Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
12 mai 2023 5 12 /05 /mai /2023 11:49
Nîmes et le prix Goncourt...

Une exposition intitulée Nîmes et le prix Goncourt mettait en lumières trois figures illustres, trois Nîmois : Alphonse Daudet, Marc Bernard et Jean Carrière...

L'exposition présentait aussi de nombreuses couvertures de romans qui ont obtenu le prix Goncourt.

Une exposition qui raconte l'histoire de ce célèbre prix littéraire, en mettant l'accent sur trois auteurs nîmois.

Alphonse Daudet fut d'abord l'exécuteur testamentaire d'Edmond de Goncourt, Marc Bernard fut primé en pleine guerre, L'épervier de Maheux de Jean Carrière fut l'un des prix les mieux vendus de l'histoire mais aussi l'un des plus lourds à porter pour son auteur.

 

Le premier prix Goncourt fut décerné en 1903.

Il y a 50 ans, le prix Goncourt était attribué à Jean Carrière, à cette occasion son fils a demandé une exposition sur ce thème à la ville de Nîmes.

 

 

Dans un premier espace, on découvre les prémices de l'histoire de ce prix.

Les frères Goncourt sont deux intellectuels argentés, et aussi deux affreux bonhommes : misogynes, antisémites, mais ils sont attachés à la modernité de la littérature. Ils ont soutenu de jeunes auteurs talentueux.

Edmond de Goncourt crée l'académie Goncourt. Et quand il dépose son testament, il choisit Alphonse Daudet comme exécuteur testamentaire...

Daudet est alors très connu comme un écrivain régionaliste, il a écrit aussi des romans d'aventures qui paraissent dans la presse sous forme de feuilletons...

Dans l'exposition, on pouvait voir ainsi un manuscrit d'un  roman intitulé Jack, corrigé par la femme de Daudet qui joua un rôle actif dans l'écriture de ses oeuvres.

 

Le prix Goncourt est créé en 1903 et décerné à un roman de science fiction : il est attribué à  John-Antoine Nau pour son roman Force ennemie (Editions de la Plume).

En voici le résumé :
Un homme est enfermé dans un asile d'aliénés. Est-il fou ? Ou bien sont-ce les aliénistes qu'il faudrait mettre à sa place ? Il se croit habité par un esprit d'une autre planète et tombe passionnément, follement, désespérément amoureux d'une femme, Irène, internée comme lui dans le même établissement. Il s'enfuit, elle sort de l'asile, disparaît... Il court jusqu'au bout du monde pour la retrouver...

On le comprend : cette oeuvre est complètement tombée dans l'oubli, alors que d'autres prix Goncourt restent célèbres, par exemple Le Feu de Barbusse en 1916, un ouvrage écrit en pleine guerre.

 

Marc Bernard, quant à lui, reçoit le prix Goncourt en 1942 : c'est un écrivain nîmois, issu d'un milieu populaire, il écrit des romans prolétariens, et en 1942, il est récompensé pour "Pareils à des enfants." Marc Bernard y retrace son enfance à Nîmes...

L’objectif de Marc Bernard pour Pareils à des enfants était de faire revivre des gens simples. Le récit relate les premières années du héros : son enfance, le départ de son père infidèle et coureur de jupons, la vie quotidienne difficile avec sa mère, tout cela inscrit dans le décor de sa Nîmes natale.

En raison d'une pénurie de papier, le livre s'est mal vendu à l'époque, en pleine guerre.

Les oeuvres de Marc Bernard ont été cependant constamment rééditées, il fut un homme de gauche très engagé.

L'exposition permettait des découvrir des extraits de son roman "Pareils à des enfants", qui étaient situés sur un plan de la ville de Nîmes.

On pouvait découvrir aussi un film Une journée toute simple, réalisé d'après un roman de Marc Bernard... une journée à Nîmes en 1968.

 

Enfin, Jean Carrière, né à Nîmes, est issu d'une famille de musiciens. Il écrit d'abord des essais sur le jazz et la musique du début du XXème siècle.

A 17 ans, il connaît une crise existentielle : il a l'impression de perdre son enfance, une période vécue comme une merveille, il a la nostalgie de cette époque.

Puis, il devient le secrétaire particulier de Jean Giono qu'il considère comme son père spirituel. Giono l'encourage à écrire.

En 1967, il écrit son premier roman : Retour à Uzès, couronné par le prix de l'Académie Française.

En 1972, il reçoit le prix Goncourt pour L'épervier de Maheux : un des plus gros succès de l'histoire du Prix Goncourt.

Pourtant, Jean Carrière vit mal ce succès, c'est une personnalité fragile.

Son père meurt peu après dans un accident et il fait une dépression.

En 1987, il publie Le Prix d'un Goncourt où il raconte ses difficultés à la suite de l'obtention de ce prix. Il était passé soudain de l'ombre à la lumière... il était devenu très vite l'écrivain des Cévennes. Et ce n'était pas son intention...

 

L'exposition permettait de découvrir de nombreux documents : manuscrits, extraits de romans, photos, article de journaux... ainsi que de nombreuses reproductions de couvertures de romans qui ont obtenu le prix Goncourt.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
10 mai 2023 3 10 /05 /mai /2023 09:56
La journaliste qui a dit non à la guerre...

 

 Marina Ovsiannikova d'un seul coup a dit NON ! NON à la guerre... C'était le 14 mars 2022 sur un plateau de télévision...

"Cette journaliste  est aussitôt arrêtée, licenciée, elle écope d'une amende de 250 euros, elle s'exile ensuite quelques semaines en Allemagne avant de retourner à Moscou pour négocier la garde de ses enfants. Arrêtée, placée en résidence surveillée, elle subit la répression du Kremlin. Elle réussit alors à s'enfuir et se réfugie en France."

 

"C'est un coup de tonnerre, un coup d'éclat au milieu d'un ciel presque sans nuage ! Sur la première chaîne, c'est la chaîne la plus contrôlée, la plus censurée et on a quelqu'un qui effectivement brandit cette pancarte, tout d'un coup.", commente l'historien Andreï Kozovoï.

"On n'y croit pas, on pense à un canular, à quelque chose de totalement faux, non c'est quelqu'un qui existe vraiment, ce ne sont pas des images truquées, et évidemment, on se met à penser : "Mais qu'est-ce qui va lui arriver ?" précise l'historien.

"Marina a sans doute ce courage... Nikita Khrouchtchev  avait dit dans une conversation avec un  écrivain Américain : "Les femmes Russes ne sont pas des peureuses." Et on a ici un exemple de courage extraordinaire."

 

" Il y a des failles dans le système russe qui se présente comme monolithique, et l'une des failles, c'est typique de ce que représente Marina  Ovsiannikova qui est issue d'une famille mixte russo ukrainienne", explique l'historien Antoine Arjakovsky.

"Il y a beaucoup de familles mixtes russo ukrainiennes en Russie, des familles qui sont déchirées par cette guerre, et on les chiffre à plusieurs centaines de milliers de personnes, cela veut dire que c'est important. Ce n'est pas quelques centaines. Les Russes d'origine ukrainienne, les Ukrainiens d'origine russe ne peuvent pas admettre la propagande russe qui explique que l'Ukraine n'existe pas comme nation.

Donc voilà un geste qui est sorti des tripes, de la compassion et aussi de l'identité mixte de Marina."

 

On imagine bien, en effet, le désarroi de ces familles déchirées, leur révolte face à une guerre fratricide qui divise des familles, des amis, des proches...

 

"Beaucoup de Russes disent dans leur cuisine qu'ils sont fatigués de ce régime dictatorial. Tous ces régimes de type dictatorial commencent par une personne qui  a des complexes, qui est faible, qui arrive au pouvoir et dont le pouvoir devient illimité. C'est comme cela que ça s'est passé en Russie... il faut presque être suicidaire pour s'opposer à la guerre.", commente Marina  Ovsiannikova.

 

"Marina  Ovsiannikova décrit aussi dans son livre "No war" les règles, les ficelles de cette propagande d'état : ne jamais délivrer de mauvaises nouvelles après une information sur Vladimir Poutine, parce que cela nuirait à son image de sauveur de la Russie. A l'inverse, jamais de bonnes nouvelles en provenance de l'occident. Il y a aussi une liste de sujets incontournables qui sont envoyés directement par le Kremlin. Tout journaliste qui ne se plierait pas à ces consignes strictes peut être sanctionné d'une amende, d'une retenue sur salaire jusqu'à 40% de son salaire...

Une information corsetée depuis notamment le discours de Munich en 2007."

"Ce système de propagande n'est pas né par hasard, les Russes ont en héritage toute une culture de la propagande et de la censure à la télévision et dans les médias, qu'ils ont gardée, Poutine a été profondément marqué par cette culture de la propagande notamment télévisée, il en a été abreuvé, c'était une propagande beaucoup plus rugueuse et primitive que ce que l'on voit aujourd'hui, une propagande de l'époque soviétique...", explique Andreï Kozovoï.

 

De fait, on retrouve cette propagande figée dans les discours de Vladimir Poutine...

 

 

Sources :

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-3/4837093-russie-l-opposition-impossible-a-poutine.html

 

https://www.lepoint.fr/monde/marina-ovsiannikova-la-majorite-des-russes-sont-dans-un-deni-de-la-realite-04-05-2023-2518913_24.php

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
8 mai 2023 1 08 /05 /mai /2023 10:58
Russie : la guerre des chefs...

 

Rien ne va plus entre les chefs de guerre en Russie : une guerre à l'intérieur de la guerre... voilà qui fait désordre...

"La guerre des chefs est désormais totale entre le ministre russe de la défense et le chef de la milice Wagner.

Un antagonisme entre l'armée et le groupe paramilitaire qui se précise...

 

"ça, ce sont des gars de Wagner, ils sont morts aujourd'hui, leur sang est encore frais." dit le chef de la milice Wagner, Evgueni Prigojine, en montrant des cadavres dans une vidéo.

C'est avec cette vidéo macabre que  le chef de la milice Wagner, Evgueni Prigojine a lancé les hostilités.

Avec violence, il s'en prend au ministre de la défense et au chef d'état major russe. Il hurle leurs noms, "Choigou, Guérassimov ! où sont nos putains de munitions ?"

Des propos violents, une remise en cause virulente du commandement russe et de ses chefs de guerre.

 

Cela fait plusieurs mois que Evgueni Prigojine accuse l'armée russe de ne pas lui fournir assez de munitions.

Mais cette fois-ci, Evgueni Prigojine va plus loin : il passe aux menaces :

"Le 10 mai 2023, nous quitterons la ville de Bakhmout."

Situé dans l'est de l'Ukraine, Bakhmout est l'épicentre des combats depuis des mois.

Côté russe, Wagner est en première ligne pour s'en emparer. Que deviendrait l'armée russe sans Wagner ?

Evgueni Prigojine va-t-il mettre sa menace à exécution ?

Le ministre russe de la défense s'est affiché auprès de ses soldats et a semblé lui répondre : "Le chef du département militaire russe a donné l'ordre de surveiller particulièrement les problèmes de l' approvisionnement continu et rapide des groupes de soldats avec tout l'équipement militaire et les armes nécessaires..."

Il semble donc que les menaces de Prigojine ont été efficaces...

 

Pour Vladimir Poutine ces dissensions entre deux fidèles arrivent à un moment crucial : l'Ukraine s'apprête à lancer une contre offensive.

Une menace prise très au sérieux par les Russes : ils ont lancé l'évacuation des civils à proximité du front sud."

 

Cette guerre des chefs prouve une fois de plus que l'armée russe connaît de nombreux problèmes : manque de munitions, d'équipements, et aussi manque de coordination entre l'armée et le groupe paramilitaire...

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-evgueni-prigojine-menace-de-retirer-ses-troupes-de-bakhmout_5809337.html

 

 

 

 

Russie : la guerre des chefs...
Partager cet article
Repost0
7 mai 2023 7 07 /05 /mai /2023 20:26
Féerie de fleurs de marronniers...

 

Des bouquets, des grappes de fleurs serrées sur les marronniers : une fête des couleurs, des élégances de blancs et de roses dans les Jardins...

 

 

Les arbres se couvrent de myriades de fleurs aériennes et légères... Des toisons foisonnantes, lumineuses sur les frondaisons du printemps...

 

 

Des cônes de fleurs frémissantes sous le vent du printemps...

 

 

Des fleurs délicates aux teintes nuancées de blanc, de xanthe, de rose...

 

 

Des fleurs si douces courtisées par des tourbillons de nymphes des bois...

 

 

 

Des fleurs raffinées, délicates... des féeries de fleurs sur les marronniers !

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

Partager cet article
Repost0
5 mai 2023 5 05 /05 /mai /2023 11:29
La reine de l'Egyptologie...

 

Claudine Le Tourneur d'Ison a rédigé une biographie de Christiane Desroches Noblecourt, égyptologue : elle a été son élève et elle est venue présenter son ouvrage lors du Festival de la Biographie à Nîmes...

Christiane Desroches Noblecourt est une des rares femmes à avoir laissé son nom dans l'histoire de l'Egyptologie.

 

"Elle a fait beaucoup pour l'Egypte, pour le musée du Louvres qu'elle a vraiment enrichi. C'est elle qui a initié la campagne de Nubie : en 1954, Nasser qui arrive au pouvoir décide qu'il faut moderniser et industrialiser le pays. Il va faire construire un grand barrage au sud d'Assouan. Ce grand barrage va créer un lac de 500 kilomètres qui va noyer la Nubie. Il noie ainsi toute une partie de l'histoire, avec deux temples emblématiques, le temple d'Abou Simbel et les temples de l'île de Philae.

 

Christiane Desroches Noblecourt clame qu'on ne peut pas laisser disparaître un patrimoine aussi colossal. C'est elle qui génère le début de la campagne de Nubie qui va durer 20 ans, et pendant 20 ans de sa vie, elle va se battre pour que les temples soient sauvés, déplacés.

Et elle y parvient grâce à l'Unesco et au soutien des Egyptiens. C'est une énorme aventure humaine.

 

Construire ces temples a été déjà une colossale entreprise humaine. Ce qu'ont fait les Egyptiens anciens, construire ces temples, cela a déjà été colossal... Ceux qui ont déplacé le monument et qui ont découpé Abou Simbel, (parce qu' Abou Simbel, c'était un temple creusé dans la roche), tous ces hommes qui ont découpé, qui ont démonté, qui ont remis le temple dans un endroit préservé ont fait un vrai travail de génie.

 

Dans le livre, il y a deux chapitres sur la campagne de Nubie : une grande aventure humaine... on n'imagine pas aujourd'hui que cinquante nations dans le monde ont donné de l'argent pour sauver des temples...

Aujourd'hui, cela paraît vraiment inimaginable et cette grande aventure humaine nécessite d'être remise au goût du jour et racontée, parce qu'il faut voir ce que les hommes au XXème siècle ont fait aussi. L'amitié et la coordination entre les peuples, à ce moment-là, entre 1960 et 1980 a fait en sorte qu'un patrimoine mondial a été sauvé.

 

Et c'est de là qu'est issue la notion de patrimoine mondial de l'Unesco.

 

Christiane Desroches Noblecourt a aussi régné 50 ans sur le Louvres, c'est elle qui a vraiment démocratisé et popularisé l'Egyptologie. Avant, c'était quand même un domaine très intimiste et grâce aux grandes expositions qu'elle a initiées, comme en 67 l'expo Toutankhamon, en 76, l'expo Ramsès, ces expositions qui attirent énormément de monde... en 67, il y a un million deux cent mille personnes qui vont voir Toutankhamon, alors que personne n'allait en Egypte et que les voyages en Egypte, c'était pour une toute petite élite."

 

https://www.babelio.com/livres/Le-Tourneur-dIson-Christiane-Desroches-Noblecourt--La-reine-de-lg/1435086#!

 

Partager cet article
Repost0
3 mai 2023 3 03 /05 /mai /2023 09:41
Un monde voué à la démesure : les poulaillers géants...

 

Une vision cauchemardesque : des poulets entassés dans un poulailler géant, asphyxiés, malades, des poulets pourtant destinés à la vente, destinés à la consommation des plus pauvres...

Un monde voué à la démesure... à l'exploitation animale à outrance... un monde où l'économie est reine, une économie qui gouverne tout ce qui peuple la planète...

 

"Des tonnes de terre retirées par des tractopelles. Dans un champ situé dans l’Yonne, les travaux ne font que commencer, mais ils cristallisent déjà de nombreuses polémiques. Dans quelques mois se dressera sur cette vallée un immense poulailler, capable de contenir à lui seul plus de 40 000 volailles.

Éric Bourdon est céréalier et n’a jamais élevé de poulets. Pourtant, son projet est colossal. Le bâtiment est long de 95 mètres, aussi grand qu’un terrain de football.

"On va produire des poulets standards de 41 jours, ce ne sont pas des poulets élevés en plein air, c'est pas du poulet bio, c'est pas du poulet, c'est pas du poulet label... à l'heure actuelle, on fait ça parce que le marché le demande..."

Avec les aléas climatiques, ses céréales ne seraient plus assez rentables. L'agriculteur a donc accepté l'offre du puissant industriel DUC, filiale d'un des leaders européens de la volaille, le hollandais PLUKON, un groupe qui selon l'éleveur se serait même engagé à payer la moitié des travaux : 300 000 euros.

Dans le village de Sergines où le chantier a lieu, le poulailler suscite le débat chez les habitants.

"Vous croyez que c'est agréable ? Vous ouvrez vos fenêtres, vous sentez le caca de poule, vous sentez tout ce que vous voulez..." déclare une habitante.

"Il faut que tout le monde travaille. C'est toujours le même problème... c'est aussi dur pour les agriculteurs que pour nous les retraités... c'est compliqué." dit une autre.

"C'est une honte ! La maltraitance des animaux, vous vous rendez compte ! Il y a je ne sais pas combien de poules dedans. C'est horrible." dénonce une autre.

Ce que craignent les opposants, ce sont des conditions d'élevage indignes : des images filmées en 2020 dans un poulailler du groupe DUC nous montrent des poulets entassés, déplumés, parfois incapables de se déplacer.

Une situation que redoute Jean Luc Pellard, opposant à la construction du nouveau bâtiment : si le projet respecte la loi, il bafoue le bien être animal.

"Une feuille A4, c'est 30 cm sur 21 cm : un poulet n'a même pas ça, il a les deux tiers de ça, en plus il est gavé, il a un squelette qui ne peut pas supporter sa masse musculaire." explique cet opposant.

Pour accélérer la production, le groupe hollandais souhaite construire 80 méga poulaillers autour de l'abattoir de Chailley dans un rayon de 150 kms. Le département de l'Yonne pourrait alors compter plus de poulets que d'habitants.

"En France, c'est beaucoup plus permissif que chez eux, donc ils s'étendent, il n'y a pas les mêmes règles législatives."

Les journalistes ont tenté de joindre l'industriel DUC pendant plusieurs semaines, mais malgré de multiples sollicitations, le groupe n'a pas souhaité leur répondre. 

Pourtant, DUC prépare déjà activement l'arrivée des méga poulaillers : en décembre l'entreprise a même reçu toutes les autorisations du  préfet pour redimensionner son abattoir et passer de 227 tonnes de volailles abattues par jour à 400 tonnes. Un projet défendu par une majorité d'élus locaux.

"Il faut bien se doter de moyens si on veut répondre à la demande. Si on ne le fait pas, on va devoir importer, avec les risques sanitaires que ça comporte. Je trouve que c'est une bonne chose pour le consommateur, nos céréaliers et pour l'économie locale.", déclare un élu.

Pour les voisins du futur méga poulailler, l'autre problématique, c'est l'eau : l'éleveur devrait notamment puiser dans la même ressource en eau que le village de Michery, 1000 habitants.

Une nouvelle qui inquiète l'équipe de la mairie : avec la sécheresse, les réservoirs sont déjà plus bas que la normale.

Si le méga poulailler de Sergines doit démarrer son activité en 2024, le groupe DUC prévoit l'installation d'un projet encore plus grand dans l'Aube : un élevage de 90 000 poulets ! "

 

La démesure encore et toujours... le mépris du monde animal et la recherche du profit et du chiffre au détriment de la qualité. Le monde d'après n'a pas changé et même pire : il conduit à des dérives terrifiantes au nom du profit et de la croissance...

Alors que l'obésité devient un fléau mondial qui touche de nombreux pays, les industriels de l'agroalimentaire produisent une nourriture abondante de mauvaise qualité... une nourriture peu chère réservée aux plus pauvres.

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/yonne-des-poulaillers-geants-creent-la-polemique_5795102.html

 

 

 

 

Un monde voué à la démesure : les poulaillers géants...
Partager cet article
Repost0
1 mai 2023 1 01 /05 /mai /2023 12:34
Le mot "travail" recouvre des réalités très différentes...

 

André Comte-Sponville, invité sur les Matins de France Culture a évoqué sa brève carrière dans l'enseignement : il dit qu'il a pris sa retraite très tôt à 46 ans !

 

Et il précise : "Je n'ai pas touché ma retraite à 46 ans, je la touche depuis que j'ai 62 ans... J'ai arrêté d'enseigner à 46 ans grâce au succès d'un de mes livres, Le petit traité des grandes vertus, je n'avais plus besoin de salaire pendant plusieurs années, bref, j'ai arrêté d'enseigner dès que je l'ai pu. Et donc, je serai très mal placé de faire la leçon à ceux qui veulent arrêter de travailler dès qu'ils peuvent et qui préfèrent s'arrêter à 62 ans plutôt qu'à 64ans..."

 

Et il rajoute :

"L'économiste Galbraith écrit dans un de ses livres qu'on utilise le même mot "travail", "work" en anglais pour désigner des activités tellement passionnantes qu'on les ferait, à la limite, bénévolement et pour désigner des activités tellement fastidieuses, fatigantes, désagréables que l'on fait parce qu'on y est contraint pour gagner sa vie.

Et Galbraith concluait en disant qu'utiliser le même mot pour désigner des activités tellement différentes, c'est déjà un signe évident d'escroquerie.

 

Eh bien moi, j'ai fait deux "travail" dans ma vie : il y avait l'enseignement et la correction des copies, c'est lourd, je le faisais bien, sérieusement, mais c'est lourd, et puis il y avait écrire des livres qui  était moins un métier qu'une vocation... Et dès que j'ai pu arrêter mon métier d'enseignant à 46 ans pour écrire davantage, bien sûr, je l'ai fait.

Et donc cela veut dire qu'il y a travail et travail.

 

Bien sûr, pour nous, écrire, faire de la recherche, c'est notre passion, donc on souhaite le faire si on peut jusqu'à la mort.

Mais on ne peut pas appliquer le même genre de discours à des métiers qui sont faits essentiellement parce qu'il faut bien gagner sa vie, et qui sont souvent des métiers fatigants, peu gratifiants et souvent, qui plus est, mal payés..."

 

Eh oui le mot travail recouvre des réalités très différentes : maçon, plombier, couvreur, chauffeur, aide-ménagère, aide soignante, infirmière, enseignant, banquier, informaticien, PDG etc.

Salaires, pénibilité, conditions de travail, horaires ne sont pas les mêmes..

C'est pourquoi une même réforme des retraites qui s'applique à ces différents métiers paraît totalement inadéquate, inadaptée...

André Comte-Sponville a pu s'arrêter d'enseigner à 46 ans, un privilège exorbitant... et s'il l'a fait, c'est qu'il trouvait le métier difficile, rempli de contraintes et d'aléas. Il a pu se consacrer à l'écriture, à la recherche, et s'est ainsi épanoui.

Et de nombreux métiers ne permettent pas cet épanouissement...

Notre époque réduit l'homme à une machine bonne à travailler et à produire... il faudrait redonner du sens au travail.

 

 

 

 

Vidéo : à 3 minutes, 20 secondes

Partager cet article
Repost0
30 avril 2023 7 30 /04 /avril /2023 13:42
La saison des lilas...

 

Des teintes de mauves, de roses pâles, des grappes abondantes de fleurs dans les jardins...

 

 


Des parfums suaves qui s'envolent dans l'air du printemps...

 

 

 

Les fleurs serrées en grappes compactes, étoiles lumineuses rayonnent sous le soleil et sous le murmure des oiseaux...

 

 

Sentez vous l'odeur des lilas ?

 

 

 

Les fleurs s'épanouissent en panaches,  bercées par le vent léger du printemps...

 

 

 

Des camaïeux de mauves, des embruns de teintes délicates et subtiles !

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

Partager cet article
Repost0
28 avril 2023 5 28 /04 /avril /2023 11:50
Les Bienheureux de Julien Dufresne...

 

Un livre à la croisée du roman, du récit et du témoignage... pendant 3 ans, l'auteur Julien Dufresne a suivi le quotidien de familles qui ont un enfant atteint d'une maladie rare : le syndrome Williams.

Julien Dufresne a présenté son livre Les Bienheureux lors du Festival de la Biographie à Nîmes...

 

"C'est une maladie orpheline qui se caractérise par des déficiences cardiaques, intellectuelles mais qui présente aussi des caractéristiques merveilleuses, assez magiques, c'est pour ça que j'ai voulu écrire un livre sur le sujet...

 

Ce sont des enfants qui ont un gène qu'on n' a pas de l'hyper sociabilité, ils sont doués d' une musicalité extraordinaire, ils ont tous quasiment l'oreille absolue, capables de retenir des chiffres et des partitions pendant des années entières, alors qu'ils ont 40 à 90 de QI maximum.

Et ils auraient aussi inspiré la légende des elfes et des lutins dans les contes de fée.

 

Ces enfants ne souffrent pas de leur handicap, ils sont heureux tout le temps. Ils sont traversés d'une lumière, d'une gaieté, d'une joie, pour autant, ils se rendent compte de leurs différences, après la petite enfance, avec le regard des autres, à l'école primaire et au collège.

A ce moment là, ils entendent le terme "handicapé" et ils se rendent compte qu'ils ne sont pas exactement à l'image de ceux qui les entourent.

 

Les éducations diffèrent en fonction des modèles familiaux et des talents de ces enfants parce qu'ils ne sont pas tous atteints au même degré par cette maladie.

Assez peu de personnes atteintes par ce syndrome sont autonomes.

 

C'est une naissance sur 7000, ils sont 300 000 dans le monde. En France, c'est environ 3 à 5000 personnes.

Cette maladie a été découverte dans les années 60, c'est une maladie assez récente. L'espérance de vie est de 30, 40 ou 50 ans.

 

Les enfants Williams sont des enfants de petite taille, sveltes, avec des problèmes d'élasticité de la peau, donc des visages un peu déformés : ils ressemblent à des elfes et des lutins. Des chercheurs ont étudié l'appétence de ces enfants pour la musique, pour les travaux manuels, pour la nature, pour les animaux, et c'est aussi le cas des elfes et des lutins.

 

Au quotidien pour les familles, c'est un parcours du combattant, parcours médical, paramédical. Certains voient une quinzaine de spécialistes par trimestre, c'est un parcours très lourd.

 

Mais, la moindre petite victoire, le moindre accomplissement viennent effacer ces difficultés."

 

La sociabilité, l'empathie, des qualités essentielles qui se perdent et dont on ferait bien de s'inspirer !

Julien Dufresne écrit beaucoup sur la différence, il a voulu écrire un livre joyeux, drôle sur le sujet.

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
26 avril 2023 3 26 /04 /avril /2023 09:40
Sauver la grammaire...

 

Pour l’association Sauver les Lettres, l’enseignement de la grammaire à l’école a été sacrifié depuis des années...

La grammaire n'est pas à la mode : elle paraît trop austère. Elle est pourtant essentielle à la compréhension de notre langue...

 

L' Education nationale a sans cesse réformé la grammaire, les différentes terminologies, apportant ainsi la confusion et le trouble.

Un simple exemple : dans la dernière terminologie officielle publiée sur le site du ministère, dans la phrase "Je vais à Paris", "à Paris"  est analysé comme un COI (complément d’objet indirect) du verbe aller, et non comme un complément circonstanciel de lieu, comme on l'enseignait autrefois.

Et pourtant, il paraît essentiel pour une bonne compréhension de l'analyser comme un complément de lieu...

 

L’apprentissage formel de la langue occupe moins d’heures que jadis, les programmes ayant régulièrement exigé que moins de temps soit consacré à l’orthographe et davantage à la production d’écrits. Sans résultats concernant celle-ci.

Sont aussi relevées des difficultés en conjugaison. La maîtrise des variations du verbe réclame une pratique  continue, pas seulement des exercices ponctuels. C’est évidemment à l’écrit que se manifestent les difficultés en conjugaison et en orthographe, pas à l’oral.

 

Je me souviens de la visite d'un inspecteur alors que j'enseignais en collège : il me reprochait alors d'avoir consacré une heure de cours à une leçon de grammaire pure portant sur la notion d'attribut. Ce n'était pas assez ludique, sans doute...

Selon lui, il fallait grappiller dans les textes lus en classe quelques exemples de cette fonction grammaticale et expliquer cette notion à l'occasion de ces lectures...

Donc, pas de leçons apprises par coeur, et surtout pas un temps long consacré à la grammaire...

 

On en voit les résultats de nos jours : de nombreux élèves ne maîtrisent pas leurs conjugaisons, ont des difficultés pour accorder les verbes, comprennent mal les textes et les énoncés...

Bien évidemment, ces difficultés sont dues à un certain laxisme, à une volonté de réduire le niveau d'exigence.

Or, il est important que les élèves soient confrontés à des difficultés, à des efforts car l'échec est aussi un apprentissage.

Il est temps de remettre à l'honneur la grammaire, l'orthographe, les conjugaisons, la valeur des temps, des modes...

Il est temps de rétablir de véritables leçons de grammaire...

 

 

Source :

 

https://www.nouvelobs.com/opinions/20230307.OBS70410/plaidoyer-pour-une-grammaire-scolaire.html

 

 

 

Sauver la grammaire...
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Https://Fatizo.over-Blog.com/