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2 octobre 2024 3 02 /10 /octobre /2024 09:50
ça scrolle !

 

Devant le lycée, à l'arrêt du bus, je vois régulièrement des élèves, les yeux rivés sur leur portable, comme happés par ce monde virtuel... j'en vois aussi certains qui marchent dans la rue, le portable en main, absorbés par les images, les vidéos, comme si le monde extérieur n'existait pas...

ça scrolle !

 

"Une nouvelle recette de cuisine, une tenue tendance, des images irrésistibles, des vidéos courtes inondent les réseaux sociaux... on les fait défiler : "scroller" en anglais.

Elles captivent tellement qu'on ne voit plus le temps passer... à tel point que, pour certains, c'est devenu une vraie dépendance.

Le scrolling s'est invité dans la vie des gens, devenant une addiction pour les jeunes mais pas seulement. Comment réagir ?


 "Je passe en tout 18 heures et 48 minutes par jour sur mon téléphone", confie une jeune femme.

"Moi, c'est 4 heures, 42..." dit une autre. "Sur YouTube, Instagram et TikTok."

Trois Français sur quatre utiliseraient les réseaux sociaux et cette habitude s'invite jusque dans le quotidien des familles. Parfois, les discussions se font smartphone à la main, quitte à être interrompues.

 

"Je vois une vidéo qui m'intéresse, je scrolle, je scrolle, et voilà c'est une boucle, et puis après, on reprend la discussion avec ma mère et je reçois une notification, donc, je rescrolle... en fait, c'est vraiment infini.", témoigne une jeune fille.

Sa mère en fait autant quand elle regarde un film.

"Je crois que je ne sais plus regarder la télé sans scroller en même temps, je scrolle systématiquement, je pense qu'on perd en capacité de concentration", déclare la mère,  Elodie Laloum, attachée de presse, qui songe vraiment à consulter.

 

Une dépendance de plus en plus fréquente...
Maxime a attendu 5 ans pour pousser les portes d'un hôpital en région parisienne. À 22 ans, le jeune homme a décidé de se prendre en main : jeux en ligne, vidéos, réseaux sociaux, il  consacrait jusqu'à 12 heures par jour aux écrans.

"Je me suis complètement isolé depuis quelques années" témoigne le jeune homme.

Isolement, perte de sommeil, de concentration... le jeune homme ne travaille plus.

"Aujourd'hui, je ne suis plus maître de ma journée, c'est à dire que je ne peux pas passer une journée sans passer au moins deux trois heures sur les écrans. Sinon, je me sens anxieux et un peu angoissé", dit ce jeune garçon.

 

Les écrans : une drogue à part entière selon une addictologue.

Selon Caroline Cros, cheffe d'unité d'addictologie pour adolescents et jeunes adultes, "il y a une excitation, une stimulation, et au final vous avez le même plaisir (...) que pour d'autres consommations ou pour d'autres drogues : la libération de la dopamine ".

Depuis près de 5 ans, en plus des addictions classiques aux psychotropes et aux drogues, la dépendance aux écrans est de plus en plus fréquente.

Amine Benyamina, chef du service de psychiatrie et d'addictologie à l'hôpital Paul-Brousse (AP-HP), indique que sur les 14 jeunes patients admis à l'hôpital de jour, "au moins quatre consomment de l'écran, et ça grandit de plus en plus".

 

Un danger pour les uns, une opportunité pour les autres...

Le temps passé sur une vidéo permet à la plateforme de capter nos goûts et nos envies via un algorithme, créant un cercle vicieux."

 

 

Source :
 

https://www.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/sante-les-ecrans-une-addiction-qui-touche-toutes-les-generations_6809005.html

 

 

 

ça scrolle !
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30 septembre 2024 1 30 /09 /septembre /2024 12:54
Après le scandale des EHPAD, voici celui des crèches privées...

Après le scandale des EHPAD, voici celui des crèches privées... après le business de la vieillesse, voici celui de la petite enfance... c'est ignoble, indigne d'une société dite civilisée. Une société du fric, une civilisation du veau d'or.

Maltraitances, dysfonctionnements, abus dans des crèches : on retrouve comme dans les EHPAD les ravages de la privatisation et de la financiarisation à outrance dans ce secteur, en l’occurrence celui de la petite enfance. La rentabilité encore et toujours dans les métiers du soin...

Et dans certaines cliniques privées, ce n'est pas mieux : les patients sont mal accueillis, traités comme un bétail.

Et que dire de l'école ? Un métier grignoté et malmené par la logique de ce monde marchand...  Depuis des années, on voit se profiler cette façon de gérer les établissements scolaires : les profs sont mis sans cesse en concurrence, sur le modèle des entreprises.

Concurrence entre les disciplines, concurrence entre les options, concurrence entre les enseignants... Ce qui crée une très mauvaise ambiance : pour bien fonctionner, les équipes doivent être soudées et solidaires.

 

"C'est au sein d’une crèche lyonnaise People & Baby qu’un drame s’est produit en juin 2022. Une fillette de 11 mois est morte par empoisonnement après qu'une salariée, excédée par les pleurs, l'a forcée à ingérer un produit caustique, un déboucheur ménager. L'affaire avait fait grand bruit à l'époque, et avait été le point de départ d'une enquête de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), mandatée par le ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, Jean-Christophe Combe. Soit le prédécesseur d'Aurore Bergé."

Si trois semaines après la mort de l’enfant, le groupe People & Baby a préféré parler d’un drame isolé, plutôt que remettre en question les conditions de travail des professionnels au sein de ses établissements, la réalité semble toute autre, d’après les éléments rassemblés par Victor Castanet dans son livre Les Ogres.

Pour ma part, je n'avais pas vu cette information de la mort d'un bébé dans une crèche : a-t-elle été bien diffusée et médiatisée ? C'est gravissime.

"Ainsi, des vidéos mettant encore en évidence des humiliations et des moqueries de la part d’assistantes maternelles dans des crèches font scandale. Un établissement de Saône-et-Loire a été fermé.


Sur une vidéo, un enfant en crèche est coincé dans une boîte, filmé et moqué par son assistante maternelle. À Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), plusieurs vidéos aux propos parfois choquants ont été dévoilées.

"J'ai cru que j'allais le buter !" dit, par exemple, une assistante maternelle...

Des images enregistrées par les assistantes maternelles elles-mêmes et découvertes par les parents avec effroi.

Quand la garderie devient un enfer dans le plus grand secret...

"Moi, quand j'emmenais mon enfant, il hurlait, il ne voulait pas rentrer... sur le coup, on ne se rendait pas compte, on n'était au courant de rien." explique une mère.

"On découvre des vidéos des enfants qui sont maltraités psychologiquement, qui sont humiliés, des choses qui sont complètement aberrantes et inappropriées professionnellement parlant..." témoigne une autre mère.

 Les faits se seraient déroulés entre décembre et juillet dernier alors que l’établissement venait d’ouvrir ses portes.

Depuis, une enquête de la protection maternelle et infantile est en cours. Quatre mains courantes ont été déposées et les quatre assistantes maternelles ont perdu leur agrément. 

Insuffisant pour une maman qui témoigne : "Moi, je souhaite qu'elles soient punies, je souhaite que tout cela se sache, parce qu'actuellement elles peuvent garder d'autres enfants en tant que nounous."

 Une nouvelle affaire quelques jours après les révélations de maltraitance visant plusieurs groupes de garderies comme People&baby. Par mesure de précaution, l’établissement de Montceau-les-Mines a fermé ses portes."

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/societe/enfance-et-adolescence/creches-privees-soupcons-de-maltraitance-dans-un-etablissement-de-saone-et-loire_6794353.html

 

 

https://www.lepoint.fr/societe/les-ogres-les-revelations-chocs-de-victor-castanet-sur-les-creches-privees-18-09-2024-2570610_23.php

 

 

https://www.huffingtonpost.fr/justice/article/creches-people-baby-le-proces-de-deux-ex-directrices-pris-dans-la-tempete-mediatique_239992.html

Après le scandale des EHPAD, voici celui des crèches privées...
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29 septembre 2024 7 29 /09 /septembre /2024 12:44
Couleurs d'automne...

 

Des panaches de rousseurs enflamment le ciel d'automne... des feuilles brûlées aux teintes flamboyantes...

 

 

 

Brun, vert, xanthe, les couleurs s'entremêlent avec tant d' harmonie ! Sur le canal, des feuilles éparses enluminent aussi l'eau sombre...

 

 

 

Les marronniers revêtent déjà leur parure brune d'automne... Les tilleuls, eux, se parent de quelques feuilles dorées éblouissantes...

 

 

 

Sous la voûte des marronniers, on peut admirer un spectacle féerique de couleurs qui s'entrelacent et se détachent sur les branches obscures...

 

 

 

Des teintes de roux chaleureuses irradient et resplendissent sous le soleil...

 

 

 

Les baies d'aubépine viennent ajouter leurs notes de couleurs éclatantes à ce tableau de l'automne...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 septembre 2024 5 27 /09 /septembre /2024 11:34
Allez, venez Milord...

 

Une chanson qui s'ouvre "in medias res" sur une invitation avec deux impératifs insistants : "Allez, venez", et une apostrophe "Milord"... c'est une invitation chaleureuse à venir s'installer à table... On perçoit le souci de la personne qui s'exprime à l'égard de cet homme riche qui porte ce titre "Milord", avec une majuscule.

Et les mots qui suivent viennent souligner ce souci de l'autre :

"Il fait si froid, dehors
Ici c'est confortable"

On perçoit là une empathie, une connivence, une générosité.

Et l'invitation se fait pressante avec des impératifs encore à valeur d'insistance :

"Laissez-vous faire, Milord
Et prenez bien vos aises"

Et ce sera aussi l'occasion d'une forme de consolation, comme le montre la belle expression "Vos peines sur mon coeur" qui évoque un partage avec l'alternance des adjectifs possessifs : "vos peines, mon coeur."

Et pourtant, les vers suivants soulignent la distance qui sépare les deux personnages... socialement très inférieure, la narratrice insiste elle-même sur cet écart :

"Je vous connais, Milord
Vous ne m'avez jamais vue
Je ne suis qu'une fille du port
Qu'une ombre de la rue..."

Lui est connu, reconnu de tous, alors qu'elle-même se définit comme une "ombre de la rue" et "une fille du port", des termes péjoratifs et dévalorisants. Notoriété de l'un, anonymat de l'autre, titre de noblesse de l'un, dénomination vulgaire de l'autre.... des contrastes très marqués...

Dès lors, l'invitation ne peut que surprendre avec une sorte d'inversion des rôles sociaux...  La narratrice, bien que socialement inférieure, prend le rôle de consolatrice.

Dans le couplet qui suit, la narratrice rappelle un épisode récent : Milord qu'elle a aperçu le jour précédent au bras d'une demoiselle... elle évoque son bonheur triomphant, avec un vocabulaire hyperbolique :

"Vous aviez le beau rôle
On aurait dit le roi...
Vous marchiez en vainqueur"

La narratrice met aussi en évidence la beauté extraordinaire de la demoiselle sur le mode exclamatif, traduisant une intense admiration : 

"Mon Dieu!... Qu'elle était belle...
J'en ai froid dans le coeur..."

C'est un tableau idyllique qui contraste avec le couplet suivant où  il est question du départ d'un navire qui emporte au loin la bien aimée. Le vocabulaire suggère alors la douleur de la séparation avec les verbes "déchirer, briser, pleurer".

Et la narratrice de donner cette leçon de vie :

"Comme quoi l'existence
Ça vous donne toutes les chances
Pour les reprendre après..."

Le refrain intervient alors avec la reprise des impératifs "Allez, venez, Milord ! Laissez-vous faire, Milord".

Milord est comparé à "un môme" et la narratrice par une belle inversion des rôles l'invite dans son "royaume", un royaume fait de chansons, de réconfort : 

"Je soigne les remords
Je chante la romance
Je chante les milords
Qui n'ont pas eu de chance!"

C'est alors que la narratrice lance un nouvel impératif :

"Regardez-moi, Milord
Vous ne m'avez jamais vue..."

Et ces deux vers soulignent encore l'écart social entre les deux personnages : la narratrice, fille des rues anonyme, sans importance qui n'a jamais été vue par Milord, implore un regard.

Et soudain, l'émotion jaillit des yeux de Milord, provoquant la surprise :
..."Mais vous pleurez, Milord?
Ça je l'aurais jamais cru!"

La fin de la chanson est une invite à retrouver le sourire, la joie de vivre, avec une cascade d'impératifs insistants : la chanson met alors en scène les réactions de Milord commentées par la narratrice. On le voit danser, on l'entend chanter...

"Eh bien, voyons, Milord!
Souriez-moi, Milord!
...Mieux que ça! Un petit effort...
Voilà, c'est ça!
Allez, riez, Milord!
Allez, chantez, Milord!
La-la-la
...

Mais oui, dansez, Milord!
La-la-la...
Bravo Milord!"

Voilà une magnifique chanson faite d'empathie, de générosité... et c'est une personne humble qui manifeste cette empathie, une façon de montrer que ce sont souvent les plus humbles qui font preuve de solidarité et de générosité.

La mélodie est enjouée, vive, dans le refrain et se ralentit dans les couplets pour raconter l'histoire de Milord...   elle alterne des passages vifs et des moments plus lents et introspectifs... elle oscille entre mélancolie et espoir...

Que dire de l'interprétation d'Edith Piaf ? Avec sa gouaille, elle nous fait vivre intensément la scène, comme si on l'avait sous les yeux...

 

Pour mémoire : 

 Sortie en 1959 cette chanson a été écrite par Georges Moustaki et composée par Marguerite Monnot.

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/edith-piaf/paroles-milord

 

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25 septembre 2024 3 25 /09 /septembre /2024 09:43
"Des peuples malheureux parce que les femmes sont malheureuses"...

 

Invité de l'émission La Grande Librairie, Kamel Daoud est venu présenter son ouvrage Houris... 

L'Algérie pendant les années de plomb, l'Algérie durant sa guerre civile. Ses victimes, ses bourreaux, la condition de la femme, c'est un peu tout cela que raconte Kamel Daoud dans Houris.

Son héroïne, Aube, est une miraculée. Petite fille à moitié égorgée le jour de l'an 2000, elle est recueillie par Khadija. Aube entame alors un long monologue avec celle qui pousse dans son ventre, qu'elle dénomme Houri...

 

Interrogé par Augustin Trapenard, Kamel Daoud évoque alors la condition des femmes musulmanes et dresse un vibrant réquisitoire contre le sort qui leur est réservé :

 

"Je crois profondément, je le crois sincèrement, ce n'est pas une pose, que dans le monde qu'on appelle arabo musulman, nous avons des peuples malheureux parce que les femmes sont malheureuses...

Comment voulez-vous qu'on ait des enfants élevés avec l'idée du bonheur par des femmes battues, enfermées ? Comment voulez-vous avoir des pays arabes développés lorsque la moitié de la population est enfermée à partir de 18 ans ?

Comment voulez-vous qu'on puisse nous enrichir, nous mettre debout, qu'on soit une civilisation, quand nous marions nos Marie Curie à 18 ans pour les enfermer ?

Comment voulez-vous qu'on avance si la femme n'est pas réparée ?"

Augustin Trapenard évoque ensuite une phrase terrible du livre de Kamel Daoud :

"Je t'évite de naître pour t'éviter de mourir à chaque instant."

La mort à petit feu, tel est le sort réservé aux musulmanes...

 

Delphine Minoui franco iranienne témoigne aussi :

"C'est la malédiction de naître au mauvais endroit, au mauvais moment et c'est le cas des femmes iraniennes, de femmes qui vivent au Moyen Orient, je pense aux Afghanes aujourd'hui, en particulier. Vous naissez, vous vous sentez condamnée d'avance, parce que vous savez que vous n'êtes pas du bon côté de l'histoire. Comment se construire dans l'effacement ? Comment se reconstruire dans l'oubli ?

Et ces femmes là n'ont que ce seul choix, dire : résister, c'est exister..."

Et Kamel Daoud rajoute :

"La femme n'est pas propriétaire de son corps, son corps appartient à tout le monde, au mari, au père, au plus fort dans le quartier, à l'histoire collective, aux divinités... mais vous vous rendez compte ? Habiter dans une maison qui n'est pas à vous, dans un corps qui n'est pas à vous, et on vous force à porter des vêtements qui ne sont pas vous..."

Delphine Minoui intervient alors :

"Corps prison, corps territorialisé, colonisé par ceux qui ont décidé à votre place..."

 

Des femmes réduites à néant, qui n'ont même plus le droit de parler, de chanter, de vivre, d'exister... des femmes muselées, prisonnières, victimes des hommes et de leur barbarie.

Quand cessera cette malédiction qui pèse sur les femmes ? 

 

 

Sources :

 

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/saison-17/6457532-emission-du-mercredi-18-septembre-2024.html

 

 

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-monde-est-a-nous/parole-vetements-hygiene-regards-la-vie-des-femmes-afghanes-est-desormais-legalement-sous-le-controle-des-talibans_6693240.html

 

 

"Des peuples malheureux parce que les femmes sont malheureuses"...
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23 septembre 2024 1 23 /09 /septembre /2024 11:41
Merci Macron ! Le prix de la dissolution...

"Vingt-huit millions cinq cent quarante mille neuf cents euros ! C'est le montant qu'a coûté la dissolution de l'Assemblée nationale décidée au mois de juin par Emmanuel Macron au soir du résultat des élections européennes. La majorité de cette somme a été engloutie dans les frais de licenciements des collaborateurs parlementaires."

 

Une dissolution décidée par le chef de l'Etat au moment le plus inopportun :  le moment était particulièrement mal choisi avec les Jeux Olympiques qui se profilaient ainsi que les congés d'été durant lesquels beaucoup de gens partent en vacances. 

La décision prise par Emmanuel Macron en juin 2024 de dissoudre l’Assemblée nationale n’a pas seulement bouleversé l’échiquier politique français, elle a également eu un impact financier non négligeable sur les comptes publics. Selon des informations révélées par franceinfo le 17 septembre, la dissolution a coûté 28,5 millions d’euros à l’État !

Un sacré pognon ou un pognon de dingue, comme dirait l'autre !

Et qui va payer ? Bien sûr, le contribuable français...

 

On voit combien cette décision d'Emmanuel Macron était particulièrement irresponsable... a-t-il pensé aux conséquences ?

Alors que la France croule sous les dettes, on s'interroge et on se demande pourquoi les responsables politiques ne mesurent pas les conséquences dommageables de leur décision...

 

"Outre sur le budget de l'Assemblée nationale, la dissolution et l'incertitude politique qui en découle depuis pèseraient aussi sur l'activité des entreprises. Ainsi, plus de la moitié (51%) des dirigeants de PME/TPE - catégories qui représentent plus de 99,9% des entreprises en France - estiment que ce climat a eu un impact négatif « fort » sur leur activité, selon le baromètre trimestriel publié mardi par Bpifrance Le Lab et Rexecode.

 

S'y ajoutent 34% de ces patrons qui décrivent un impact "modéré", contre 18% ne relevant pas d'impact spécifique. Ces 3.642 personnes ont été interrogées du 22 août au 3 septembre, soit au plus fort de l'attente de deux mois, entre l'élection législative anticipée et la nomination de Michel Barnier au poste de Premier ministre le 5 septembre.

Au final, de la croissance en moins..."

Donc des conséquences notables sur notre économie...

 

 

Sources :

https://www.lepoint.fr/politique/comment-la-dissolution-a-coute-28-millions-d-euros-a-l-assemblee-nationale-17-09-2024-2570500_20.php

 

 

https://www.latribune.fr/economie/france/28-5-millions-d-euros-l-assemblee-nationale-demande-a-l-etat-de-payer-la-facture-de-la-dissolution-1006693.html

 

 

https://rmc.bfmtv.com/actualites/economie/la-dissolution-a-coute-28-5-millions-a-l-assemblee_VN-202409180195.html

Merci Macron ! Le prix de la dissolution...
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22 septembre 2024 7 22 /09 /septembre /2024 11:46
Un paysage de verdures éblouissant !

 

Tout autour, des arbres à foison, un enchevêtrement de cyprès, de pins, de cèdres qui encerclent l'horizon...

 

 

 

Des teintes de verts nuancées, une forêt d'arbres aux formes diverses...les fuseaux rectilignes des cyprès, les rondeurs des pins, les cèdres tourbillonnants...

 

 

 

Un paysage de verdures éblouissant !

 

 

Et ce paysage m'appartient : je peux l'admirer tous les jours du haut de mon belvédère... un paysage champêtre, un foisonnement d'arbres...

 

 

 

Un spectacle si  apaisant... en toutes saisons, un décor de verdures...

 

 

 

 

Quelques maisons aux façades blanches viennent, en plus,  rehausser les teintes de cette verdure environnante...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 septembre 2024 5 20 /09 /septembre /2024 12:21
Emportés par la foule...

 

Une rencontre éphémère qui laisse pourtant un souvenir inoubliable... tel est le thème de cette chanson célèbre : La foule...  le personnage principal est plongé dans une foule, dans une ambiance de fête et de joie où se mêlent différentes sensations fortes, d'abord une sensation visuelle éblouissante qui reste gravée à jamais dans la mémoire, comme le suggère l'emploi du présent dans la majeure partie du texte :

"Je revois la ville en fête et en délire
Suffoquant sous le soleil et sous la joie"

L'emploi de la première personne du singulier "je" permet à chacun de s'identifier à la narratrice.

Puis, c'est une sensation auditive qui est évoquée avec toujours autant d'acuité, où l'on retrouve tous les éléments de la fête : la musique, les cris, les rires...
"Et j'entends dans la musique les cris, les rires
Qui éclatent et rebondissent autour de moi"

Les sonorités de gutturales assez fortes restituent aussi les bruits de cette fête : "musique, cris, rires, qui éclatent, rebondissent autour"

Isolée parmi la foule, la narratrice se retrouve bien seule face à des gens inconnus : l'emploi de la première personne du singulier "je", opposée au pluriel "ces gens" souligne bien l'isolement de la jeune femme.

Elle ne peut échapper à ce mouvement de foule et les termes "Etourdie, désemparée" soulignent son désarroi...

Une rupture intervient alors avec une subordonnée de temps :

"Quand soudain, je me retourne, il se recule
Et la foule vient me jeter entre ses bras"

C'est ainsi  que deux individualités se trouvent et se rencontrent avec l'emploi des pronoms "je", "il" au singulier. Et c'est alors qu'apparaît une nouvelle sensation, tactile cette fois, puisque la narratrice se retrouve entre les bras de l'inconnu...

Les deux personnages sont malgré eux emportés dans le tourbillon de la foule, à tel point qu'ils deviennent "un seul corps", dans une union et une fusion parfaite.

"Emportés, écrasés", les personnages éprouvent pourtant le comble du bonheur, comme le montre ce rythme ternaire insistant : "tous deux épanouis, enivrés et heureux". Ce contraste dans le vocabulaire souligne bien l'attraction irrésistible que connaissent les personnages.

Dans le couplet suivant, on perçoit un élan, un enthousiasme et un bien être de se trouver dans cette foule en train de s'élancer et de danser une folle farandole : les sonorités de voyelles nasalisées "an" peuvent restituer cette envolée de bonheur... et les termes utilisés très forts montrent encore une union volontaire cette fois, et partagée par les deux personnages : "nos deux mains restent soudées, nos deux corps enlacés".

Les corps qui s'envolent restituent une envolée de bonheur, une exaltation. Et la joie se propage entre les deux personnages, le vocabulaire  hyperbolique et imagé vient souligner l'intensité de cette joie qui irradie et se transmet avec force :

"Et la joie éclaboussée par son sourire
Me transperce et rejaillit au fond de moi"

Le cri poussé par la jeune femme dans le vers suivant est d'autant plus surprenant et inattendu dans cette ambiance de joie.

L'explication est donnée dans la subordonnée de temps :

"Quand la foule vient l'arracher d'entre mes bras
Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne, nous éloigne l'un de l'autre"

Triste ironie du sort ! La foule qui a d'abord rapproché les deux personnages, qui a permis leur rencontre, les sépare irrémédiablement. Dès lors, la joie intense laisse place à des sentiments totalement opposés tout aussi intenses : "douleur, fureur, rage".

Et alors que la foule continue à danser dans une atmosphère de rires et de fête, en contraste, la douleur de la narratrice est d'autant plus forte...

On la voit "crisper (ses) poings, maudissant la foule qui (lui) vole
L'homme qu'elle (lui) avait donné qu'(elle) n'a jamais retrouvé"

 

La chanson décrit bien la magie d'un instant de rencontre, un instant inoubliable et intense... et la désillusion de la séparation. Et bien sûr, on perçoit l'indifférence de la foule face au déchirement de cette absence soudaine qui passe inaperçu au regard de la foule... amour, solitude, force irrésistible de la foule, anonymat du monde moderne et de nos sociétés, fragilité des rencontres et du bonheur, de nombreux thèmes sont perceptibles dans cette chanson...

 

La mélodie restitue merveilleusement les mouvements irrésistibles de cette foule qui danse...

 

 

 Pour mémoire :

La Foule est une chanson enregistrée par Édith Piaf en 1958. Les paroles sont de Michel Rivgauche et la musique d'Ángel Cabral. Il s'agit de l'adaptation de Que nadie sepa mi sufrir, valse péruvienne rendue populaire par des chanteurs argentins, et composée en 1936 par Ángel Cabral sur des paroles d'Enrique Dizeo. Après le succès de l'adaptation française, la version originale a été remise à la mode sous le titre espagnol Amor de mis amores. La chanson a été reprise par de nombreux artistes, en français comme en espagnol, mais aussi dans d'autres langues.

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/edith-piaf/paroles-la-foule

 

 

 

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18 septembre 2024 3 18 /09 /septembre /2024 09:32
Ces médecins sans empathie...

"Comment se fait-il que ce qui fasse le plus défaut en médecine aujourd’hui soit l’humanité, la bienveillance et l’écoute ? En un mot l’empathie." Ce n’est pas un patient mais un médecin qui pose la question.

 

Dans un livre intitulé Médecin, lève-toi !, le Dr Philippe Baudon lance un véritable cri d’alerte auprès de ses confrères et les invite à renouer avec les valeurs du serment d’Hippocrate qu’il estime "quotidiennement bafoué, voire ignoré, par des médecins qui se placent au-dessus des fondamentaux de la médecine."

Philippe Baudon, médecin à la retraite, a vu sa femme mourir d’une tumeur cérébrale. Choqué par le traitement qui lui a été réservé à l’hôpital, il a décidé de relater ce tragique événement dans son livre.

"L'auteur médecin diagnostique un jour chez son épouse une tumeur cérébrale particulièrement agressive.
C'est là que sa vie va basculer, passant soudainement de la confrérie des médecins au monde des malades en souffrance et de leurs aidants. Une véritable descente aux enfers s'opère, non pas à cause de la maladie mais face à l'inhumanité de la nouvelle médecine. Une médecine qui considère l'empathie comme une pure perte de temps."

Alors, c'est certain : les médecins sont surchargés de travail, ils font un métier difficile, complexe, ils subissent la pression de la rentabilité dans une société où l'argent est roi, une société du veau d'or. La médecine hospitalière est devenue ainsi une industrie comme une autre, sauf que, financièrement, elle est la plus rentable !

Mais trop souvent, les médecins deviennent de purs techniciens, ils ignorent la plus élémentaire politesse, ils ne savent plus être à l'écoute, ils deviennent des robots sans âme.

Paradoxalement, dans une société où les moyens de communication se multiplient, ces médecins ne savent plus communiquer... certaines visites sont bâclées, expéditives.

Le patient n'est plus une personne, il devient une pathologie...

Le travail d'un médecin est aussi un métier de contact, et certains médecins perdent totalement le contact.

Et c'est grave quand on sait le rôle capital de la psychologie dans la guérison du patient...

Autoritaires, hautains, arrogants, dépourvus d'humilité, certains médecins en imposent, mais en deviennent toxiques pour le malade.

 

Comment sortir de ce cercle vicieux ? interroge le docteur Baudon... 

"En  positionnant l’humilité et l’écoute au sommet de la médecine", répond le Dr Baudon qui milite pour un enseignement de l’empathie au cours des études de médecine. Il faut "réapprendre à communiquer avec nos patients", écrit le généraliste qui prône une plus grande place pour l’interrogatoire et pour l’examen clinique qui doit être réalisé "avec la plus grande précision".

 

"Cette séquence immuable depuis la nuit des temps est  aujourd’hui souvent négligée par les praticiens, trop prompts à se réfugier derrière des examens techniques qui ne devraient que valider un diagnostic."

 

Source :

https://www.lequotidiendumedecin.fr/liberal/exercice/medecins-toxiques-manque-dempathie-un-generaliste-exhorte-ses-confreres-reagir

 

 

 

Ces médecins sans empathie...
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16 septembre 2024 1 16 /09 /septembre /2024 12:25
Affaire Pelicot : horreur et consternation...

 

Un procès qui choque toute la France : un mari, Dominique Pelicot qui pendant dix ans a organisé le viol de sa femme, droguée à son insu, par des dizaines d'hommes dont une cinquantaine sont sur le banc des accusés : ils ont entre 26 et 73 ans...

Un père de famille tranquille qui organise et filme le viol de son épouse chez lui, à Mazan, un village du Vaucluse... Dominique Pelicot a réalisé aussi des captations impudiques de sa fille et de ses belles filles, nues, filmées sous la douche.

 

Est-ce le procès de la culture du viol ?

Ce procès est une plongée dans l'horreur... des violences sexuelles imposées dans un cadre familial.

Gisèle Pelicot, la victime a voulu que ce procès soit public. Elle sait qu'elle incarne toutes les victimes : des femmes réduites à leur corps, à leur fonction sexuelle... des femmes réduites à l'état d'objets.

Et, en face, le manque d'empathie des accusés qui se présentent comme des victimes ! Des hommes ordinaires qui ont commis l'impensable...

Comment en est-on arrivé là ?

Tous les jours, dans toutes les juridictions de France, on juge des dossiers de viol... le viol est un crime de masse et un crime de l'ordinaire : viol de prédation, viol de domination, viol de la réappropriation, viol de l'opportunité (c'est l'occasion qui fait le viol).

Certains disent que ce sont des pulsions biologiques (les pauvres hommes ! ils sont comme ça)...

 

Les femmes ont, de plus, de grandes difficultés à porter plainte, parce qu'on ne les croit pas. Et dans ce procès, ce qui vraiment spécifique, c'est qu'il y a des images, des photos, des vidéos qui ont été saisies sur l'ordinateur de Dominique Pelicot. 20 000 photos et vidéos ! Les preuves sont accablantes...

Depuis une dizaine d'années, on voit éclater des affaires de violences sexuelles, des affaires de pédo criminalité qui suscitent une immense indignation, et qui, comme des bulles, explosent et disparaissent.

 

Ceux qu'on retrouve sur les bancs des accusés, c'est la société française en miniature :  ils ont entre 26 et 73 ans. Ils ont des frères et sœurs, des voisins, des compagnes, des enfants. Ils sont maçon, jardinier, journaliste, précaire, infirmier, militaire, ingénieur, gardien de prison, retraité, pompier, conseiller municipal... Ils n’ont pas de pathologie mentale et pour la plupart, pas d’antécédents judiciaires. Certains ont été victimes avant d’être bourreaux. Leurs vies sont à la fois singulières et banales. Ils sont 50, ils sont un peu monsieur tout le monde. 

 

Le viol, c'est souvent celui ou celle qui le subit qui en a honte, et cela peut prendre des années pour convaincre la personne qu'elle n'y est pour rien... venir le dire en public, c'est très important dans la poursuite du chemin. La publicité des débats est donc importante.

"Il faut que la honte change de camp", a dit Gisèle Pelicot.

Dominique Pelicot a été lui-même victime de viol dans l'enfance, marqué par un climat incestuel dans sa famille. Une mère soumise à un père autoritaire et incestueux avec une petite fille placée chez eux à l’âge de 5 ans. Dominique Pélicot avait coupé les ponts avec son père et n’avait pas assisté à ses obsèques.

 

Mais nous sommes aussi dans une société qui autorise les hommes à prendre le pouvoir : certains hommes qui n'ont pas subi de violences dans l'enfance commettent des viols.

Les femmes au service des hommes : c'est une image qui perdure dans nos sociétés. Les femmes doivent de l'attention, du sexe, du plaisir, du travail aux hommes : c'est toute cette culture qu'il faut changer.


L'affaire des viols de Mazan va-t-elle ouvrir, en plus, la porte à la résolution de deux autres cold cases ? Absent du procès pour raisons de santé depuis lundi 9 septembre, Dominique Pelicot est accusé d'avoir drogué celle qui est désormais son ex-épouse, pour ensuite la violer et la faire violer par des dizaines d'inconnus recrutés sur internet. Mais l'enquête a permis de le relier à deux autres affaires remontant aux années 1990, pour lequel il est désormais directement inquiété. 

Le septuagénaire à la personnalité trouble a, en effet, été mis en examen pour une tentative de viol en Seine-et-Marne remontant à 1999. Son ADN ayant été retrouvé sur les lieux, il a reconnu les faits, mais conteste avoir utilisé une arme. Malgré ses dénégations, Dominique Pelicot est également mis en examen depuis l'automne 2022 pour le viol et le meurtre en 1991 de Sophie Narme, 23 ans, dans le 19e arrondissement de Paris.

Dans ces deux affaires, qui n'ont pas encore été jugées, le mode opératoire est identique, avec deux femmes droguées à l'éther "dans le cadre d'une visite d'appartement, les deux victimes étant toutes deux agentes immobilières", précisait, début 2023, le parquet de Nanterre.

Les enquêteurs continuent de fouiller le passé de Dominique Pelicot... d'autres affaires jusqu'ici non élucidées pourraient ressurgir.

 

Décidément un dossier très lourd : le procès doit durer quatre mois.

 

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/proces-des-viols-de-mazan-le-profil-trouble-du-mari_6776071.html

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/saison-5/6441911-mazan-le-proces-des-bons-peres-de-famille.html

 

 

 

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