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6 novembre 2024 3 06 /11 /novembre /2024 10:32
La beauté donne du sens à nos vies...

 

Comment donner du sens à la vie ? Chacun a sa propre réponse, sans doute... mais c'est indéniablement la beauté qui nous environne qui peut donner du sens à nos vies...

La beauté de la nature, de l'art aussi qui s'inspire souvent de la nature, la peinture, la musique, la poésie, la littérature...

"Marcher dans la campagne, regarder les arbres, regarder la nature, c'est ce qu'il y a de plus beau, c'est la plus belle leçon de vie. Il faut qu'on réapprenne ça. C'est cela aussi le sens de nos vies... réapprendre la nature, la respecter, la regarder, la comprendre. C'est là où ça se passe." témoigne Valérie Perrin sur le plateau de l'émission La Grande Librairie.

 

"C'est tout à fait vrai. On est dans une époque assez curieuse où l'on parle beaucoup de nature et d'écologie, mais finalement on vit en permanence dans des bulles où les seules réalités naturelles, ce sont nos corps, ce sont les corps humains, ici et partout, dans chaque bureau, dans chaque espace de travail, on est très souvent dans le système...

Dans toute une série de lieux, la tendance de l'humanité est de s'insulariser, de constituer des îlots déconnectés de la nature, alors que la nature apaise complètement les angoisses sur le sens de la vie..." renchérit le philosophe Pascal Chabaud.

 

Regarder la nature, oui, c'est aussi la garder, la préserver, la révérer... et la retrouver dans toutes ses dimensions, à travers les différentes saisons... l'automne et ses couleurs flamboyantes, l'hiver et ses splendeurs de neige, le printemps et ses merveilleuses éclosions, l'été et ses paysages solaires...

"Quelle paix me procurent ces rencontres avec la beauté ! J'abandonne les buts et les résultats, je ne pense plus en termes de réussite ou d'échec. Le monde et moi faisons connaissance- "Enchanté ! De même".

Nul besoin d'intermédiaire ni d'écrans : le beau qu'il soit culturel ou naturel est l'une des dernières expériences immédiates que nous puissions faire." écrit Laurence Devillairs dans son ouvrage La splendeur du monde.

 

Comment ne pas souscrire à une telle déclaration ?

La nature est une source inépuisable d'émerveillements : il nous faut retrouver ce contact avec la nature, source de bonheurs et de bien-être...

Entourés d'images de synthèse, de photographies générées par l'IA, nous oublions trop souvent d'observer ce monde merveilleux de la nature.

On voit de plus en plus de gens qui marchent les yeux rivés sur leur portable, sans se préoccuper du monde qui les entoure... il est temps de lever les yeux et de redécouvrir la splendeur du monde !

 

 

Source :

 

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/saison-17/6591161-pascal-chabot-agnes-jaoui-marianne-chaillan-etienne-kern-valerie-perrin.html

 

Photos : rosemar et Christelle

La beauté donne du sens à nos vies...
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4 novembre 2024 1 04 /11 /novembre /2024 13:44
Se soigner aux USA : un parcours du combattant...

Les Etats-Unis : une des plus grandes puissances mondiales, et pourtant de nombreux habitants ont des difficultés pour se soigner...

"C'est un pays où le passage chez le médecin peut vous coûter l'équivalent de quatre pleins d'essence. Aux Etats-Unis, se rendre à l'hôpital, c'est parfois choisir de s'endetter.

Du Texas à l'Alabama, beaucoup d' Américains peinent à se soigner...

Victime d’un malaise cardiaque, Ronald, 41 ans, a passé quatre jours à l’hôpital, sans être assuré. Lui qui a toujours eu une santé de fer n'a pas d'assurance. Il a ensuite reçu plusieurs factures pour un total de plus de 36 000 dollars de frais médicaux.. facture du chirurgien, celle des deux infirmières qui se sont occupées de lui aux urgences... Il ne pouvait pas payer. Il a lancé une cagnotte en ligne et espère négocier un tarif à la baisse, car aux Etats-Unis on peut négocier ses factures de santé.

"Je vais leur dire : si vous divisez par deux, je pourrais rembourser un peu tous les mois et garder un peu de marge pour les soins suivants." déclare ce patient.

Comme lui, près d’un Américain sur deux déclare avoir des dettes médicales.

Dans l’Alabama, l’un des États les plus pauvres, se soigner est devenu un luxe que beaucoup d’habitants ne peuvent plus se payer.

"C'est très cher et il y a peu de médecins disponibles..." dit une femme.

"Les gens pauvres, comme moi, repoussent leur visite chez le docteur le plus longtemps possible", confie une autre femme. 

Et quand les patients ne se soignent plus, c'est le système de santé qui  vacille. À Thomasville, une zone rurale, un hôpital flambant neuf vient de fermer, il y a quelques semaines à peine. 

C'est un hôpital fantôme...

Le maire, Sheldon Day, s’est battu pendant des années pour faire ouvrir cet établissement privé, qui était l’un des mieux équipés de la région : scanner, IRM.

"Le hall était rempli de patients attendant d'être reçus, c'était le plus bel hôpital rural aux Etats-Unis." témoigne le maire.

Le Covid a coupé son élan, les médecins ont déserté, l'hôpital vivait au dessus de ses moyens. Les rentrées d’argent n’étaient plus suffisantes, de nombreux patients ne pouvant pas payer. 

Des hôpitaux criblés de dettes et un système au bord de l'effondrement...

 

Alors, certains cherchent donc à repenser le modèle. À Tuscaloosa (Alabama), une entreprise qui produit de l’aluminium a créé sa propre clinique, où les employés comme leur famille peuvent se soigner gratuitement.

"J'arrive à passer plus de temps avec les patients, à discuter avec eux et à les voir plus fréquemment.", témoigne un médecin.

Les salariés peuvent voir un généraliste sans rendez-vous, consulter un spécialiste ou récupérer leurs médicaments.

"On a aussi quatre laboratoires d'analyse et on fait tout sur place..." dit le directeur des ressources humaines.

La société dépense plus de 10 millions de dollars par an mais elle s'y retrouve, malgré tout.

"Quand les salariés ne se soignent pas, ils finissent par avoir une maladie très grave et très chère à couvrir, car ils n'ont pas reçu de soins depuis tellement d'années qu'il faudra une période de convalescence très longue. Avec cette clinique dans l'entreprise, on réussit à éviter ce genre de cas de figure." explique le directeur des ressources humaines.

 

De plus en plus d’entreprises choisissent ce modèle indépendant... Le signe d'un système de santé malade où se soigner est devenu un parcours du combattant."

 

La prévention : ce devrait être le maître mot d'un médecine efficace et utile pour tous...

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/presidentielle-americaine-a-la-rencontre-de-l-amerique-qui-peine-a-se-soigner_6863336.html

 

 

 

Se soigner aux USA : un parcours du combattant...
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3 novembre 2024 7 03 /11 /novembre /2024 13:14
L'arbre à pluie d'or...

 

Sur le boulevard, on ne voit que lui : l'arbre rayonne dans l'allée centrale avec ses teintes d'ocre flamboyantes près de branches obscures...

 

 

 

Des couleurs chaleureuses, lumineuses sous le soleil de l'automne... un bouquet solaire sur un ciel bleu d'azur...

 

 

 

Quelques feuilles vertes encore sont entrelacées avec des éclats de feuilles dorées éblouissantes...

 

 

 

 

Quelle splendeur automnale ! Le vert et l'ocre qui se mêlent dans une belle harmonie !

 

 

 

L'arbre se reflète aussi sur le miroir de l'eau... redoublement d'éclats dorés sur le boulevard !

 

 

 

 

Non loin de là, on admire encore le portail des Jardins de la Fontaine, la Tour Magne entourée de pins et de cyprès toujours verts...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 novembre 2024 5 01 /11 /novembre /2024 12:52
Andalucia mia pays d'amour !

 

Andalucia ! Ce nom n'est-il pas à lui tout seul empreint de charme, de poésie, d'exotisme ? Voyelle "a" redondante, réitérée à  trois reprises, son "ou" langoureux, sifflante "c" pleine de douceur... et c'est aussi un mot de cinq syllabes, ample, majestueux qui nous fait voyager vers d'autres contrées du sud...  l'Espagne...

Dès l'ouverture de cette chanson, le son des guitares et des castagnettes nous transporte en Espagne...

 

Un bel hommage au pays d'origine, un bel hommage à l'Andalousie avec cette chanson... car le poète semble évoquer ici sa terre natale en employant ce possessif : "Andalucía mía". Et l'on perçoit aussitôt un attachement profond à cette région.

Ce pays est, dès lors, naturellement associé à l'amour... avec quelques mots de ce champ lexical : "amour, coeur, baiser, lèvre..." un amour fidèle, éternel, comme le suggèrent ces indications de temps : "toujours, que de fois".

Le poète s'adresse aussi à sa terre natale, en employant la deuxième personne du singulier, une façon de la personnifier, et de la magnifier...

 

La description qui suit est élogieuse, faite de perceptions visuelle, olfactive, auditive particulièrement agréables et douces dans ces expressions "ton ciel en fleur, parfum léger de tes doux orangers, J’entends toujours Tous les refrains si fous."... de quoi combler de "bonheur" le  poète...

Les sonorités de fricative "f" contribuent aussi à cette impression d'infinie douceur...

Si bien que ce pays devient un paradis dans une apostrophe hyperbolique "Ô divin paradis".

 

Pourtant, ce paradis est jugé "frivole" par l'opinion commune, comme le montre la relative "que l'on dit frivole".

Mais, ce n'est là qu'une fausse réputation corrigée aussitôt dans les vers suivants :

"Tu m'as appris
Le prix d'une parole
Quand on jura chez moi
De s'aimer d'amour"

Le tutoiement familier traduit encore une complicité et le vocabulaire suggère une fidélité à toute épreuve.

Le refrain est de nouveau une déclaration d'amour réitérée :

"Andalucía mía
C'est pour toujours !
Andalucía mía
Pays d'amour !"

Le dernier couplet est une évocation des filles d'Andalousie : on les entend chanter des refrains qui sont magnifiquement  comparés à des "bijoux". Et le poète fait aussi l'éloge de leur baiser inoubliable :

"Et je frémis encore
Au baiser si fort
De leur lèvre qui mord !"

 

Cette chanson est ainsi une magnifique ode à la sensualité : tous les sens sont sollicités. L'amour du pays devient aussi au fil du texte l'amour des filles de ce pays...

La musique joyeuse, rythmée et douce à la fois restitue bien cette atmosphère sensuelle et voluptueuse...

 

Pour mémoire :

Cette chanson a été écrite par Raymond Vincy et Albert Willemetz, la musique composée par Francis Lopez. La mélodie est inspirée d'une pièce symphonique connue : Andaluza du compositeur : Enrique Granados.

 

Les paroles :


https://greatsong.net/PAROLES-LUIS-MARIANO,ANDALOUSIE,107597786.html

 

 

 

 

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30 octobre 2024 3 30 /10 /octobre /2024 10:35
Las Vegas ou l'effondrement du rêve américain...

"C'est la ville de l'opulence au milieu du désert : La Vegas... sa démesure attire des millions de touristes chaque année. Folklore, strass et paillettes d'une Amérique fortunée... C'est la face visible, celle qu'on nous montre : celle d'une ville entière tournée vers le luxe.

Mais on oublie la face cachée : il y a tous ceux qui peinent à se nourrir et à se loger...

Las Vegas ou l'Amérique à deux vitesses...

Taylor Patterson est chauffeur de limousine depuis 10 ans. Il connaît les moindres recoins du boulevard principal, le coeur battant de la ville. Il y a déposé toutes les stars ou presque.

"Alors, comment vont les affaires en ce moment à Las Vegas ?" interroge une journaliste.

"ça va, j'ai plein de réservations." répond le chauffeur.

Mais tout n'est pas aussi flamboyant qu'avant... depuis le Covid, il travaille plus pour gagner le même salaire. Les prix ont explosé partout, notamment à la pompe.

"J'avais l'habitude de dépenser 2000 dollars par mois d'essence, maintenant je paye 3500 dollars. Je suis obligé de travailler tout le temps et je n'ai guère le temps de voir mes enfants." témoigne ce chauffeur.

 

Le coût de la vie est devenu un thème central de la campagne pour l'élection présidentielle.

Au petit matin, La Vegas dévoile un tout autre visage : celui que l'on ne voit jamais dans les publicités, loin du bling-bling... la misère.

A quelques kilomètres seulement de l'artère principale de La Vegas, le long des routes, on découvre des dizaines de sans-abris... épuisés, piégés par les promesses d'une ville devenue à leurs yeux un simple décor de fête pour les touristes.

Ils sont de plus en plus nombreux à pousser la porte de la banque alimentaire. La hausse record de l'inflation, 20% depuis quatre ans, n'a épargné personne.

"J'ai 15 dollars d'aide par semaine pour manger, je ne peux rien acheter avec ça, j'ai 74 ans, c'est très difficile, et j'ai travaillé toute ma vie", témoigne une Américaine.

"C'est devenu difficile y compris pour la classe moyenne, de nombreuses personnes perdent leur travail. Quand on parle de Las Vegas, on met toujours l'accent sur le glamour, les paillettes, les hôtels. J'ai l'impression que nous qui vivons ici, on est mis de côté." explique un pasteur.

A La Vegas, il y a aussi une autre crise qui touche de plein fouet les habitants.

Dans une banlieue, 20 à 30% des logements sont vides et les maisons ne trouvent pas preneurs. Le marché de l'immobilier s'effondre. Les maisons sont devenues hors de prix, malgré l'offre, beaucoup ne peuvent plus acheter.

Le Nevada est l'un des sept états clés où va se jouer le scrutin, où l'économie vacille, les préoccupations sont grandes... un restaurateur mexicain a fait fortune en venant à Las Vegas, il y a 40 ans. Face à la flambée des prix, il ne lui reste plus beaucoup d'options. Il est à la tête de 5 restaurants, si la situation n'évolue pas, il devra en fermer trois.

En août dernier, il a accueilli Donald Trump dans son restaurant, il a tout de suite été séduit.

"C'est quelqu'un d'intelligent, il sait ce qu'il y a de mieux pour le pays, parce que c'est un homme d'affaires." dit ce restaurateur.

En repartant, Trump a même fait une proposition : finies les taxes sur les pourboires. L'annonce a fait mouche.

Dans cet état, les démocrates ont remporté les quatre dernières élections mais les récents sondages montrent que leur popularité a chuté, précisément à cause des problèmes économiques.

"Je ne vais pas voter pour cet homme fou", dit cependant une Américaine.

"Je pense que Kamala Harris peut faire la différence. Je ne pense pas qu'on aille vers une récession, on va remonter la pente." déclare une autre.

"Donald Trump n'a pas eu à gérer la pandémie, c'est pour ça que tout a augmenté, tout le pays s'est arrêté pendant des mois.", dit un autre.

Deux piliers du rêve américain : la réussite financière et l'accès à la propriété se sont affaissés à Las Vegas, laissant beaucoup d'habitants errer vers un avenir encore plus incertain..."

 

Et que dire de la situation à San Francisco ? Alain Damasio en fait une description saisissante dans son ouvrage Vallée du Silicium :

"A Tenderloin, quartier le plus pauvre de San Francisco, à deux blocs du siège de Twitter, à touche-touche de la richesse la plus brutale, la folie est partout -liquide, tranquille, visqueuse- elle coule à travers les rues et arpente la place des Nations-Unies. Elle coagule plus loin au bord des trottoirs, contre une poubelle ou sur un banc... La réputation libérale de la ville (de gauche, donc, dans la classification américaine) en a fait un aimant à SDF, que les deux années de covid ont encore renforcé.

En France, nous avons évidemment des sans-abris. Ici, nous sommes au stade supérieur, non seulement parce qu’ils sont beaucoup plus nombreux et hantent le centre ville, mais surtout parce qu’ils sont beaucoup plus atteints et détruits.  En les regardant, surgit l'intuition : c'est de là qu'est venue la prégnance des zombies dans l'imaginaire américain- leur regard de vitre, leur démarche à disloque, leurs plaies, leurs bras mutilés...

Au dernier décompte des ultrariches, la Silicon Valley toute proche abrite pourtant 78 milliardaires. Et alors ? Alors, 1% de la richesse d'un seul de ces milliardaires suffirait sans doute à soigner ces sans-abris, ces psychotiques laissés à eux-mêmes et ces drogués que les dealers fabriquent. Une infime miette de cette fortune incompréhensible suffirait à rémunérer une action sociale de long terme digne de ce nom...

Comment peut-on adosser, accoler presque, la richesse la plus obscène à la pauvreté la plus féroce ?

Comment pouvons-nous accepter cette juxtaposition ?"

 

Les Etats-Unis sont-ils devenus le royaume des inégalités ?

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/derriere-les-paillettes-la-face-cachee-de-las-vegas_6855797.html

 

Alain Damasio : Vallée du Silicium

 

Las Vegas ou l'effondrement du rêve américain...
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28 octobre 2024 1 28 /10 /octobre /2024 13:34
"Le discours sur le travail est souvent un discours porté par quelques privilégiés..."

 

"Il faut le dire aux Français, il va falloir travailler davantage [...] pour payer notre système social et notre service public", déclarait dimanche 13 octobre Gérald Darmanin, ancien ministre de l’Intérieur, sur France 2. L’actuel député du Nord ne cesse de marteler que la France est le pays dans lequel nous "travaillons le moins en Europe, malgré la réforme des retraites que nous avons faite"...

Un refrain qui revient sans arrêt : les Français ne travaillent pas assez, moins que leurs voisins européens...

Mais qui peut le croire quand on connaît les difficultés que rencontrent les soignants, les enseignants, les caissières de supermarché, les éboueurs, les maçons, et tant d'autres salariés ?

 

Paul Magnette est un universitaire et un homme politique belge francophone membre du Parti socialiste, invité de l'émission CCe soir, il a fait cette mise au point salutaire :

"Ce qui m'a toujours frappé, c'est que la plupart des gens qui disent qu'il faut travailler plus sont des gens qui n'ont jamais travaillé dans des conditions difficiles, qui ont un travail épanouissant, qui ont fait de belles études, qui ont un beau salaire et qui expliquent aux autres qu'ils devraient travailler plus...

 

Le plus triste dans la fermeture de la parenthèse du Covid, c'est que ce que l'on a découvert sous le covid, c'est que tous ces métiers qu'on a soudainement appelés essentiels, ce sont justement ceux qui ne peuvent pas télétravailler, tous les métiers essentiels, ce sont des gens qui produisent et distribuent notre alimentation, qui construisent, qui entretiennent nos habitations, qui élèvent nos enfants, qui soignent nos malades, qui s'occupent des personnes dépendantes, qui entretiennent l'espace public, qui assurent l'ordre public... tous ces métiers là, et cela fait une grande partie du monde du travail, n'ont pas la possibilité de télétravailler.

 

Et la plupart du temps, ce sont aussi les métiers qui sont le moins bien payés, les moins bien considérés, qui ont des conditions de travail les plus difficiles, qui sont plus souvent occupés par des femmes que par des hommes, en tout cas pour ce qui concerne l'entretien des bâtiments, les soins à la personne, plus souvent occupés par des gens d'origine étrangère, plus souvent occupés par des gens qui viennent de milieux sociaux défavorisés.

 

Alors que, sous le Covid, on a pris conscience de ça, tout d'un coup, on s'est mis à applaudir le personnel soignant, on s'est mis à envoyer des fleurs et des dessins aux éboueurs, donc on s'est dit : "Tiens, oui, c'est vrai, il y a des métiers qui sont vraiment essentiels, qui font tenir la société", et pourtant, ce sont ces métiers là qui sont les moins bien considérés et les moins bien rémunérés, et quelques années après, eh bien, rien n'a changé, hélas, et même les choses ont tendance à se détériorer.

 

Cela montre donc que le discours sur le travail, c'est un discours qui est porté par quelques privilégiés qui pensent à leur propre situation, et on parle beaucoup de grande démission, d'épidémie de flemme, de télétravail, mais la moitié des gens qui ont ces métiers essentiels ne sont pas concernés par ces questions là, mais les questions qui les concernent, elles accèdent très difficilement au débat public."

 

Paul Magnette rappelle ensuite l'explosion des maladies professionnelles : "les burn-out, les troubles musculosquelettiques, les maux de tête, les insomnies... les troubles liés au travail sont en pleine explosion, et c'est là un sujet qui n'est pas non plus au centre du débat public. C'est un drame pour les personnes qui en souffrent, c'est un drame pour les entreprises, et c'est un drame pour la collectivité, parce que tout cela est payé par la Sécurité Sociale. Et la réduction du temps de travail a justement des effets positifs, de ce point de vue..."

 

 

Source : à 11 minutes, 53 secondes et à 24 minutes 20 secondes

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/saison-5/6572687-travail-vers-un-retour-en-arriere.html

 

En complément, cet autre article :

 

http://rosemar.over-blog.com/2023/04/le-mot-travail-recouvre-des-realites-tres-differentes.html

 

 

"Le discours sur le travail est souvent un discours porté par quelques privilégiés..."
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27 octobre 2024 7 27 /10 /octobre /2024 13:22
Un bouquet de lumières !

 

Sur l'avenue, soudain un bouquet de lumières ! Un arbre s'empare du soleil de l'automne et nous offre un spectacle éblouissant !

 

 

 

 

De près, on admire des couleurs d'ocres, de rouille, de brun brûlé, de verts... Les feuilles déploient une féerie de couleurs contrastées...

 

 

 

De loin, l'arbre irradie, il illumine l'avenue de ses éclats dorés...

 

 

 

L'arbre aux oiseaux devient arbre de lumières !

 

 

 

 

Le long du canal, les grands platanes vibrent aussi d'éclats sur les ondes... tandis que des nuées légères, vaporeuses dessinent leurs contours ondoyants sur l'eau...

 

 

 

Merveilleux spectacles de l'automne !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 octobre 2024 5 25 /10 /octobre /2024 12:12
La Belle de Cadix a des yeux de velours...

 

Une chanson qui évoque une femme fatale : comme souvent, elle n'est pas vraiment décrite mais représente un idéal de beauté. Elle n'est pas nommée, elle est seulement désignée par une périphrase : "la Belle de Cadix", avec un article défini, donc forcément la plus belle...

 

Seuls ses yeux, son sourire sont soulignés et mis en valeur : des "yeux de velours, des yeux langoureux, ses jolis yeux noirs, son sourire". La jeune femme est aussi associée à l'amour... et l'auditeur est pris à témoin avec l'emploi de la deuxième personne du pluriel : "La Belle de Cadix vous invite à l'amour".

Une scène est alors esquissée : la danse de la Belle dans une "posada", une auberge, dès lors les cavaliers s'empressent pour la voir danser, et "viennent tenter leur chance." Les pluriels "les caballeros, les hidalgos" suggèrent une foule venue pour courtiser la jolie jeune fille.

 

Mais le commentaire qui suit ne laisse aucun espoir à tous ces prétendants : "La Belle de Cadix ne veut pas d'un amant !"

 

Le thème de la femme fatale est de nouveau exploité dans le couplet suivant... on voit la jeune femme entourée de "beaucoup d'amoureux". Deux d'entre eux sont nommés et évoqués : "Juanito de Cristobal", et "Pedro le matador"... deux hommes prêts à tout pour conquérir la belle, l'un serait prêt à "tuer un rival", et l'autre à "donner sa fortune" pour l'amour de la Belle.

Ainsi la femme fatale est souvent associée au malheur, à la mort, à la déchéance...

 

Sauf que la Belle de Cadix, elle, n'a jamais eu d'amant ! Elle n'est donc pas vraiment une séductrice comme l'archétype de la femme fatale...

 

Dans le couplet suivant, on assiste au départ de la Belle, après une folle nuit de danse : on la voit danser "Dans le monde et le bruit Toutes les seguidillas" !

Dès lors, qui pourrait penser que la jeune femme "a pris le chemin Qui mène à  Santa Filla" ? Qui pourrait penser qu'elle "est entrée au couvent" ?

C'est pourtant la chute surprenante de cette chanson... une chute qui laisse ses amoureux désarçonnés et déconfits... ce que l'on perçoit dans les cris joyeux du refrain qui se ralentissent à la fin de la chanson...

 

La mélodie joyeuse, rythmée nous invite à visualiser la danse de la Belle, et les prétendants qui l'entourent et la courtisent avec ferveur...

 

Pour mémoire : La musique a été composée par Francis Lopez, les paroles écrites par Maurice Vandair.

"La Belle de Cadix" est aussi une opérette : c'est la première opérette à connaître un grand succès dans l'immédiat après-guerre. Elle est créée à la va-vite fin décembre 1945, et restera à l'affiche pendant 2 ans. Elle renouvelle un peu le genre de l'opérette d'avant-guerre, avec ce côté exotique à la mode dans les années 1950.

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/luis-mariano/paroles-la-belle-de-cadix

 

 

 

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23 octobre 2024 3 23 /10 /octobre /2024 09:38
Des tablettes de chocolat sous antivol !

Des tablettes de chocolat protégées par des systèmes antivol : on peine à le croire, et pourtant, à Marseille, ce procédé est utilisé pour lutter contre les vols à l'étalage dans un supermarché.

 

"A Marseille, ces tablettes de chocolat sous antivol suscitent l'incompréhension...

À Marseille, Monoprix a décidé d'expérimenter les tablettes de chocolat verrouillées. Le distributeur suit de près l'évolution des chiffres sur le vol à étalage.
Dans un boîtier en plastique verrouillé, une simple tablette de chocolat. Un article qui coûte moins de cinq euros... protégé comme un produit de luxe ! Ces antivols sont en place depuis quelques jours dans un supermarché Monoprix de Marseille (Bouches-du-Rhône).

Ces dispositifs de sécurité sont habituellement réservés aux produits plus coûteux, ce qui suscite la surprise des clients.

"Des chocolats sous scellés, comme les jeux-vidéos à l'époque...", dit une cliente.

"ça choque, ça choque complètement, il faudrait peut-être envisager d'autres solutions que de mettre des antivols sur des produits alimentaires.", dit une autre.

"On chaparde beaucoup, à Marseille. Je peux comprendre mais je trouve que c'est tout à fait dommage." déclare une autre cliente.

"L'antivol coûte plus que la valeur du produit, c'est incohérent !" souligne un homme.

Monoprix explique réaliser un test dans un seul de ses magasins qui connaît une recrudescence des vols de tablettes de chocolat, un préjudice évalué à 500 euros par mois. 

"C'est une des mesures que nous essayons pour lutter contre les vols, même si nous comprenons que des clients soient interloqués...", déclare un porte-parole de Monoprix.

Des initiatives similaires ont été mises en place à l'étranger, comme des alarmes antivol sur du fromage ou du beurre en Angleterre, et des bidons de lessives protégés par des chaînes aux États-Unis.

 

Pour un expert en consommation, Olivier Dauvers, "l'apparition d'antivols sur des produits de base est significative, ça traduit deux choses : le développement du vol d'une manière générale dans le commerce, et le développement des tentations et on voit bien que le niveau de tentation baisse sur des produits qui avant, valaient 20 ou 30 euros, maintenant ce sont des produits de quelques euros, ça suffit pour déclencher la tentation."

En France, les vols à l'étalage sont en hausse, ils ont augmenté de 14 % sur l'année 2022."

 

Mais peut-on s'en étonner ? Face à la baisse du pouvoir d'achat, face à l'inflation qui touche de nombreux produits, les Français les plus pauvres sont tentés de se laisser aller à ces larcins...

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/consommation-a-marseille-des-tablettes-de-chocolat-sous-antivol-suscitent-l-incomprehension_6835916.html

 

 

 

 

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21 octobre 2024 1 21 /10 /octobre /2024 12:00
L'eau devenue une arme de guerre à Gaza...

"L'OMS  a appelé à cesser les attaques contre les établissements de santé au Liban, alors que la situation humanitaire est de plus en plus difficile. A Gaza, elle est catastrophique, selon l'ONU.

La question de l'eau est particulièrement préoccupante : Israël a cessé de fournir de l'eau au territoire après les attaques du 7 octobre. Depuis, certaines infrastructures ont également été détruites.

C'est la ruée vers l'eau, devenue en 12 mois de conflit une denrée rare, extrêmement rare à Gaza. A peine 4 litres par jour et par personne pour boire, se laver, cuisiner... C'est vingt fois moins qu'il y a un an...

Des journalistes ont analysé des centaines de vidéos, scruté des images satellites : l'eau est devenue une arme de guerre à Gaza.

Avant le 7 octobre, 13% de l'eau de ce territoire palestinien arrivaient d'Israël par les canaux de Mekorot. Le 9 octobre 2023, le siège est lancé, l'un des premiers actes de guerre est de fermer ces canaux.

"Nous imposons un siège complet à Gaza, plus d'eau, plus d'électricité, plus de nourriture, ni de fuel, tout est fermé", dit alors Yoav Gallant, le ministre israélien de la défense.

Tout repose donc sur les installations de Gaza.

Les journalistes ont recensé 558 pompes d'eaux usées : usines de dessalement, puits,  réservoirs, à Gaza, avant la guerre.

69% ne sont plus opérationnels, endommagés ou même totalement détruits... du ciel, certains étaient facilement identifiables : par exemple, Water plant, usine d'eau inscrit sur le toit d'un bâtiment.

Le 16 novembre 2023, les satellites montrent un épais nuage noir qui s'en échappe. Résultat : le lendemain, un cratère de bombes a fait disparaître les mots.

Sur les dizaines d'images aériennes analysées par les journalistes, il est souvent difficile de savoir si ces infrastructures ont été intentionnellement visées par l'armée israélienne ou si ce sont des dommages collatéraux des combats avec le Hamas.

Mais parfois, il n'y a aucun doute : on montre le plus grand réservoir de Rafah ou plutôt ce qu'il en reste... Il permettait d'alimenter en eau toute une zone : 50 000 habitants et de nombreux déplacés.

Les journalistes ont retrouvé une vidéo postée le 27 juillet 2024 : on y voit des soldats israéliens placer des explosifs sur les installations hydrauliques.

En commentaire, il est écrit en hébreu : "Destruction du réservoir d'eau de Tel Sultan, en l'honneur du shabbat."

Sur une seconde vidéo, le site explose.

Les journalistes sont remontés jusqu'au profil de l'homme qui a filmé et posté ces images : sur plusieurs photos qu'il publie, il est en uniforme avec des collègues. On voit son insigne : c'est bien un soldat israélien de la 401ème brigade du corps blindé. Son régiment était déployé à Rafah, à ce moment-là.

Selon les autorités israéliennes, c'est le commandant de la brigade qui a donné cet ordre, sans accord préalable de ses supérieurs...

Une enquête a été ouverte.

Pour son eau potable, Gaza dépend en grande partie de trois usines de dessalement : aujourd'hui, seule celle du sud fonctionne très partiellement, faute d'électricité. Celle du nord était quasiment flambant neuve... la construction avait été achevée en 2019 avec des fonds du Koweït.

Le premier novembre 2023, l'usine semble quasiment intacte, seul un cratère est visible juste à côté. A moins de 200 mètres, l'armée israélienne a pris position, on aperçoit des dizaines de chars alignés.

A mi-chemin, les journalistes ont géolocalisé une vidéo : elle a été publiée le 7 novembre par le Hamas et prouve que les combats ont été âpres dans la zone. 14 jours plus tard, les puits qui récupéraient l'eau de mer sont complètement détruits, le bâtiment est largement endommagé, et des traces d'engins sont visibles.

Les journalistes ont retrouvé les images de l'intérieur : c'est dévasté.

Selon les ingénieurs, le montant des dégâts s'élève à plus de 6 millions de dollars. A ce stade, l'armée israélienne n'a pas fourni d'explications sur cette destruction. Pourtant, cette usine comme beaucoup d'installations hydrauliques stratégiques de Gaza, était censée être démilitarisée, c'est à dire que leur localisation a été transmise à Israël via l'ONU pour être laissée hors du conflit.

Le 15 décembre 2023, un autre point à été ajouté à cette liste humanitaire : un entrepôt géré par la Compagnie des eaux palestiniennes et par l'UNICEF : il a pourtant été touché par une frappe le 21 janvier 2024. Selon, Israël, l'entrepôt lui-même n'était pas ciblé mais des terroristes du Hamas se cachaient aux alentours. Quatre personnes sont mortes, des tonnes de matériaux destinées à réparer les infrastructures hydrauliques ont été détruites...

 

Et pourtant, les besoins sont immenses, des centaines de kilomètres de canalisations sont détruites... partout, des mares stagnantes et les eaux usées ne sont plus traitées, les 7 stations d'épuration de Gaza sont hors service. Faute de pouvoir les traiter, les eaux usées sont parfois rejetées en mer d'abord en petites quantités, puis un mois plus tard,  une vague de pollution entache la Méditerranée.

Selon, l'ONU, cette situation serait à l'origine de nombreuses maladies de peau à Gaza, et le virus de la polio disparu depuis 25 ans a été détecté dans ces eaux usées. Devant le risque majeur d'épidémie, Israël promet de raccorder au réseau électrique certaines installations hydrauliques et d'acheminer du matériel pour lancer des réparations..."

 

Un rappel :  le siège total de la bande de Gaza par Israël est "interdit" par le droit international humanitaire. Ce sont les personnes les plus fragiles, des civils qui en subissent les conséquences désastreuses. L'eau est une ressource vitale. Aucun être vivant sur la planète ne peut survivre sans elle. Quand cessera cette folie meurtrière ?

 

 

 

Source : à 34 minutes, 37 secondes

https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-mercredi-16-octobre-2024_6802504.html

 

 

 

 

L'eau devenue une arme de guerre à Gaza...
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