Rachmaninov...
"A l'âge adulte, ce sont de nouvelles amours, des coeurs brisés, mais aussi des départs, la quête d'une vie meilleure, puis le mal du pays..."
C'est Bartok qui fuit son pays, le fascisme, il compose des musiques inspirées des pays de l'est, comme des danses roumaines que nous interprète le Trio.
La musique du film Titanic résonne aussi, emplie de tristesse...
"Quand on part, on emporte des souvenirs, des coutumes, des recettes qu'on évoque autour d'une tasse de thé..."
C'est alors qu'on reconnaît cet air célèbre : Tea for Two...
"Avec cette cup of tea, on peut regarder les feuilles qui tombent, les flocons de neige, les grandes tempêtes hivernales..." nous dit Laurence Aragon.
On écoute ainsi l'Hiver de Vivaldi, une musique intense, vive qui nous emporte dans les rigueurs de la saison...
Puis, on se laisse envoûter par les notes mélancoliques de cet air célèbre : Les Feuilles Mortes... dont les paroles sont fredonnées par Michelle Lalor...
"On se souvient aussi des Noëls de notre enfance : Noël est un message d'amour, de paix, d'espoir... "
Et le Trio interprète un air de Mykola Léontovytch, musicien Ukrainien, un air empli de gaieté : Carol of bells...
Enfin, nous sommes invités à faire une magnifique balade en traîneau, sur une musique de Leroy Anderson, compositeur américain... On s'y croirait !
Le concert était encore ponctué de chansons irlandaises interprétées par Michelle Lalor...
Merci aux musiciens pour ce spectacle chaleureux et enchanteur qui nous a fait voyager dans l'espace et le temps !