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24 octobre 2025 5 24 /10 /octobre /2025 12:11
Les Zazous Zélés nous entraînent dans leurs rythmes endiablés...

Ils nous viennent de Sète, ces musiciens amoureux de Brassens, de Django Reinhardt, de Léo Ferré, ils nous ont offert un joli moment de swing lors d'un concert donné au Carré d'Art...

On écoute d'abord une interprétation orchestrée de ce titre célèbre d'Enrico Macias : Toi Paris, tu m'as pris dans tes bras... une musique chaleureuse...

 

Puis, on reconnaît cet air célèbre : J'attendrai...  Texte emblématique du début de la seconde guerre mondiale, cette chanson dont les paroles ont été écrites par Louis Poterat, la musique composée par Nino Rastelli, inspirée par un air de Puccini, a connu un succès mondial... Une mélodie emplie d'espoir !

 

On est séduit, ensuite, par cette interprétation d'une chanson de Brassens : Histoire de faussaire... Georges Brassens  a écrit et composé cette chanson où il dénonce le règne des objets, du matérialisme, et du tape-à-l'oeil, dans un monde où tout est faux, où l'artifice devient la règle, où une sophistication clinquante s'impose partout...

 La mélodie nous entraîne avec légèreté dans cette ferme de pacotille, où le poète ne se sent guère à sa place et semble comme happé par un vertige d'objets.

 

Honneur encore à Django Reinhardt avec ce morceau : Minor Swing ! Magnifique musique au rythme entraînant !

 

De nouveau, un bel hommage à Brassens : on écoute la chanson L'orage...

Une chanson d'amour associée au mauvais temps, à la pluie, à l'orage, ce texte de Brassens n'est pas une chanson ordinaire :  on connaît bien sûr le fameux P'tit coin de parapluie qui offre au poète une rencontre délicieuse et éphémère...

Et puis, il y a L'orage qui permet encore une occasion de rencontre inattendue... et forcément un coup de foudre ! La mélodie emplie de gaieté et de vivacité restitue merveilleusement le bonheur de cette jolie rencontre...

Poésie, tendresse, humour, culture, tout un art du récit : un cocktail merveilleux dans cette chanson de Brassens !

 

Un thème érotique pour cette autre chanson de Brassens : une baigneuse qui révèle sa nudité dans un cadre champêtre... Le personnage féminin anonyme, désignée simplement par le pronom "elle", est ainsi présentée comme l'archétype, l'image même de la femme et de sa beauté.

Le décor est planté, dès le premier vers : "Dans l'eau de la claire fontaine...", un décor rustique, une source d'eau limpide qui ne peut qu'inciter à la baignade.

L'emploi de l'imparfait à valeur durative suggère un bonheur de profiter de ce bain, dans toute sa plénitude : "Elle se baignait toute nue..."

 Mais, ce bonheur est troublé par "une saute de vent soudaine", expression imagée, qui fait songer à "une saute d'humeur"... La nature personnifiée semble ainsi se faire la complice du poète qui assiste à ce spectacle. 

La mélodie à la guitare égrène des notes légères et douces comme pour restituer la limpidité de l'eau et le bonheur de l'instant.

 

 Fais-moi mal Johnny est une chanson écrite par Boris Vian, composée par Alain Goraguer en 1955 et interprétée pour la première fois par Magali Noël en 1956.

 Jugée scandaleuse à sa sortie, la chanson suscite des réactions extrêmes : "La moitié de la salle hurlait de joie, l’autre m’envoyait des boules de papier", se souvient-elle. Ce "canular amusant", évoquant le sadomasochisme, est aujourd’hui un classique du répertoire...

Elle raconte l'histoire d'une fille qui approche un homme pour une relation sexuelle violente. ("Moi j'aime l'amour qui fait boum ; envoie moi au ciel") L'homme ne comprend pas la nature de l'envie ; aussi la femme l'insulte pour qu'il la frappe, le piquant au vif mais alors il la tape trop fort et la blesse. Le comique vient aussi de cette incompréhension.

L'enregistrement, dont les paroles sont jugées trop osées, est alors interdit de diffusion à la radio.

 

Enfin , les Zazous Zélés nous régalent d'une chanson composée par Léo Ferré sur un texte d'Aragon : L'étrangère. Magnifique célébration de l'univers des tziganes !

 

Merci et bravo aux musiciens pour ce moment de bonne humeur qui nous a permis de redécouvrir de magnifiques chansons !

 

 

 

 

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22 octobre 2025 3 22 /10 /octobre /2025 09:41
No kings ! Nombreuses manifestations contre Trump...

"No kings ! C'est le mot d'ordre des manifestations massives aux Etats-Unis ce samedi contre le président Donald Trump et ses abus de pouvoir. Des millions d'Américains ont défilé  samedi 18 octobre, au sein de 2700 rassemblements à travers le pays de New York à Orlando en passant par Atlanta où les manifestants rappellent leur attachement à la démocratie et à l'Etat de droit.

 

Environ sept millions de personnes, selon les organisateurs, ont pris part à des manifestations contre Donald Trump et sa politique jugée autoritaire, samedi 18 octobre aux États-Unis. Le président américain n'a pas manqué de réagir, avec une vidéo générée par l'intelligence artificielle.

Cri de colère au cœur de Times Square à New York. Du pied du Capitole à Washington, en passant par Minneapolis ou les plages de San Francisco, sept millions d'Américains ont manifesté à travers tout le pays, samedi 18 octobre, pour dire "No Kings", pas de rois aux États-Unis. Un message adressé à Donald Trump, caricaturé en bambin colérique, critiqué pour ses attaques contre la presse et la justice, et les vagues d'arrestation de migrants.

"Lui et les gens qui l'entourent ont une vision autoritaire et fasciste. Ils enfreignent toutes les lois", dénonce un manifestant. "Nous posions les bases de la démocratie, et maintenant tout est démantelé à un rythme qui nous dépasse", déplore de son côté une femme.

Sursaut du parti démocrate : après neuf mois d'une opposition peu visible, Bernie Sanders a appelé à reprendre confiance : "Nous ne voulons pas d'autoritarisme en Amérique. C'est nous, le peuple, qui avons le pouvoir."


Au total, 2 700 rassemblements ont eu lieu, jusque devant la résidence de Donald Trump, où ses partisans ont diffusé au mégaphone les discours du président, l'image de deux Amériques qui se font face. "On protège notre liberté d'expression, notre liberté de la presse, de religion, notre droit de nous rassembler", estime une manifestante.

 

Des revendications qui seraient insignifiantes selon le parti républicain...

"Dans ce rassemblement, ce sont des marxistes, des socialistes, des antifas, des anarchistes, et la branche pro-Hamas de l'extrême gauche. C'est ça, le parti démocrate aujourd'hui", a commenté Mike Johnson, président de la Chambre des représentants des États-Unis.

Donald Trump a semblé répondre aux manifestants par une vidéo d'intelligence artificielle, sans mots mais avec un message explicite : on y voit Donald Trump aux commandes d'un avion qui déverse des flots de merde sur les manifestants."

 

Trump dans tous ses excès et dans toute sa vulgarité !
 

https://www.franceinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/mouvement-no-kings-aux-etats-unis-sept-millions-d-americains-sont-descendus-dans-les-rues-contre-donald-trump_7562539.html

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-samedi-18-octobre-2025-8772556

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20 octobre 2025 1 20 /10 /octobre /2025 11:52
Résister aux effondrements...

Dans le cadre de la fête de la science...

La bibliothèque Carré d'Art de Nîmes a invité Renaud Hétier, enseignant-chercheur en sciences de l'éducation : Renaud Hétier consacre ses recherches à l'écoanxiété et aux outils pédagogiques (littérature, contes, images) pouvant être utilisés avec les jeunes...

Il est l'auteur de deux ouvrages : Saturation, et L'humanité contre l'Anthropocène, résister aux effondrements.

Dans un premier temps, Renaud Hétier nous présente le plan de sa conférence : 

1) L'anthropocène

2) Comment résister à l'effondrement ?

3) Importance du rapport à la nature dès l'enfance

4) La sensibilisation culturelle

 

I L'anthropocène

 

En 2000, le chimiste et Prix Nobel de chimie néerlandais Paul Josef Crutzen évoque pour la première fois le terme d' "Anthropocène". Antérieurement, au temps de l'Holocène, c'est la  révolution agricole, rendue possible par le climat tempéré, qui avait engendré la civilisation néolithique. 

L 'entrée dans l'Anthropocène est causée quant à elle par la "révolution industrielle" et donne naissance à notre civilisation productiviste et urbaine. Les activités humaines deviennent destructrices, elles deviennent une force géologique : ainsi, par exemple, la pollution plastique s'infiltre partout...

Un débat a vu le jour sur la réalité géologique de l'anthropocène : cela commencerait par la maîtrise du feu ou à partir de l'invention de l'agriculture mais cela ne bouleverse pas le système terre.

Cela pourrait venir de la conquête du Nouveau Monde : les colonisateurs créent un effondrement des populations autochtones.

Selon d'autres, l'anthropocène viendrait du décollage de la société de consommation massive dans les années 50. A partir des années 50, tout augmente : transports, tourisme, industries, consommation d'eau, d'engrais, de papiers, etc.

Nous n'avons pas eu conscience que nous autres les humains nous avons pu nous développer parce que nous avons trouvé des conditions favorables. L'histoire du progrès a été continue. Mais si on modifie ces conditions, l'habitabilité du système terre est menacée.

Ainsi, les calottes glaciaires en renvoyant les rayons solaires maintiennent une certaine stabilité du climat. Mais quand ces calottes glaciaires fondent et renvoient moins les rayons, on assiste à un réchauffement : plus la glace fond, plus il va faire chaud.

Des événements climatiques catastrophiques surviennent alors : un effondrement écologique se produit avec le début du capitalisme, au 15ème siècle, et la conquête du Nouveau Monde : c'est la première mondialisation, avec des violences sur certaines populations, puis c'est la marche vers l'industrialisation, les populations rurales s'urbanisent.

C'est le début de l'hyperconsommation, et d'une forme d'abstraction des relations qui se font de plus en plus à distance. La virtualisation s'impose, les jeux vidéos deviennent la première industrie culturelle. L'IA générative se développe. Nous perdons de plus en plus le contact avec la nature.

 

II Comment lutter contre cet effondrement ?

Ce effondrement est la conséquence de notre propre effondrement : à travers les différentes étapes, plus nous comptons sur nos technologies, plus nous perdons nos forces propres. Plus on utilise notre corps, plus il est opératoire. Avec la sédentarisation, les forces vont manquer.

Il convient de travailler notre autonomie en exerçant nos propres forces. Un travail sur soi-même doit être accompli : retrouver le sentiment d'être, des forces d'ordre psychologique.

Nous avons peur du vide : tout le monde est pris par un écran dans les autobus, les trains, à l'arrêt des bus... Le smartphone vient occuper le vide qui génère de l'angoisse...

 

III Importance du rapport à la nature

Il est important, dès lors, d'exercer les enfants au vide. Les enfants doivent apprendre à attendre, à patienter. Quand on attend, on fait silence... en forêt, on entend le bruit du vent dans les feuilles, le bruissement des animaux, on observe les arbres, la végétation, on découvre le monde. En réitérant ces expériences, on apprend à faire attention aux choses.

Pour qu'une chose soit intéressante, il suffit de la regarder longuement. Mais avec l'accélération du monde moderne, notre attention se fragmente : sur un ordinateur, on peut faire plusieurs choses en même temps, l'attention est fragmentée.

Être, c'est déjà quelque chose, être peut suffire avant de faire quoi que ce soit. 

Il convient aussi de faire une expérience de la solitude : on se retrouve alors face à soi-même. Supporter la solitude, c'est développer des capacités de penser, d'imaginer, le désir d'être et non d'avoir, de faire... il s'agit d'être créatif, de se donner ses propres objets. On est capable de penser, de rêver, de créer un monde.

Les classes dehors permettent une sensibilisation à la nature, la végétalisation des cours offre la possibilité d'observer la nature, et c'est apaisant.

Informer, expliquer, éviter le flou et le climatoscepticisme : c'est important aussi.

Un véhicule sur deux vendu en France est un SUV !

 

IV La sensibilisation culturelle 

La littérature de jeunesse doit avoir une substantialité : parler de quelque chose d'important, elle doit être accessible.

Par exemple, cet ouvrage intitulé Les choses précieuses, écrit par Astrid Desbordes, illustré par Pauline Martin... Un magnifique hymne à la nature. En voici le résumé :

Parfois, quand Archibald se promène dans les rues, il s’arrête devant les vitrines pour regarder des choses belles et chères et souvent il aimerait les acheter.
Mais à bien y réfléchir, Archibald se dit que ces objets, une fois qu’on les possède, finissent enfermés dans des tiroirs, ou des armoires.

Au contraire, dans la nature, rien n'est enfermé... ni le vent, ni le rossignol, ni la rivière, ni la neige, ni le soleil.

"Depuis que je suis né, ils prennent soin de moi, je ne vois rien de plus précieux !" dit Archibald.

 Il réalise que le rossignol qui lui apprend à chanter, le grand pommier qui lui offre un goûter, ou bien la lune qui reste allumée toute la nuit pour le rassurer… ces choses-là, elles, sont en liberté, elles ne lui appartiennent pas, elles ne sont ni rares ni chères et pourtant, quand Archibald y pense, il ne voit rien de plus précieux au monde.

Cet ouvrage permet de sensibiliser les enfants à une forme de spiritualité.

 

Un autre exemple de livre intéressant : 

 Ö de Guridi

L’ours Ö a décidé de ne pas hiberner !
L’occasion pour Guridi d’aborder le thème de l’écologie (réchauffement climatique, pollution).

Dans cet album tout commence par la couverture, le titre d'abord ce ö rond et intrigant, l'illustration ensuite noir sur fond blanc représentant un ours assis, pensif, rêveur, peut-être un peu triste… Voici qui annonce une étonnante lecture et étonnant cet album sans texte l'est sans aucun doute. On y découvre l'histoire de ö, un ours qui décide de se balader dans la neige plutôt que d'hiberner comme ses congénères. Il va dès lors découvrir les petits plaisirs de l'hiver, les flocons qui tombent sur son museau, les glissades sur la glace, la buée sortant en grand nuage de la gueule, les bonhommes de neige,... Mais aussi être confronté. à l'idiotie de l'humain, incapable de jeter ses déchets dans une poubelle. de cette lecture il résulte un album au discours écologique qui vaut surtout pour la beauté de ses illustrations en noir et blanc remplies de poésies et de vie.

 

Encore un autre livre :

Ton coeur bat au rythme de la terre de Claire Cantais :

Une jeune fille s’ennuie dans le train. Elle n’a plus de batterie sur sa tablette et finit par s’endormir. Elle se met à rêver d’une femme à la peau bleue et aux cheveux flamboyants qui lui souffle doucement de la suivre pour un périple imaginaire au cœur des forêts, le long des plages, au fond de la mer et dans le désert. Esprit de la nature, elle l’invite à un voyage initiatique au contact des éléments pour faire l’expérience physique de la fraîcheur du sous bois, du vent sur sa peau, de la fragrance des fleurs, du grondement de la cascade... Elle lui révèle la beauté de la flore et de la faune jusqu’aux secrets cachés des insectes, elle lui montre la nature riche, belle, généreuse.

Le train arrive en gare et la jeune fille se réveille. À la nuit tombée, elle court danser dans les herbes pour sentir le vent dans ses cheveux. Elle a appris à écouter son cœur battre au rythme de la terre.

 

https://www.revue-projet.com/comptes-rendus/2021-12-poche-l-humanite-contre-l-anthropocene/10929

 

Résister aux effondrements...
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19 octobre 2025 7 19 /10 /octobre /2025 12:10
Les pigeons et les feuilles d'automne...

 

Des pigeons viennent s'abreuver sur les bords du canal où s'amoncellent des feuilles d'automne...

 

 

On admire ces couleurs d'ocres, de bruns, de verts sur le miroir sombre de l'eau...

 

 

Les teintes des feuilles sont comme magnifiées par ces ondes mouvantes et obscures...

 

 

On aime aussi le plumage chatoyant des oiseaux, des moires de verts, des embruns de gris, de noir, des éclats de lumières...

 

 

 

Une feuille d'automne semble s'être posée sur la robe blanche d'un des oiseaux... son aile mordorée mime les couleurs brunes de l'automne...

 

 

 

 

Magnifique tableau de ce début d'automne !

 

 

 

 

 

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17 octobre 2025 5 17 /10 /octobre /2025 12:00
Oui, mais il parle aux oiseaux !

Une magnifique célébration de la nature dans cette chanson interprétée par Gérard Lenorman, intitulée simplement : "IL"...

 

Le personnage anonyme est magnifié dès le premier couplet : désigné simplement par le pronom "IL", en majuscules, et en début de vers à quatre reprises... l'anaphore de ce pronom met le personnage en valeur et  le texte acquiert ainsi une portée universelle.

 

Et pourtant, tout ce qui est dit de lui apparaît plutôt négatif : "IL habite dans le froid IL n'a plus ni père ni mère IL habite dans les bois IL ne connaît que l'hiver..."

Le froid, l'hiver, l'absence de parents, son lieu d'habitation, tous ces détails indiquent une vie misérable, démunie...

 

De plus, la solitude, son jeune âge : "treize ans" font de ce personnage un être fragile voué à "couper son bois" pour survivre et se réchauffer.

 

Mais le refrain vient à nouveau magnifier l'adolescent puisqu'il entre en communication avec la nature, toute la nature... comme si cela suffisait à le combler de tous les bonheurs...

"Oui mais IL parle aux oiseaux
Au soleil et aux forêts
Oui mais IL parle aux ruisseaux
Parfois quand le temps n'est pas trop froid"

 

Le personnage semble se fondre avec les quatre éléments dans une parfaite harmonie et compréhension : l'air représenté par les "oiseaux", le feu symbolisé par le "soleil", la terre qui porte les "forêts", l'eau des "ruisseaux".

La nature est ainsi célébrée car elle apporte son réconfort, sa présence... une écoute attentive... elle est, de plus, personnifiée : le texte donne une conscience, une âme à la nature qui acquiert une forme d'humanité...

 

Dans le couplet suivant, le personnage apparaît, à l'inverse du commun des mortels, détaché du monde de la presse, des médias :

"IL ne lit pas les journaux
IL connaît cela par coeur déjà
IL n'écoute pas la radio
IL préfère couper son bois"

 

Magnifique leçon qui nous est donnée ici, nous qui perdons de plus en plus le contact avec la nature, qui ne savons plus la regarder, à plus forte raison, communiquer avec elle... nous qui vivons devant des écrans et qui oublions trop souvent de voir et d'admirer la splendeur du monde... il est temps de nous reconnecter à la nature, il est temps de lui redonner une vraie place, tel est aussi le message de ce texte...

 

La mélodie douce, mélancolique s'amplifie dans le refrain pour célébrer la merveilleuse complicité du personnage avec la nature...

 

Pour mémoire : 

IL est une chanson enregistrée par Gérard Lenorman en 1971. La musique et les paroles sont signées Guy Skornik. Ce titre est considéré comme le premier vrai succès du jeune Gérard Lenorman, qui avait 26 ans à l’époque.

 

Les paroles :

https://www.paroles.net/gerard-lenorman/paroles-il

 


 

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15 octobre 2025 3 15 /10 /octobre /2025 09:40
Les coraux menacés de disparition...

Un sujet dont on parle peu et qui est pourtant essentiel pour l'avenir et la survie de la planète et de l'humanité...

"Les coraux, qui composent les décors de rêve de nombreux océans, sont plus menacés que jamais. Une étude publiée lundi 13 octobre estime que l'on a franchi un point de bascule. Les poissons, la pêche et 500 millions de personnes seraient impactés par leur disparition.

 

Ce sont des oasis de vie et de couleurs au beau milieu de l'océan. Les récifs coralliens font aujourd'hui le bonheur des poissons et des plongeurs.

Mais ce paradis sous-marin est en sursis, condamné par le réchauffement climatique. Car quand l'eau est trop chaude, les coraux blanchissent et meurent. Et selon une étude récente, l'homme a déjà tellement réchauffé la planète que la destruction actuelle des récifs ne pourra pas être stoppée. Une catastrophe pour le milieu marin, où les coraux jouent un rôle essentiel.

 

30 % des espèces marines connues sont menacées...


"D'innombrables espèces de coraux vont avoir différentes formes et toutes ces formes vont créer des niches écologiques dans lesquelles certaines espèces de poissons vont pouvoir s'abriter des prédateurs ou former un milieu de vie", explique Charles-Édouard Fusari, directeur de l'Aquarium tropical du Palais de la Porte Dorée.

 

Un monde riche qui abrite une grande biodiversité. Avec la disparition des coraux, c'est 30 % des espèces marines connues qui seraient menacées, notamment les poissons. Des millions de personnes qui dépendent de la pêche se retrouveraient alors sans ressources.

 

En particulier en Asie du Sud-Est, où les récifs coralliens sont très présents. Et ce n'est pas le seul service rendu à l'homme par les barrières de corail. En brisant les vagues, elles limitent les dégâts en cas de tempête.

Sans elles, certaines zones côtières vont se retrouver vulnérables, attaquées par l'érosion. Aujourd'hui, 500 millions de personnes dépendent des coraux pour se nourrir ou se protéger de l'océan."

 

 

Source :

https://www.franceinfo.fr/environnement/biodiversite/animaux/climat-500-millions-de-personnes-et-30-des-especes-marines-plus-que-jamais-menacees-par-la-disparition-acceleree-des-coraux_7550521.html

 

 

Les coraux menacés de disparition...
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13 octobre 2025 1 13 /10 /octobre /2025 12:21
Prisonniers ukrainiens torturés en Russie...

La guerre est une barbarie, elle conduit aux pires abominations...

"Plus de 200 prisonniers ukrainiens ont retrouvé la liberté après des années de captivité en Russie. Derrière les retrouvailles émouvantes, se cachent des corps meurtris et des esprits brisés. Pour ces anciens détenus, commence désormais un long chemin de reconstruction, entre douleur, espoir et cicatrices indélébiles.

 

L’attente est insoutenable. Un groupe de plus de 200 prisonniers ukrainiens est sur le point d’être libéré. Une Ukrainienne a été mise au courant que son mari, le père de la petite Anna, se trouve parmi eux. "Je n’en peux plus de l’attendre. Il me manque tellement", confie-t-elle. Après trois heures d’attente, le convoi finit par arriver. La petite fille retrouve enfin son père. Il est méconnaissable : il a perdu plus de 30 kg. Le moment est aussi fugace qu'intense. Son père doit repartir pour passer des tests médicaux. La mère, bouleversée et inquiète pour son mari, raconte : "Je ne sais pas ce qui a pu changer en lui pendant ces trois années et demie de captivité, ni quel homme il est devenu."


Pour les anciens prisonniers ukrainiens, c’est un long chemin qui commence désormais, chargé de leur histoire douloureuse dans les prisons russes. Andrii Pereverzev a été libéré en mai dernier. Il porte ses quinze mois de détention inscrits dans sa chair. Il se trouvait alors à l'hôpital, lourdement blessé lors de son arrestation...

"Une femme est arrivée, une infirmière je crois, et elle m'a dit : "Ne t'inquiète pas, quand tu seras chez toi, tu pourras l'effacer. Je ne comprenais pas de quoi elle parlait. J'ai vu ça au bout d'une semaine. Comment on peut réagir quand on découvre sur sa peau cette inscription ? J'étais sous le choc, paniqué."

Ses geôliers ont gravé cette inscription sur son ventre : "Gloire à la Russie."

 

Dès sa libération, Andrii Pereverzev a demandé à faire disparaître cette scarification, située juste à côté de la cicatrice de sa blessure. "Les docteurs ont commencé à faire des injections, ensuite il y aura du laser et après ils lisseront la peau. Je suis un être humain. Je veux aller à la plage l’été, je ne veux pas me baigner avec un t-shirt. Les gens normaux ne peuvent pas comprendre. Il n’y a que les militaires et les ex-prisonniers qui savent ce que c’est. Je connais un autre gars, ils lui ont fait une croix nazie sur la tête avec un couteau."

Rien de plus humiliant pour un soldat ukrainien que de vivre avec une telle inscription. Andrii Pereverzev n’est pas une exception. D’autres prisonniers ont été mutilés comme lui. Il y a ceux qui souffrent dans leur corps et ceux qui ont du mal à retrouver une vie normale. "J’ai vu quatre personnes mourir en prison tellement elles avaient été tabassées", se souvient Oleksander Rybka.


Ce jeune homme de 25 ans a passé plus de trois années dans des prisons russes. Il en est sorti il y a six mois et prend encore des médicaments pour surmonter sa dépression. "La captivité, c’était comme un jour sans fin pour moi. C’est comme si ces trois années n’avaient pas existé. C’est très dur pour moi à comprendre."

Des pensées suicidaires le traversent régulièrement. Alors, pour chasser ses idées noires, le jeune homme, de retour chez lui, s’adonne à sa nouvelle passion : assembler des maquettes à longueur de journée. "J’ai fait ma première maquette quand j’avais un moment de dépression. Ça aide à se concentrer. Il y a plein de petites pièces. On n’assemble pas seulement un robot ou autre chose. C’est un peu comme si on s’assemblait soi-même."

Oleksander Rybka rêve un jour de retourner sur le front pour aider son pays. Une perspective encore lointaine. Au total, 6 235 prisonniers ukrainiens ont été libérés depuis le début de la guerre."

 

Source :

https://www.franceinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-je-veux-effacer-ces-marques-le-lourd-heritage-des-prisonniers-ukrainiens_7542571.html

 

 

 

Prisonniers ukrainiens torturés en Russie...
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12 octobre 2025 7 12 /10 /octobre /2025 13:05
Envolées d'oiseaux au soleil couchant...

 

Soudain, dans le ciel lumineux, des nuées d'oiseaux s'emparent de l'espace, accompagnés de cris ardents et vifs !

 

 

 

Leurs silhouettes sombres se dessinent sur l'azur...

 

 

 

Quel élan ! Quelle vitalité dans leurs envols !

 

 

 

Les oiseaux se regroupent, puis se dispersent, formant des figures éphémères...

 

 

 

 

Bientôt, leurs silhouettes lointaines disparaissent sur l'horizon vers les nuages que dorent les derniers rayons du soleil...

 

 

 

 

Magnifique et fugitive vision d'un soir d'automne !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 octobre 2025 5 10 /10 /octobre /2025 11:53
Les matins d'hiver...

Une belle chanson dans le répertoire de Gérard Lenorman, une chanson qui évoque des souvenirs d'enfance : le poète se remémore sa vie d'écolier d'autrefois, il emploie la première personne du singulier, ce qui donne au texte une allure de confidence intime, et une tonalité lyrique :

"Je me souviens de ces matins d´hiver
Dans la nuit sombre et glacée"

Le tableau de l'hiver est assez rude, et le chemin qu'empruntent le narrateur et son frère pour se rendre à l'école est marqué par la dureté de l'hiver : "Dans la nuit sombre et glacée, nos membres encore tout engourdis De sommeil, grelottaient sous les assauts du vent..."

Le vent, le froid, l'obscurité restituent bien la rigueur de l'hiver et les difficultés que rencontrent les enfants...

Pourtant, c'est la joie qui l'emporte, on voit les enfants sur le chemin de l'école se battre "à grands coups de boules de neige En riant..." et c'est comme si la complicité entre les deux enfants effaçait les rigueurs de l'hiver.

Mais l'arrivée "dans la salle de classe" marque la séparation des deux frères et une certaine tristesse : finis les jeux, finies la communication et la complicité entre les deux enfants...

Ils se retrouvent alors par l'imagination et le rêve :

"Puis bercés par les vagues d´une douce chaleur
Que nous prodiguait le vieux poêle
Nos esprits s´élevaient pour se rejoindre ailleurs
Vers des plages"

 Comment ne pas être sensible à cette évocation d'une salle de classe d'autrefois avec son vieux poêle ?

A la faveur de la chaleur du "vieux poêle", les voici partis en rêve vers des climats pleins de douceur...

Et le refrain vient suggérer une vie rêvée sur "des plages 
Où il fait toujours beau, où tous les jours sont chauds
Où l´on passe sa vie à jouer
Sans songer à l´école, en pleine liberté,
Pour rêver"

Et c'est bien une utopie qui est évoquée ici : un été permanent, une vie de jeux, sans école, avec une liberté totale... Les hyperboles "toujours, tous les jours, en pleine liberté" traduisent bien un idéal, une perfection, un rêve ! Un rêve qui fait du bien, un rêve d'évasion qui apaise...

Puis, le poète revient à l'évocation de la salle de classe dans le couplet suivant. Des souvenirs précis surgissent grâce à différentes sensations : olfactive, d'abord, avec "l'odeur fade et chaude de notre classe calfeutrée" puis visuelle dans cette expression "Des premières lueurs de l'aube A travers les vitres givrées.", et même auditive, plus loin :

"Je revois les yeux tendres et les visages tristes
Qui autour de moi écoutaient
Et pendant les leçons dans mon coin je rêvais"

Une façon de restituer toute une ambiance de cette classe d'autrefois : on a l'impression d'y être et de voir tous ces visages d'enfant...

Et le rêve d'évasion revient dans le refrain pour enchanter l'enfant...

On aime la simplicité et l'authenticité de ces souvenirs d'enfance... et on perçoit toute la nostalgie du poète qui se souvient de cette époque lointaine.

 

La mélodie douce, légère s'amplifie dans le refrain comme pour souligner ce désir de l'enfant et ce besoin de s'évader en oubliant la réalité quotidienne et l'enfermement de l'école...

 

Pour mémoire : Daniel Seff a composé la musique, Richard Seff a écrit les paroles de cette chanson sortie en 1972, interprétée par Gérard Lenorman.

 

Les paroles :

 

https://www.musixmatch.com/fr/paroles/G%C3%A9rard-Lenorman/Les-Matins-d-hiver

 

 

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8 octobre 2025 3 08 /10 /octobre /2025 09:49
La liberté muselée en Russie...

On le sait : depuis des années, les élections en Russie sont étroitement encadrées et contrôlées de façon à favoriser le pouvoir en place...

"Alors que la liberté est chahutée aux Etats-Unis avec les interventions de Donald Trump, elle est carrément muselée en Russie.

Nouvelle illustration avec le sort réservé à l'un des derniers partis politiques libéraux, c'est à dire démocratiques du pays. Le parti Initiative civique a été définitivement dissous sur décision de la Cour suprême russe.

 

Ses dirigeants avaient fait appel d'une première décision de dissolution de juin dernier sur demande du ministère de la Justice. Initiative civique était notamment le parti de Boris Nadiejdine qui avait tenté de se présenter à la dernière présidentielle comme candidat anti-guerre et anti-Poutine avant d'être disqualifié par la commission électorale.


Initiative civique n'était ni très puissant, ni très implanté, mais son existence était manifestement insupportable pour le Kremlin qui a décidé de le liquider.

 

En une heure et demie d'audience,  devant une poignée de militants désabusés, la justice russe vient donc de liquider le parti politique qui avait tenté de présenter le seul vrai candidat d'opposition à la dernière présidentielle : Boris Nadiejdine avait suscité un véritable espoir chez les démocrates russes avant d'être disqualifié... son parti vient d'en payer le prix, estime son président, l'ancien ministre de Boris Eltsine, Andrei Netchaiev : 

"Malheureusement cette décision était prévisible, j'ai dit à la cour que c'était avant tout politique, nous sommes persécutés en raison de notre situation d'opposants. Le dernier événement en date, ces files d'attente pour venir apporter des signatures en faveur de notre candidat, Boris Nadiejdine a apparemment effrayé les autorités qui ont pris cette décision."

 

Ces dernières années, Initiative civique n'arrivait même plus à participer aux élections : ses candidats étaient, la plupart du temps, éliminés, disqualifiés, avant même les scrutins, par les commissions électorales, ce qui a permis au ministère de la justice de demander sa dissolution, parce qu'il ne présente pas de candidat... un engrenage kafkaïen symbolique du climat de la Russie de 2025.

 

Dans le camp des démocrates, il ne reste plus qu'un parti, survivant de l'ère Eltsine, très discret, parce que lui aussi dans le viseur du pouvoir..."

 

Source : 

5 minutes 33

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/le-hamas-expiera-en-enfer-s-il-rejette-le-plan-de-paix-pour-gaza-1937748

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