Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
18 octobre 2024 5 18 /10 /octobre /2024 12:18
Rossignol, rossignol de mes amours...

 

Une chanson en forme de conte, avec tous les ingrédients d'un conte traditionnel : la formule initiale intemporelle "Il était une fois", et les personnages,  une belle princesse, un oiseau, un prince charmant...

Nous voici entraînés dans l'univers de l'enfance et des belles histoires enchantées... et dans un univers mythique et lointain, le conte ayant une valeur universelle.

 

Dès le premier couplet, on découvre "une fille de roi Enfermée nuit et jour Au sommet d'une tour", un personnage stéréotypé, comme souvent dans les contes, elle n'est pas décrite, ni nommée, on apprend seulement qu'elle est triste et qu'elle est même un symbole de la tristesse, comme le suggèrent ces hyperboles : "Au coeur plein de tristesse, Elle pleurait toujours". On ne sait même pas pourquoi elle est enfermée si rudement.

 

Après des imparfaits duratifs, intervient soudain une rupture avec cette indication de temps "Un jour" suivie d'un passé simple à valeur ponctuelle :

"Un gentil rossignol
Vint dire à la princesse"

Comme souvent, le conte fait alors intervenir le merveilleux, ici le rossignol qui est personnifié s'exprime : 

"Je t'apporte l'espoir" dit-il.

 

Ce rossignol peut représenter la nature, la liberté, une ouverture bénéfique sur l'extérieur, comme une respiration dans un monde clos. Le rossignol et son chant symbolisent, aussi, traditionnellement l'amour.

 

Dès lors, la princesse n'a qu'un souhait : revoir le rossignol et elle l'appelle tous les soirs de ses voeux, en chantant...

Le refrain nous fait entendre cette douce et mélodieuse chanson..., c'est un appel pressant, insistant comme le montre la double répétition de l'apostrophe "Rossignol, rossignol de mes amours", et du verbe venir à l'impératif : "viens, reviens".

 

La princesse l'invite à venir chanter sous sa fenêtre, à minuit, "quand la lune brillera"..., elle réclame donc une sorte de sérénade nocturne, un chant qui permettra à son chagrin de "s'envoler", belle métaphore qui évoque encore l'oiseau...

Le chant, la musique comme thérapie : voilà une magnifique évocation des pouvoirs magiques de la musique !

 

Et le voeu de la belle est exaucé : on assiste au retour du rossignol, et à des gestes d'affection et d'amour : "Elle le caressa et elle l'embrassa". Et voilà le rossignol métamorphosé en prince charmant, encore un élément merveilleux et traditionnel des contes de notre enfance. La belle a trouvé l'amour...

 

Les derniers vers de la chanson nous présentent une sorte de généralisation : la recette est reprise par "Les filles du pays" qui "Chantent toutes les nuits", espérant elles aussi trouver l'amour !

Une belle conclusion, une belle morale : on perçoit là une belle évocation des pouvoirs de la musique et du chant...

 

La mélodie est pleine de gaieté, de douceur, de légèreté, de charme notamment dans le refrain...

 

Pour mémoire : Cette chanson interprétée par Luis Mariano a été écrite par Raymond Vincy, Francis Lopez a composé la musique.

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/luis-mariano/paroles-rossignol

 

 

 

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2024 3 16 /10 /octobre /2024 09:42
Langues anciennes en péril...

 

Comment sauver les langues anciennes dans une société où la notion d'effort se délite, où l'on vit dans l'instantanéité, où la consommation est reine ?

Pourtant, notre école est en crise, le niveau d'un certain nombre d'élèves est préoccupant : leur maîtrise de la langue française est approximative... orthographe, grammaire, syntaxe posent problème... le constat est terrible : un échec et des lacunes dans l'acquisition de la langue française...

 

Alors pourquoi ne pas rendre le latin obligatoire en collège ? Le latin est tellement présent dans notre langue, dans nos mots, dans notre vocabulaire, dans notre grammaire.

En écrivant cette phrase, je prends d'ailleurs conscience que tous les mots qui la composent viennent du latin... "latin" vient de "latinus", le verbe "être" vient du latin "esse", "tellement" de "talis", "présent" de "praesens", "dans" vient de "intus", "langue" de lingua, "mot" de "muttum", "nos, notre" de "noster", "vocabulaire" de "vocabulum" lui même issu du verbe latin "vocare", "appeler", "grammaire" vient de "grammatica", lui-même venu d'un mot grec : "gramma".

80% de nos mots sont d’origine latine.

Le latin est un retour aux sources de notre langue, il permet de connaître les racines étymologiques, l'orthographe, le sens des mots.

 

Le latin, c'est aussi une garantie de rigueur dans l'apprentissage et dans l'analyse. La version latine offre la possibilité de développer des capacités d'analyse exceptionnelles...

Faire du latin, c'est encore redécouvrir les fondements et les racines de notre culture et de notre littérature... poésie, philosophie, histoire, de nombreuses oeuvres antiques sont à découvrir...

Une école de l'effort réhabilité enfin avec l'étude du latin... car cette discipline est exigeante, elle demande des efforts, de la persévérance, de l'ambition, une volonté d'apprendre, et c'est pourquoi elle doit être préservée, une façon, sans doute, de combattre une certaine facilité, un laisser-aller qui envahissent nos sociétés.

 

Apprendre le latin, sans conteste, c’est retrouver sa langue, la vraie, sa mémoire littéraire, philosophique… c’est aussi s’imprégner d’autres langues : l’italien, l’espagnol...

Et bien sûr, c'est mieux maîtriser notre langue, le français qui vient directement du latin. Toutes les disciplines pâtissent de l'affaiblissement du niveau en français... dans toutes les disciplines, les élèves sont amenés à rédiger : histoire, géographie, philosophie, sciences et même mathématiques...

La langue, c'est l'outil essentiel de la pensée... et le latin permet de mieux l'assimiler, de mieux l'utiliser, de mieux la comprendre.

 

 

 

Source :

 

https://www.marianne.net/societe/education/a-ce-train-dans-10-ans-nous-nexistons-plus-les-langues-anciennes-des-disciplines-en-voie-de-disparition

 

 

 

Langues anciennes en péril...
Partager cet article
Repost0
14 octobre 2024 1 14 /10 /octobre /2024 11:59
Ces concours insensés de nourriture...

 

Il faut vivre dans des pays d'excès pour voir se tenir ces concours insensés de nourriture... c'est à celui ou celle qui mangera le plus en un minimum de temps que revient la palme du plus gros mangeur...

Une sorte de remake du film La Grande Bouffe, en quelque sorte...

 

Alors que près de 35% des Américains sont en situation d’obésité, un chiffre record, le pays s’enthousiasme pour des concours de nourriture organisés comme de véritables compétitions sportives. Un documentaire présenté sur la 9 suivait Nick et Mikki, un couple devenu célèbre dans cette discipline surprenante, capable d’engloutir des quantités astronomiques de hot-dogs ou de burgers en un temps limité.

Mais quelle absurdité ! Quelle gabegie !

On voit là l'exemple d'une société où la consommation effrénée semble être érigée en vertu, au mépris de la santé individuelle et collective.


Les plus grandes manifestations – le concours de hotdogs organisé par l'enseigne Nathan's à New York depuis 1916, le Wing Bowl à Philadelphie ou le concours de hamburgers Krystal Square Off dans le Tennessee – drainent facilement jusqu'à 40 000 spectateurs.

Il y a donc des gens qui se passionnent pour ces concours absurdes !

Le sponsoring de quelques grandes entreprises alimentaires et la présence d’émissions américaines de téléréalité aux noms très explicites – Gutbusters, The Fear Factor... – ont apporté des sommes d’argent considérables et attiré des millions de fans. Manger est même devenu une activité professionnelle.

L'argent et la consommation encore et toujours au coeur de ce système !

 

Ces concours sont en plus forcément dangereux pour les concurrents : se gaver de nourriture en un temps record ne peut qu'abîmer les organismes...

Ils sont aussi contraires à toute morale : alors que certaines populations meurent de faim, d'autres organisent des concours d'excès de nourriture. C'est indécent !

 

Des concours de nourriture sont même organisés en France, même s'ils n'ont pas la même résonance et le même succès qu'aux USA... concours du plus gros mangeur de raclette, ou de burgers.

Qui peut avoir envie d'assister à de tels spectacles ? Encore une dérive de nos sociétés de surconsommation !

 

Source :

https://www.alimentarium.org/fr/story/mangeurs-de-lextreme#:~:text=Les%20concours%20de%20nourriture%20n'ont%20rien%20de%20nouveau&text=Les%20plus%20grandes%20manifestations%20%E2%80%93%20le,jusqu'%C3%A0%2040%20000%20spectateurs.

 

 

Ces concours insensés de nourriture...
Partager cet article
Repost0
13 octobre 2024 7 13 /10 /octobre /2024 12:09
Tous les chemins mènent à Nîmes...

Une exposition intitulée" Tous les chemins mènent à Nîmes... " mettait en lumière le travail d'une vingtaine d'artisans, créateurs et artistes autour du thème des chemins et itinéraires. Les visiteurs pouvaient explorer des parcours fascinants :  la découverte de la ville de Nîmes à travers des photographies, le textile des Cévennes à Nîmes, un voyage " de l'Égypte à Nîmes ", etc.

 

On découvrait d'abord différents lieux de la ville de Nîmes grâce à des photographies de Dominique Marck : la fontaine Pradier, les Arènes et le palais de justice, le dôme du lycée Daudet, les allées Jean Jaurès, des photographies retravaillées au laser.

Plus loin, un buste en terre posé sur un tapis de mousse,  intitulé De la terre au Ciel, réalisé par Christine Couturier et Corinne Ballester. Ce buste représentait le patrimoine végétal et était commenté ainsi :

"Nous avons longtemps vécu au contact de la nature, avant de nous en éloigner. Aujourd'hui, près de 70% de la population vivent dans les villes, contre seulement 15% en 1900.

Habitué à la nature, notre cerveau s'adapte difficilement à un nouvel espace de vie totalement artificiel. Notre cerveau a besoin de nature, c'est une source de bonne santé, de bien-être psychologique.

En fait, il est possible de comparer notre cerveau à un immense végétal, où les neurones seraient de petites plantes qui s'entremêleraient en des réseaux complexes.

On perçoit un lien entre le système racinaire des arbres et celui de notre cerveau. Les plantes fonctionnent sur le même modèle que notre cerveau.

Acceptons la part de végétal en nous !"

De fait, il nous faut retrouver ce contact avec ce monde végétal dont nous ignorons beaucoup trop de choses...

Plus loin, on pouvait admirer le travail de Jean-Claude Richard, révélateur de racines... de magnifiques bois lustrés aux formes biscornues, parcourus de veines, qui deviennent de vrais objets d'art...

Plus loin encore, on découvrait des surtouts de table, à l'effigie des arcades des Arènes de Nîmes, de Guillaume Brunelière... ces surtouts sont aussi parfois ornés du crocodile nîmois.

On aimait cet espace consacré à l'art de la fresque avec des extraits de la grande fresque murale de la Villa des Mystères à Pompéi.

Et encore ce tableau de Catherine Maury représentant Cléopâtre, intitulé de l'Egypte à Nîmes... Sans la défaite d 'Antoine et de Cléopâtre contre Octave, devenu l'empereur Auguste, l'emblème de la ville de Nîmes n'existerait pas. Rappelons que cet emblème représente un crocodile enchaîné à un palmier, symbolisant la soumission de l'Egypte à Rome...

Le visiteur était aussi invité à suivre le chemin de la soie des Cévennes à Nîmes... avec en plus des oeuvres d'art associées à de la soie : une céramique de Francine Grand représentant une femme dans un écrin de soie, des cocons de lumières de Guylaine Ragheboom, fabriqués avec du papier de soie collé ou encore un tableau de France Mondello où l'on découvrait un ver à soie et des cocons...

et aussi un arbre réalisé avec des matériaux de récupération, décoré de magnifiques papillons colorés, en broderie rigidifiée et avec des feuilles recouvertes de papier de soie collé.

 

En plus des oeuvres exposées, cette manifestation offrait une opportunité unique de découvrir l'architecture et l'histoire de l' hôtel particulier où était présentée l'exposition, avec des photographies et des documents d'archives.. cet hôtel particulier fut  construit par le docteur Cincinnatus Fontaine en 1847.

Cette exposition a été présentée dans le cadre des Journées du patrimoine...

 

 

 

Partager cet article
Repost0
11 octobre 2024 5 11 /10 /octobre /2024 11:44
Mon amie la rose me l'a dit ce matin...

 

Comment peut-on représenter la fragilité de la vie, de la beauté, leur caractère éphémère ?  L'image de la rose n'est -elle pas un parfait raccourci de ce qu'est la vie humaine ?  Le thème de la femme-fleur est récurrent en poésie... On le retrouve dans cette chanson mélancolique interprétée par Françoise Hardy en 1964 : Mon amie la Rose...

"On est bien peu de choses", tels sont les premiers mots de ce poème, une forme de proverbe avec un présent de vérité générale et l'emploi du pronom indéfini "on"... un constat pessimiste et assez désabusé, le mot "choses" ayant aussi une valeur péjorative.

Dès le titre, la rose est personnifiée, et cette personnification se développe dans le premier couplet : la rose est présentée comme une "amie", une confidente qui raconte sa vie éphémère rythmée par "l'aurore, le soleil, la nuit", de brèves indications temporelles qui évoquent bien la fuite rapide du temps...

 

Cette personnification permet à chacun(e) de s'identifier à cette rose qui parle à la première personne, d'autant que les termes utilisés peuvent s'appliquer à une femme comme à une fleur :

"À l'aurore, je suis née
Baptisée de rosée
Je me suis épanouie
Heureuse et amoureuse
Aux rayons du soleil"

Et ainsi, on peut se demander : qui parle ? La rose ou la jeune femme à qui est censée se confier la rose ? On perçoit une ambiguïté savamment cultivée... On a là aussi  un tableau rayonnant de bonheur et de beauté qui contraste fortement avec la chute de ce couplet, sans transition  :

"Me suis fermée la nuit
Me suis réveillée vieille"

Deux vers seulement pour mieux évoquer la déchéance brutale de la rose...

 

Et la rose se met alors à célébrer sa beauté et sa jeunesse d'autrefois, en utilisant l'imparfait qui peut avoir une valeur de durée, comme si elle avait cru cette beauté et cette jeunesse éternelle, ne se méfiant pas du temps qui passe :

"Pourtant, j'étais très belle
Oui, j'étais la plus belle
Des fleurs de ton jardin"

Le refrain revient alors comme un avertissement et une leçon :

"On est bien peu de choses
Et mon amie la rose
Me l'a dit ce matin"

 

On retrouve une forme d'ambiguïté dans le couplet suivant avec des termes qui renvoient à une personnification : est-ce une femme ou une fleur qui s'exprime ? 

On assiste alors en direct à la chute et à la déchéance de la fleur : "la tête courbée", "je sens que je tombe", expression réitérée comme pour mieux suggérer une chute inexorable, et enfin : "J'ai un pied dans la tombe Déjà, je ne suis plus"

On retrouve des adverbes de temps dans la suite du texte : "hier, toujours, demain", pour suggérer l'écoulement rapide du temps, et aussi une alternance dans les temps employés : imparfait, futur :

"Tu m'admirais hier
Et je serai poussière
Pour toujours demain"

Dès lors, le refrain revient pour acter la mort de la fleur :
"On est bien peu de choses
Et mon amie la rose
Est morte ce matin"

 

La chanson pourrait se clore sur ce départ définitif. Mais elle se poursuit avec un magnifique tableau nocturne et cosmique :

"La lune, cette nuit
A veillé mon amie"

Et la narratrice raconte un de ses rêves empli d'espoir : "l'âme de la fleur qui dansait et qui lui souriait", des images pleines de gaieté et d'harmonie. Les imparfaits à valeur durative viennent souligner ici une forme de sérénité bienheureuse.

La narratrice énonce cette idée : son besoin d'espoir face à l'anéantissement de la vie et de la rose... un besoin d'espoir auquel se raccrochent la plupart des êtres humains qui ont besoin de "croire".

 

La mélodie très douce, envoûtante contribue à l'émotion suscitée par le destin de la rose...

Cette belle chanson nous touche tous car elle évoque la condition humaine, illustrant comment la vie, malgré toute sa splendeur, est transitoire et vulnérable.

 

Pour mémoire :

"Auteure, compositrice et interprète, Françoise Hardy n'est pas à l'origine de cette chanson Mon amie la rose. On la doit à Cécile Caulier, pour les paroles, sur un boléro arrangé par Jacques Lacome d'Estalenx pour la musique... cette chanson a été inspirée par la mort brutale de l'actrice Sylvia Lopez à l'âge de vingt-six ans."

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/francoise-hardy/paroles-mon-amie-la-rose

 

 

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2024 3 09 /10 /octobre /2024 09:24
"Le présent, il ne s'appelle pas pour rien le présent : c'est un cadeau..."

 

Kamel Daoud, invité de l'émission La Grande librairie, le mercredi 18 septembre, a délivré un message essentiel...

"Je ne crois pas que le passé existe, je crois à des récits sur le passé et j'ai envie d'avoir le mien... donc, quand on est né dans un pays comme l'Algérie, c'est une véritable question. Est-ce que c'est le passé qui doit vivre, ou est-ce que c'est moi ?"

"Est-ce que c'est une douleur de le regarder, parfois ?" interroge alors Augustin Trapenard.

"Non, c'est de la colère. Les morts prennent parfois trop de place, les sépultures, les monuments... alors que le présent, il ne s'appelle pas pour rien le présent : c'est un cadeau..."

 

Le présent, un cadeau : voilà une magnifique leçon de vie !

Et honorer les ancêtres, tous ceux qui nous ont précédés, c'est vivre avec amour ce présent... habiter pleinement le présent.

"Ma maison, c'est le présent" dit encore Kamel Daoud.

Et il ajoute : "Les morts sont morts pour que nous vivions deux fois, trois fois, quatre fois, dix mille fois, ils ne sont pas morts pour que nous les imitions, ils nous regardent peut-être de l'autre côté pour que nous menions la fête jusqu'au bout, pour qu'on fasse des cérémonies, qu'on fasse des jeux, que l'on boive, que l'on vive, que l'on aime et que l'on se dépense... c'est fait pour ça, et nous devons mener deux vies, chaque fois que l'on perd quelqu'un."

Carpe diem, Cueille le jour ! disaient les anciens... profite de l'instant présent... car seul le présent existe vraiment, le passé est révolu, le futur n'est pas accompli.

"Age quod agis, Fais ce que tu fais..." disaient encore les Romains...

 

 Habiter le présent, n'est-ce pas là une des clefs du bonheur ?

L'habiter avec attention, bien sûr et non pas se laisser aller à l'accélération du temps, à cette frénésie du monde moderne qui nous emporte vers de vaines distractions, des jeux vidéo sans intérêt, des publicités, des films violents, des écrans factices, une consommation débridée...

 

Habiter le présent, c'est sans doute, s'étonner, s'émerveiller devant la nature, se livrer à la contemplation des êtres et des choses qui nous entourent.

Retrouver le bonheur de toutes les sensations visuelle, olfactive, auditive, tactile, gustative... bien souvent, nous nous contentons de la sensation visuelle, en oubliant les autres...

 

Goûter le bonheur de l'instant, savoir savourer une lecture, lire, relire, savoir apprécier une musique, une chanson, un spectacle, un paysage, une oeuvre d'art, prendre le temps de savourer les petits plaisirs de la vie.

S'intéresser aux merveilles de la vie...

 

Source :

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/saison-17/6457532-emission-du-mercredi-18-septembre-2024.html

 

 

 

"Le présent, il ne s'appelle pas pour rien le présent : c'est un cadeau..."
Partager cet article
Repost0
7 octobre 2024 1 07 /10 /octobre /2024 11:39
Avec internet, la loi du moindre effort...

Avec internet, règne désormais la loi du moindre effort : la paresse physique peut prospérer, mais aussi la paresse intellectuelle...

Confortablement assis devant un écran, certains passent des heures devant leur écran : jeux, films, séries, vidéos, images pornographiques, etc. Dès lors, s'installent paresse, obésité, apathie...

L'image, les écrans fascinent et on se laisse facilement aller à cette passivité... partout dans le monde l'obésité progresse, et devient un véritable problème de santé.

On peut même grâce à internet commander des livres, des vêtements, ou encore un repas complet : plus besoin de se déplacer pour obtenir tout ce que l'on peut désirer...

Il est aussi possible de faire des rencontres sur la toile, grâce à de multiples applications... 

Dans nos voitures, le GPS nous guide dans nos déplacements : plus besoin de consulter une carte pour prévoir un itinéraire... nous avons ainsi tendance à perdre le sens de l'orientation...

Que dire de l'Intelligence Artificielle, de Chat GPT, un agent conversationnel qui peut répondre quasiment à toutes les questions, créer des poèmes et rédiger des rédactions pour les étudiants qui voudraient travailler le moins possible ?

Un encouragement dangereux à la paresse intellectuelle !

Il suffit de lui donner un thème et automatiquement, il vous offre un texte...

En quelques secondes, cette IA est capable de créer une recette de cuisine, une idée cadeau, et même d'inventer un poème en imitant Victor Hugo.

Evidemment, le site fait fureur chez les étudiants : pratique pour faire les devoirs, une lettre de motivation ou une dissertation entière...

Les enseignants vont devoir privilégier les devoirs faits en classe, et c'est dommage car un devoir fait à la maison permettait à l'élève de faire des recherches, de prendre le temps de la réflexion, de se cultiver...

Que dire des insultes qui fusent sur les réseaux dits "sociaux" ? Le réflexe l'emporte alors sur la réflexion...

 

Par ailleurs, certains se laissent séduire par des théories farfelues qui circulent facilement sur la toile : théorie du genre, du transhumanisme, de l'animalisme, etc.

Certains en viennent à croire que la terre est plate !

Ainsi régresse l'intelligence humaine de manière dangereuse...

 

Comment échapper à tous ces travers ?

D'abord, passer moins de temps devant les écrans, choisir des sites intéressants car internet peut être aussi un excellent outil de culture. Tout dépend de l'usage que l'on en fait...

Mais, hélas, les plateformes utilisent tous les moyens possibles pour retenir notre attention, connaissant nos goûts, elles nous proposent des sujets, des images qui vont retenir toujours plus notre attention... il faut en prendre conscience et savoir doser son temps passé devant les écrans...

 

 

 

 

Avec internet, la loi du moindre effort...
Partager cet article
Repost0
6 octobre 2024 7 06 /10 /octobre /2024 12:49
Merveilleux automne !

 

Des arbres déchiquetés, meurtris, mais aussi  des arbres rayonnants : des bouquets de rousseurs  éblouissants sur un ciel éclatant de bleu...

 

 

 

Des éclats de lumières sur les marronniers, les tilleuls ! Ne passons pas à côté des splendeurs de l'automne !

 

 

 

Les branches noircies font resplendir d'autant plus ces blondeurs de l'automne...

 

 

 

Merveilleuse métamorphose des arbres ! Ils se parent d'or, de guirlandes et d'étoiles lumineuses aux douces teintes de miel...

 

 

 

 

Dans les sous-bois, le soleil traverse les frondaisons dorées, diaphanes, devenues plus légères : une clarté irréelle se diffuse alors sous les arbres...

 

 

 

Des festons se dessinent aussi sur l'azur, dentelles de feuilles desséchées...

 

 

 

 

 

Tableaux enchanteurs de l'automne !

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2024 5 04 /10 /octobre /2024 12:42
Sans amour on n'est rien du tout...

 

Ecoutez la chanson du pauvre Jean ! Ou plutôt "Esgourdez rien qu'un instant La goualante du pauvre Jean", tels sont les premiers mots de cette chanson interprétée par Edith Piaf... et on se croirait alors transporté dans le Paris des années 30, en train d'écouter une chanteuse des rues qui pousse sa goualante... une chanteuse qui nous invite à l'écouter avec un impératif "Esgourdez".

Dès le début de cette chanson, on est subjugué par ce parler populaire si expressif, si haut en couleurs : "Esgourdez la goualante".

Et on est curieux d'écouter cette  "goualante du pauvre Jean Que les femmes n'aimaient pas..."

D'autant que l'histoire de ce personnage ne nous pas racontée aussitôt... Elle est retardée par le refrain où l'on retrouve un impératif adressé aux auditeurs :

"Mais n'oubliez pas
Dans la vie y a qu`une morale
Qu'on soit riche ou sans un sou
Sans amour on n'est rien du tout"

Une leçon de vie nous est donnée avec l'emploi de présents de vérité générale et le pronom indéfini "on": l'amour est essentiel, et l'emporte sur toutes choses...

 

Puis, on revient à l'histoire du personnage où tout dénote richesse et confort symbolisés par "la soie, le velours, de beaux draps". Les  imparfaits : "Il vivait, il pionçait" traduisent, eux, avec leur valeur durative toute sa quiétude et son insouciance... on apprécie, au passage, encore l'emploi du langage familier avec le verbe "pioncer."

Le refrain revient alors avec ses présents de vérité générale et des variations dans l'expression :

"Mais n'oubliez pas
Dans la vie on est peau de balle
Quand notre coeur est au clou
Sans amour on n`est rien du tout"

On savoure à nouveau, dans ces vers, un parler populaire si suggestif, de l'argot... avec toujours la même idée réitérée...

 

Et la vie du personnage nous est détaillée, une vie faite de plaisirs faciles : "becter, guincher, licher" c'est à dire "manger, danser, boire de l'alcool", et toujours dans un langage populaire qui contraste avec les lieux évoqués : "chez les barons, dans les salons".

 

La morale nous est répétée dans le refrain : s'y ajoute une magnifique idée de partage avec de préférence "une belle fille", même si on se contente d'un simple "ragoût"...

"Mais n'oubliez pas
Rien ne vaut une belle fille
Qui partage votre ragoût
Sans amour on n`est rien du tout"

 

Et on retrouve ce langage familier si pittoresque, si vivant, dans le couplet suivant où l'on apprend les origines de la fortune du personnage qui fut "un méchant larron", expression péjorative qui contraste avec la considération qu'on lui porte, l'argent permettant de s'acheter une réputation.

"Pour gagner des picaillons
Il fut un méchant larron
On le saluait bien bas"

 

Mais soudain, on assiste à un brusque revers de fortune magnifiquement rendu par cette expression populaire : "Un jour, on fait la pirouette", et voilà notre héros, le voleur "derrière les verrous".
 

Dans le dernier couplet, on retrouve des impératifs comme autant de conseils adressés aux "jeunes gens" : "Esgourdez, Profitez de vos vingt ans, n'oubliez pas, aimez-vous"... une belle leçon d'épicurisme et de sagesse avec à nouveau l'emploi du présent de vérité générale :

"Plutôt qu'une cordelette
Mieux vaut une femme à son cou"

Une leçon démontrée par l'exemple du "pauvre Jean", lui qui était si riche et qui a tout perdu en raison de sa malhonnêteté... et qui n'a jamais été aimé de manière sincère.

 

Une belle leçon de vie dans cette chanson : oui, l'amour si souvent chanté par Edith Piaf, est indispensable aux êtres humains que nous sommes, l'amour sous toutes ses formes : affection, bienveillance, sympathie, générosité, amitié... l'amour est une vraie richesse...

La mélodie est  joyeuse, vive, pleine d'élan  dans le refrain et se ralentit dans le récit de la vie du personnage...

 

Pour mémoire : 

"La Goualante du Pauvre Jean est une chanson française sur une musique de Marguerite Monnot et des paroles de René Rouzaud.

Édith Piaf enregistre cette chanson le 16 février 1954 avec l'orchestre de Robert Chauvigny et rencontre très rapidement un vif succès. Elle l'enregistre notamment en live durant l'émission La Joie de vivre le 3 avril 1954."

 

Les paroles :

 

https://www.musixmatch.com/fr/paroles/Edith-Piaf/la-goualante-du-pauvre-jean

 

 

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2024 3 02 /10 /octobre /2024 09:50
ça scrolle !

 

Devant le lycée, à l'arrêt du bus, je vois régulièrement des élèves, les yeux rivés sur leur portable, comme happés par ce monde virtuel... j'en vois aussi certains qui marchent dans la rue, le portable en main, absorbés par les images, les vidéos, comme si le monde extérieur n'existait pas...

ça scrolle !

 

"Une nouvelle recette de cuisine, une tenue tendance, des images irrésistibles, des vidéos courtes inondent les réseaux sociaux... on les fait défiler : "scroller" en anglais.

Elles captivent tellement qu'on ne voit plus le temps passer... à tel point que, pour certains, c'est devenu une vraie dépendance.

Le scrolling s'est invité dans la vie des gens, devenant une addiction pour les jeunes mais pas seulement. Comment réagir ?


 "Je passe en tout 18 heures et 48 minutes par jour sur mon téléphone", confie une jeune femme.

"Moi, c'est 4 heures, 42..." dit une autre. "Sur YouTube, Instagram et TikTok."

Trois Français sur quatre utiliseraient les réseaux sociaux et cette habitude s'invite jusque dans le quotidien des familles. Parfois, les discussions se font smartphone à la main, quitte à être interrompues.

 

"Je vois une vidéo qui m'intéresse, je scrolle, je scrolle, et voilà c'est une boucle, et puis après, on reprend la discussion avec ma mère et je reçois une notification, donc, je rescrolle... en fait, c'est vraiment infini.", témoigne une jeune fille.

Sa mère en fait autant quand elle regarde un film.

"Je crois que je ne sais plus regarder la télé sans scroller en même temps, je scrolle systématiquement, je pense qu'on perd en capacité de concentration", déclare la mère,  Elodie Laloum, attachée de presse, qui songe vraiment à consulter.

 

Une dépendance de plus en plus fréquente...
Maxime a attendu 5 ans pour pousser les portes d'un hôpital en région parisienne. À 22 ans, le jeune homme a décidé de se prendre en main : jeux en ligne, vidéos, réseaux sociaux, il  consacrait jusqu'à 12 heures par jour aux écrans.

"Je me suis complètement isolé depuis quelques années" témoigne le jeune homme.

Isolement, perte de sommeil, de concentration... le jeune homme ne travaille plus.

"Aujourd'hui, je ne suis plus maître de ma journée, c'est à dire que je ne peux pas passer une journée sans passer au moins deux trois heures sur les écrans. Sinon, je me sens anxieux et un peu angoissé", dit ce jeune garçon.

 

Les écrans : une drogue à part entière selon une addictologue.

Selon Caroline Cros, cheffe d'unité d'addictologie pour adolescents et jeunes adultes, "il y a une excitation, une stimulation, et au final vous avez le même plaisir (...) que pour d'autres consommations ou pour d'autres drogues : la libération de la dopamine ".

Depuis près de 5 ans, en plus des addictions classiques aux psychotropes et aux drogues, la dépendance aux écrans est de plus en plus fréquente.

Amine Benyamina, chef du service de psychiatrie et d'addictologie à l'hôpital Paul-Brousse (AP-HP), indique que sur les 14 jeunes patients admis à l'hôpital de jour, "au moins quatre consomment de l'écran, et ça grandit de plus en plus".

 

Un danger pour les uns, une opportunité pour les autres...

Le temps passé sur une vidéo permet à la plateforme de capter nos goûts et nos envies via un algorithme, créant un cercle vicieux."

 

 

Source :
 

https://www.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/sante-les-ecrans-une-addiction-qui-touche-toutes-les-generations_6809005.html

 

 

 

ça scrolle !
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Https://Fatizo.over-Blog.com/