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20 avril 2025 7 20 /04 /avril /2025 12:04
Jolie balade printanière dans les Landes...

 

Danser sur les vagues de l'océan,  se jouer de ses rouleaux impétueux ! Marcher sur l'immensité des plages ! Sentir les embruns marins ! Que du bonheur !

 

 

Sans oublier une escapade à vélo du côté de Hossegor... pour admirer les élégants pins des Landes, le lac...

 

 

Une belle balade encore à Moliets-et-Maa pour découvrir de pittoresques maisons basques aux murs décorés de motifs géométriques, le Courant d'Huchet et sa réserve naturelle... la chapelle Saint Laurent de Maa en pleine nature !

 

 

Nichée dans la pinède, la Chapelle Saint Laurent offre un magnifique havre de paix… C'est là que s'élevait dès le XII° siècle une commanderie de Templiers qui abritait les pèlerins empruntant la voie du littoral pour se rendre à St Jacques de Compostelle. Quelle sérénité, quelle beauté simple dans ce lieu !

 

 

S'allonger sur le banc des Miracles à Messanges et rêver à un monde meilleur...

 

 

Rouler, glisser dans les vagues de l'océan grâce à un bodyboard ! S'unir à la nature dans une parfaite harmonie de mouvements ! 

 

 

Tous les plaisirs d'une balade printanière dans les Landes !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : Christelle

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18 avril 2025 5 18 /04 /avril /2025 11:34
A l'ombre bleue du figuier...

 

Une merveilleuse chanson interprétée par Jean Ferrat, ainsi qu'un bel hommage à la nature déjà présente dans le titre : A l'ombre bleue du figuier...

 

Une chanson sur le temps qui passe irrémédiablement... Pour souligner la fuite du temps, le verbe "passer" est réitéré à cinq reprises dans le refrain... employé au présent, puis au passé composé, il marque une fuite inéluctable... Le poète évoque une saison particulière qui les résume toutes : "Passent, passent les étés"... C'est la saison par excellence du bonheur, de l'épanouissement comme le suggère bien l'indication de lieu : "À l'ombre bleue du figuier", image de beauté, de réconfort.

C'est la saison où l'on peut plus intensément communier avec la nature symbolisée ici par l'ombre apaisante d'un figuier. C'est la saison sans doute qui marque le plus la fuite du temps, car elle est associée plus particulièrement à la nature qui, elle, est immuable.

Mais on perçoit un bonheur devant l'évocation de ce passé, une joie épicurienne bien restituée par ce cadre magnifique : A l'ombre bleue du figuier...

 

Dans le premier couplet, le poète s'exprime à la première personne : J'étais comme les bergers, Un chien fou sur les talons
J'étais comme les bergers, Moitié blé moitié chardon".

L'imparfait vient encore mettre en évidence le thème de la fuite du temps, signalant un passé révolu... comparé à un berger, le poète se présente encore comme proche de la nature, communiant avec elle... on retrouve là les attributs d'un berger : "un chien fou" qui l'accompagne, et une nature complice " Moitié blé, moitié chardon", qu'elle soit cultivée ou sauvage. On peut percevoir une sorte de bonheur à parler de la jeunesse dans l'évocation de ce "chien fou".

 

Ainsi, la nature occupe une place essentielle dans les chansons de Jean Ferrat. L'espoir est aussi un de ses thèmes de prédilection, et on le retrouve dans cette chanson avec la vision du jour qui se lève, l'aurore symbolisant un renouveau : on entrevoit un enthousiasme qui caractérise la jeunesse dans cette expression :

"Voyant se lever le jour, j'y croyais à chaque fois"

Et l'espoir est aussi un rêve d'amour partagé, nous dit le poète, et il donne tant de bonheurs au point de se voir comme un "prince", puis un "roi".

 

On retrouve la présence de la nature dans le couplet suivant ainsi que l'élan de la jeunesse symbolisé par cette belle image de l'ivresse des oiseaux qui donne une impression de liberté infinie :

"Ivre comme les oiseaux, J'étais poussé par le vent
Ivre comme les oiseaux, Je me suis cogné souvent"

Le vent, les oiseaux permettent d'atteindre un monde céleste, fait de bonheurs mais aussi d'incertitudes, de douleurs, comme le suggère le verbe "cogner".

Et le poète était alors à la recherche d'une lumière représentée par "une lampe", et d'un idéal qui peut être symbolisé par "un drapeau" :

Non sans humour, il évoque ses déboires : la perte de "quelques plumes", de quelques illusions sans doute, mais "j'ai gardé mon chapeau", dit-il, signifiant qu'il a su garder la tête droite, fidèle à ses idées.

 

Dans le dernier couplet, c'est le Ferrat chanteur qui est dépeint, un Ferrat pour qui l'amour est essentiel :

"A la bouche une chanson
Dans mon cœur un amour fou"

On perçoit aussi un rêve, un désir de laisser une empreinte dans la mémoire... Le poète imagine que, plus tard, son identité sera sujet de conversation ou de curiosité. Il imagine aussi un hommage empli de délicatesse avec la belle image de "roses-thé" lancées en son souvenir.

La chanson s'achève sur l'idée d'une paix intérieure, d'une complète sérénité, d'un destin accompli :

"Moi je dormirai tranquille
Heureux d'avoir pu chanter"

 

La mélodie pleine de tendresse restitue la douceur et le bonheur des souvenirs : si on perçoit un peu de nostalgie dans les paroles, la musique et la beauté des évocations de la nature nous font percevoir gaieté et enchantement.

 

Pour mémoire :

Cette chanson sortie en 1972 a été écrite par Michelle Senlis, la musique a été composée par Jean Ferrat.

 

Les paroles :

https://genius.com/Jean-ferrat-a-lombre-bleue-du-figuier-lyrics

 

 

 

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16 avril 2025 3 16 /04 /avril /2025 09:44
Le cauchemar de l'IA...

 

Eric Sadin, philosophe, spécialiste du monde numérique était l'invité d'Alain Finkielkraut, lors de l'émission Répliques du samedi 22 mars 2025, il nous met en garde contre l'avènement de l'intelligence artificielle : 

"Nous vivons un moment de gravité, d'une extrême gravité : peut-être commençons nous à le voir, et nous le verrons de plus en plus... et je dois relever que les premiers jours de décembre 2022, au lieu de nous interroger sur ce qui se jouait, c'est à dire ce tournant intellectuel et créatif, selon lequel des systèmes vont désormais assurer des tâches qui mobilisent jusque là nos facultés les plus fondamentales, au lieu de nous interroger sur la gravité, et de faire toute une série de séminaires, de chantiers de travail à toutes les échelles de la société, qu'est ce qui s'est passé ?

Les jours qui ont suivi, les semaines qui ont suivi, j'ai observé cela... Les gens ont sauté sur ces outils à pieds joints en disant : "Mais, c'est cool ! C'est cool, ChatGPT !"

Mais la première question : plutôt que de les utiliser comme ça de manière si impulsive et très irresponsable... la première question que nous aurions dû nous poser, la question la plus fondamentale, c'est la question qui va venir d'ici deux, trois ans. Et on commence à me dire qu'elle est déjà posée, cette question...

C'est celle qui va être posée par nos enfants et petits enfants, la voit-on cette question de nos enfants qui vont nous dire : "Papa, maman, mais pourquoi moi je vais à l'école ? Si des systèmes, sur une simple instruction de ma part, vont écrire, pourquoi ai-je besoin d'apprendre la grammaire, l'orthographe, les grands textes ?"

Déjà ils sont sur des écrans et sur TikTok du matin au soir, alors vous pensez que déjà si on est dans cet environnement, si des systèmes écrivent à notre place, ils ne vont pas se gêner...

Mais non ! Cette question, nous ne nous la sommes pas posée. Et pourquoi ?

Parce que l'utilitarisme qui est à l'oeuvre depuis un siècle et demi dans nos sociétés est tellement devenu la norme qu'il a fini par infiltrer nos cervelles très malades et très paresseuses... c'est à dire que chacun n'a vu que le midi de ses intérêts à sa porte sans voir l'étendue des conséquences civilisationnelles.

Et ces conséquences civilisationnelles sont gigantesques, et on le verra semaine après semaine, mois après mois et année après année...

Il y a une inertie. Nous n'arrivons pas à travailler à une bonne administration de la vitesse, parce qu'il y a une telle vitesse des développements technologiques qui sont mus par qui ? On en arrive à une représentation générale qui voudrait que les développements technologiques, en gros, c'est un projet de société. Mais nullement ! un projet de société, c'est contradictoire, c'est pluriel... A quoi a-t-on affaire ? A des personnes qui, au seul nom du profit, d'une vision du monde extrêmement réductionniste qui veut que les systèmes, à terme, vont mieux réaliser toute une série de tâches que nous réalisons tellement mal, vous et moi, n'est-ce pas, depuis la nuit des temps... ce monde de la tech, ce monde de l'industrie, il ne s'agit pas de dénoncer seulement leurs attitudes, il s'agit de voir l'éthos qui les anime : des ambitions et des intérêts privés. Cela s'impose, et que fait la société ?

La société est bien trop passive ou alors elle entérine les choses comme relevant de phénomènes quasi naturels.

Avec l'IA, c'est un pseudo langage, un langage nécrosé de la mort, un langage schématisé, statistique, mathématisé qui produit ce qui doit avoir lieu, c'est à dire l'opposé absolu de la façon dont nous, nous utilisons le langage, fondé sur l'association et l'indétermination alors que là c'est un langage probabiliste, c'est un langage de la mort qui advient ! Et il va devenir majoritaire et des gamins et des foules d'individus vont utiliser ces outils de la mort ! des outils du renoncement à nous-mêmes."

Eric Sadin dénonce aussi les usages d'encadrement de l' action humaine :" Il suffit d'aller dans un entrepôt Amazon de logistique, le e-commerce, voir comment il y a des modalités de management totalement inhumaines qui sont à l'oeuvre... des capteurs sous forme de smartphones et de tablettes dont sont équipés les manufacturiers et des systèmes d'IA qui interprètent leur localisation, leur niveau de performance et qui leur envoient des signaux pour aller chercher tel article dans telle armoire, pour les déposer à telle vitesse dans telle palette, réduisant ainsi des humains à des robots."

Pourtant, bien sûr, pour certains usages, Eric Sadin dit qu'il faut reconnaître les bienfaits de l'IA dans les domaines de la médecine, de la pharmacie, surtout, car remplacer des médecins par des machines c'est courir le risque de couper les liens sociaux, les contacts humains qui sont déjà détériorés.

 

 

 

Source :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/repliques/reves-et-cauchemars-de-l-intelligence-artificielle-8319338

 

 

 

Le cauchemar de l'IA...
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14 avril 2025 1 14 /04 /avril /2025 12:11
Trump : le miroir de ce qu'est devenue l'Amérique...

L'argent roi, c'est d'abord ce que représente l'Amérique, la puissance de l'argent y est colossale, et c'est une politique du profit que mène Donald Trump.

Aucun Américain n’a autant utilisé la politique pour augmenter sa richesse personnelle que Donald Trump. Et au vu des millions de personnes prêtes aujourd’hui à acheter quoi que ce soit qui porte sa marque quel qu’en soit le prix, y compris des actions, sa réputation vaut des milliards.

 Trump est déjà le président américain le plus riche de l’histoire. Sa fortune familiale, estimée à 4,3 milliards de dollars par "Fortune" – dont un patrimoine immobilier évalué à 1,1 milliard, contre 570 millions lors de son élection en 2016 – n’a rien de commun avec celle de ses prédécesseurs républicains.

 

On sait aussi le drame que constitue la violence armée aux USA... La plupart des Américains ou des membres de leur famille ont été confrontés à des incidents de violence armée.

En graciant 1 500 émeutiers, Trump a légitimé la violence du 6 janvier 2021... L'assaut du Capitole des États-Unis à Washington le 6 janvier 2021, dans le contexte des contestations des résultats de l'élection présidentielle américaine de 2020, a causé cinq morts dont celle d'un policier.

Cette émeute a été provoquée par Donald Trump, le président sortant récemment battu aux élections, qui rejetait le résultat des suffrages. Elle est considérée comme une tentative de coup d'État.

Des milliers de sympathisants radicaux du président sortant Donald Trump se réunissent alors à son invitation pour "sauver l'Amérique".

 

La violence de Trump s'exerce aussi dans le domaine commercial...

En représailles aux droits de 25 % sur l’acier et l’aluminium imposés par Washington, la Commission européenne a annoncé qu’elle allait taxer une série de produits américains, à partir du 1ᵉʳ avril, une riposte "forte mais proportionnée".

Nouvelle menace de Donald Trump. Il envisage de taxer lourdement, très lourdement l’alcool français et européen. Une taxe douanière de… 200 % ! Cette taxe pourrait s’appliquer sur le champagne et le vin exportés de France et d’Europe vers les États-Unis.

Et que dire de l'hybris du président lors de son second mandat ? Il veut faire main basse sur le Canada, le Groenland, le Panama... pas moins !

 

"Beaucoup d'Américains considèrent qu'il y a une sorte d'exceptionnalisme de leur pays, et que cet exceptionnalisme fait qu'en fait ils se suffisent à eux-mêmes.", rappelle Hélène Harter, historienne, spécialiste de l'Amérique du Nord.

Trump va dans ce sens avec sa politique de taxes douanières : le président américain caresse le rêve d’États-Unis vivant totalement coupés du monde, autosuffisants dans tous les domaines. 

Hélène Harter précise : "André Kaspi a une phrase qui résume tout : "Les Etats-Unis, c'est grand !" Une façon de dire qu'il y a tellement de richesses à l'intérieur qu'on n'a pas besoin des autres, le contact avec les autres, cela dénature, d'une certaine manière, l'expérience américaine qui serait faite d'une pureté, d'une différence, cette idée très américaine qu'on ne veut pas être les Européens."

Avec Trump, cela va encore plus loin : il veut même annexe le Canada, le Groenland, Panama !

 

Sources :

https://information.tv5monde.com/international/donald-trump-et-les-milliardaires-le-roi-dollar-est-de-retour-washington-2749170

 

https://www.lepoint.fr/economie/le-delire-isolationniste-de-donald-trump-11-04-2025-2587061_28.php#xtmc=etats-unis-autosuffisance&xtnp=1&xtcr=1

 

Trump : le miroir de ce qu'est devenue l'Amérique...
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13 avril 2025 7 13 /04 /avril /2025 12:29
Printemps rayonnant au bord de l'eau !

 

Les marronniers, le long du canal, se parent de panaches verdoyants : un foisonnement de feuilles s'empare des arbres...

 

 

Sur l'eau d'un bleu profond, des reflets de verdures dessinent des tableaux impressionnistes aux teintes éblouissantes !

 

 

Les arbres déploient leurs branches aux lourds rameaux de feuilles épanouies...

 

 

 

Près du jet d'eau, sous le soleil, resplendit une écharpe irisée de lumières...

 

 

Des arbres de Judée, en robe de printemps, s'habillent de teintes d'un rose vif... tandis que les micocouliers revêtent leur parure de feuilles légères, aériennes, traversées par des rayons solaires...

 

 

 

Sur l'eau, nuages, éclats de feuilles, soleil se mêlent encore dans de somptueux tableaux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 avril 2025 5 11 /04 /avril /2025 11:51
La musique comme un volcan !

 

Dans le cadre du 27ème Printemps des Poètes, et de son thème national "La Poésie Volcanique", Marc Simon nous a livré une conférence musicale mettant à l'honneur d’autres secousses telluriques… en musique ! TABULA RASA : chaque artiste novateur, inconnu ou célèbre, est au moins une fois amené à faire table nette, par un jaillissement créatif qui sonne comme un coup de tonnerre, et propose une version vierge du monde : Stravinsky avec son Sacre du Printemps, Sun Ra et son jazz cosmique, Beethoven avec sa 5ème Symphonie, les punks Sex Pistols… De Magma à Björk l’islandaise, Marc Simon nous a fait vivre quelques éruptions musicales, avec des découvertes étonnantes...

Marc Simon nous interprète d'abord une chanson qu'il a écrite et composée, complètement déjantée, rythmée par des percussions sur une poubelle...

La musique comme un volcan !

Une éruption, c'est d'abord une longue préparation sous la terre... et la musique de György Ligeti avec son morceau Artikulation nous fait entendre ce qu'en terme sommaire on peut nommer un "gargouillis" comme venu des entrailles de la terre... oui, ça gargouille... est-ce là le bruit du monde à sa naissance ?

 

Soudain, voici que surgit un son humain : il s'agit d'une voix féminine... une artiste islandaise Björk, une voix et un style très particuliers...

 

Puis, c'est le compositeur américain Harry Partch qui nous surprend de sa musique inouïe avec un morceau intitulé Même les chevaux sauvages... Une grande partie de sa musique était destinée à des instruments préparés qu'il fabriquait lui-même...

 

Et voici que répondent les Gamelans de Bali, des sons de cloches vifs... Le gamelan est composé essentiellement de percussions : gongs, cymbales, métallophones de différents types... De nombreux musiciens se côtoient, il n'y a pas de partition... La musique de gamelan est cyclique, liée au cosmos, et aux forces de la nature.

 

Soudain, Marc Simon nous fait écouter une musique étrange qui ressemble à celle du vent ! Il s'agit d'un rhombe que l'on fait tourner au bout d'une corde...Cet aérophone est sans doute un des plus anciens instruments connus (on a retrouvé des modèles vieux de 17 000 à 25 000 ans selon les sources en Dordogne ou en Amazonie). On le retrouve chez tous les peuples premiers.

 

Puis, c'est un Jour de Colère, Dies irae qui nous saisit, une composition de Krzysztof  Penderecki, un Polonais. Ce morceau ténébreux est dédié à la mémoire des victimes d'Auschwitz. Le texte alterne des extraits bibliques, des poèmes polonais, des extraits des Euménides d'Eschyle et une partie d'un poème de Louis Aragon.

 

Un jour, Beethoven était seul à son piano et une idée lui est venue : il compose alors la 5ème Symphonie, dite Symphonie du Destin... Le premier mouvement Allegro con brio est l'un des plus intenses de l'histoire de la musique.

 

"A ce morceau intense, je vous propose une réponse bien française...", enchaîne Marc Simon. Et on écoute cette chanson :

"On a fait toute une affaire
Des lutteurs, des catcheurs, des boxeurs, des tombeurs
Pour moi, ça, c'est de la petite bière
Tous ces mecs à biceps ne m'ont jamais fait peur
Leur soi-disant combat, c'est du chiqué
Ils passent leurs temps à s'caresser
Si y en a un dans la salle aujourd'hui
Qu'il vienne ici, il sera servi
C'est moi la môme catch-catch
Voyez mes gros biscoteaux, costauds
Avec ça j'ai l'air vache
Et une paire de pectoraux, taureau
J'ai une poigne de fer
Un cœur en acier
La gueule en or
Et les deux pieds nickelés
J'fais les pieds au mur
Comme un échalas
Le grand écart
Et je crache à quinze pas
Je bois du gros qui tache
C'est moi la môme catch-catch"

Une chanson percutante de Fréhel qui a eu une carrière étonnante : elle chantait dans les bars à 17 ans. Surnommée "la môme Pervenche" à ses débuts, elle devient Fréhel en hommage au cap Fréhel de ses racines bretonnes, avant de conquérir le Paris de la Belle Époque. Elle apparait au générique de nombreux films, dont le célèbre Pépé le Moko qui lui offre une scène d'anthologie avec Jean Gabin. Une artiste très éruptive...

 

Et voici le grand Igor : Igor Stravinski et son sacre du Printemps ! L'œuvre a été créée par les Ballets russes de Diaghilev et dirigée par Pierre Monteux au théâtre des Champs-Élysées à Paris, le 29 mai 1913. Elle a provoqué un scandale artistique célèbre... un vrai séisme dans le domaine musical !

 

De la Russie aux USA : voici la réponse de Little Richard... . Les vocalises émotives et innovantes de Richard et sa musique rythmique endiablée ont joué un rôle clé dans la formation d'autres genres musicaux populaires, notamment la soul et le funk. "Tutti Frutti" (1955), l'une des chansons phares de Richard , devint un succès immédiat.

 

Beverly Guitar Watkins était une guitariste de blues américaine. Sandra Pointer-Jones a écrit à son sujet : "Beverly Watkins est une experte en guitare pyrotechnique dont les attaques fulgurantes et explosives à la guitare sont devenues des légendes au sein de la communauté blues." 

 

 Jay Hawkins, lui, était le plus excentrique des chanteurs afro-américains. Il ne prenait rien au sérieux, surtout pas la mort. Quand il faisait son entrée en scène, c'était caché dans un cercueil. On connaît sa célèbre chanson : I Put a Spell On You...

"Je t'ai jeté un sort
Car tu es à moi.

Tu ferais mieux d'arrêter de faire ce que tu fais.
Je ne mens pas
Non, je ne mens pas..."

 

 

Béla Bartók fut un grand découvreur de musique : il a parcouru les campagnes de Roumanie, de Hongrie pour collecter chants et musiques. Pionnier de l’ethnomusicologie, il enregistrait sur le vif nombre de morceaux de musique folklorique d’Europe de l'Est et il s'en inspirait.

 

Merci à Marc Simon pour ce magnifique moment de découvertes de musiques et de chansons éruptives ! Ce fut aussi un merveilleux voyage à travers le monde : Islande, Etats-Unis, Bali, Pologne, Allemagne, France, Russie, Roumanie, Hongrie...

 

                       

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9 avril 2025 3 09 /04 /avril /2025 09:21
Il n'y a pas de langue morte...

Il convient de réhabiliter l'enseignement du latin, du grec qui sont des disciplines essentielles dans la formation intellectuelle...

Trop souvent, les parents considèrent sans intérêt pour leurs enfants d'apprendre une langue qui ne se pratique pas. C'est oublier toute la richesse de la culture de l'Antiquité : arts, littérature, poésie, histoire, philosophie, mythologie...

Une civilisation, une culture raffinées : voir naître la tragédie, la comédie, le théâtre en Grèce, voir apparaître la fable, l'histoire, l'épopée, un des tout premiers genres littéraires, lire Homère dans le texte, et tous les autres auteurs, Aristophane, Platon, Hérodote, lire les écrivains latins : Virgile, Catulle, Sénèque... c'est découvrir le creuset même de toute notre littérature.

 

C'est aussi façonner son cerveau, son intelligence par la pratique d'exercices comme la version, le thème...

Ces disciplines exigeantes réclament des efforts conséquents : elles sont donc particulièrement formatrices à l'heure où l'intelligence artificielle favorise et encourage la paresse.

 

Selon Raphaël Gaillard, "la culture laisse une trace en nous. 85 milliards de neurones dans notre cerveau, des millions de milliards de connexions... notre encéphale est une forme inachevée, et c'est la culture qui vient tenter, sans jamais d'ailleurs y parvenir, de la parachever... L'enjeu n'est pas ce que le cerveau stocke, mais la façon dont ce qu'il a momentanément stocké modifie son fonctionnement, sa forme.

Car ce que nous avons su un jour laisse son empreinte sur nous. Chacun de nos savoirs modifie nos réseaux cérébraux, et désormais ceux-ci fonctionneront différemment, quand bien même ce savoir n'est plus.

La matière cérébrale traversée par les savoirs en garde une trace indélébile... plus cette empreinte est précoce, plus elle est forte...

 

Ainsi tout apprentissage modifie notre cerveau, et cette transformation peut avoir toutes sortes de propriétés. Le paradigme le plus évident est celui des langues dites mortes. Elles sont qualifiées ainsi car n'étant plus parlées de nos jours. Et leur apprentissage s'étiole, les parents ne voyant pas l'intérêt que leur progéniture apprenne une langue qui ne se pratique pas.

Mais l'apprentissage du latin et du grec vaut tout d'abord par l'univers auquel il donne accès... une culture aussi puissante et raffinée pendant l'Antiquité... accéder à ce savoir par le labeur du déchiffrage d'un texte, la version latine, c'est pleinement prendre possession d'un savoir..."

Et Raphaël Gaillard ajoute : " J'affirme qu'un cerveau n'est plus le même ensuite... Contrairement à ce que l'expression consacrée laisse entendre, on ne perd jamais son latin : on le fait sien... Apprendre une langue... c'est donner une autre forme à son cerveau."


 Efforts, volonté, persévérance, concentration : le grec et le latin permettent une formation intellectuelle solide et de qualité.

 

Source :

 

https://www.babelio.com/livres/Gaillard-Lhomme-augmente/1589806

 

 

Il n'y a pas de langue morte...
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7 avril 2025 1 07 /04 /avril /2025 11:39
Trump : la spirale de la guerre commerciale...

 

"Au lendemain des annonces choc de Donald Trump, vendredi 4 avril, Pékin a adressé une réplique cinglante aux nouveaux droits de douane décidés par le président américain, plongeant les bourses du monde entier dans le rouge un deuxième jour de suite.


Il a fallu un peu plus de 24 heures à Pékin pour élaborer sa riposte cinglante aux nouveaux droits de douane américains annoncés par Donald Trump. À partir du 10 avril prochain, tous les produits américains qui rentreront en Chine se verront imposer une nouvelle taxe de 34%. Un chiffre strictement équivalent à celui annoncé la veille pour la Chine par le président américain.

Une annonce commentée par la télévision chinoise : 

"Cette décision américaine va à l'encontre du commerce international et nuit sérieusement aux droits légitimes et aux intérêts de la Chine..."


Conséquence de cette riposte, les bourses du monde entier ont plongé dans le rouge pour la deuxième journée consécutive, vendredi 4 avril. Les géants de la tech aux États-Unis sont les premiers touchés : rien que jeudi, Apple a perdu l'équivalent de 340 milliards de dollars, Amazon 190 milliards et Meta, ex-Facebook, 130 milliards.

À Paris, la bourse a connu sa pire journée depuis mars 2022.

" Quand Trump a pris la parole à 22 heures, le marché s'est fortement cassé la figure. Donc là on est vraiment sur un marché en totale déconfiture..." témoigne un trader.

Les traders sont sur les nerfs.

"On voit qu'il y a une agressivité, il y a une peur ambiante. Quand ça dévisse, ça dévisse extrêmement fort.", dit encore le trader.

 

La spirale de la guerre commerciale paraît bien enclenchée. Les dirigeants de la planète sont à l'unisson. "Tout le monde va y laisser des plumes", disent-ils, y compris la France.

"Dans le domaine agricole, dans le domaine viticole, dans le domaine des spiritueux, il y a des dizaines de milliers d'emplois qui sont menacés.", a déclaré François Bayrou.

Au milieu de cette tempête qu'il a lui-même déclenchée Donald Trump garde le cap :

"Aux nombreux investisseurs qui viennent aux Etats-Unis pour investir d'énormes sommes d'argent, mes politiques ne changeront jamais. C'est un super moment pour devenir riche !"

"L'argent, être riche", les maîtres mots de la politique de Donald Trump... mais la politique peut-elle se réduire à des questions d'argent ?

"Le président des Etats-Unis a été contredit immédiatement par le président de la Banque centrale américaine, qui parle lui-même d'un risque de déconvenue pour l'économie américaine."

 Plusieurs centaines de manifestations ont été organisées samedi partout aux Etats-Unis. Une riposte citoyenne face aux dérives du pouvoir trumpiste...

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/droits-de-douane/droits-de-douane-americains-l-onde-de-choc-se-propage-dans-le-monde_7170855.html

Trump : la spirale de la guerre commerciale...
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6 avril 2025 7 06 /04 /avril /2025 12:22
Le miracle du printemps...

 

Soudain, près des troncs et des branches noircies de l'hiver, des feuilles légères surgissent sur les marronniers...

 

 

Le ciel bleu rayonne devant ces teintes nouvelles de verts...

 

 

 

Dans l'eau du canal, les poissons semblent aussi fêter l'arrivée du printemps : ils dansent, frétillent, se déhanchent,  parcourus de reflets solaires...

 

 

 

Des fleurs dorées, d'autres bleutées attirent tous les regards...

 

 

Des envols éblouissants d'oiseaux éveillent des envies de liberté, d'évasion, de voyages...

 

 

 

Sur l'eau du canal, le soleil lance des pluies d'étoiles scintillantes...

 

 

 

 

Dans les jardins, les genêts d'Espagne répandent leurs éclats dorés et leur doux parfum de printemps...

 

 

 

Les nuits plus douces nous offrent encore des pluies d'étoiles flamboyantes !

 

 

 

 

 

 

 

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4 avril 2025 5 04 /04 /avril /2025 11:43
Mon pays était beau...

Encore une belle célébration du pays natal et de la vie rurale d'autrefois dans cette chanson de Jean Ferrat : Mon pays était beau... un titre et un texte empli de lyrisme, de nostalgie...

Le refrain qui ouvre la chanson oppose un passé fait de beauté, de simplicité, d'harmonie à un présent devenu invivable... L'imparfait suggère ce passé qui semblait immuable, éternel, alors que le présent vient rompre cette illusion...

L'harmonie qui régnait parvenait à rassembler "l'homme le cheval et le bois et l'outil" : l'humain, l'animal, l'arbre, l'objet étaient réunis, mis sur le même plan, comme unis par un lien indéfectible... L'homme et la nature ne pouvaient être dissociés, ils étaient intimement liés, comme le suggère bien l'énumération...

Mais de manière allusive, le poète évoque un "grand saccage" et fait ce constat amer :

 "Personne ne peut plus simplement vivre ici"

L'adverbe "simplement" est à prendre sans doute aussi dans son sens fort : avec simplicité... La vie simple a disparu, l'harmonie est rompue, sans doute en raison de la modernité qui s'est installée, qui a "saccagé" les paysages, fait fuir les gens...

Mais rien n'est dit explicitement : tout est suggéré...

L'évocation du présent se poursuit dans les vers suivants :

"Il pleut sur ce village
Aux ruelles obscures
Et rien d'autre ne bouge"

La pluie, l'obscurité, le vide, l'absence de mouvements, de vie restituent une ambiance faite de tristesse et de désolation... quoi de plus triste qu'un village abandonné ? On songe au roman de Giono : Regain... , Giono décrit lui aussi dans son oeuvre une harmonie, une véritable fusion de l'homme et de la nature. L'histoire est celle d'un village abandonné : Aubignane. Tous sont partis. Panturle se retrouve seul dans ce village de Haute-Provence battu par les vents au milieu d’une nature âpre et sauvage. 

 

Autre marque de désolation dans la chanson de Jean Ferrat : le silence qui règne dans ce village abandonné.

Et le poète en appelle à ce silence dans une apostrophe solennelle, avec des métaphores emplies de poésie :

"O silence
Tendre et déchirant violon
Gaie fanfare"

Associé paradoxalement à un instrument de musique, et à une fanfare, ce silence semble curieusement à la fois pénible et réconfortant... pénible car il marque une absence, une beauté disparue,  réconfortant parce qu'il permet un repli intérieur capable de préserver le souvenir de cette beauté passée essentielle...

Le poète en appelle même à ce silence comme une ultime protection, il devient un "grand manteau de nuit", il devient un refuge pour oublier la réalité présente trop déchirante... dans une vision onirique,il devient un oiseau aux "ailes géantes", magnifique image empruntée au monde de la nature et qui renvoie bien à cette "beauté sauvage" que regrette et désire le poète...

 

La mélodie douce restitue une harmonie et une mélancolie face à un monde qui semble perdu... elle se ralentit et devient plus triste encore lors de l'évocation du présent.

 

Pour mémoire : cette chanson sortie en 1980  a été écrite et composée par Jean Ferrat...

 

Les paroles :

https://genius.com/Jean-ferrat-mon-pays-etait-beau-lyrics

 


 

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