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12 novembre 2023 7 12 /11 /novembre /2023 12:50
Soleil d'automne...

 

Des teintes d'ocres et de rouilles sous le soleil, des feuilles d'or, d'autres brunes, piquetées d'éclats oranges, les feuilles d'automne revêtent des lumières solaires...

 

 

Un arbre doré s'empare des rayons du soleil et devient lui-même flamboiement de lumières...

 

 

Un éblouissement de couleurs solaires !

 

 

Le jet d'eau lui aussi s'enflamme de milliers d'étoiles étincelantes !

 

 

 

Les arbres déploient leurs panaches de rousseurs, des teintes joyeuses et chaleureuses sur l'azur...

 

 

Au couchant, les nuées s'embrasent encore des couleurs de l'automne : éclats de feux et de braises !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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10 novembre 2023 5 10 /11 /novembre /2023 12:30
Sous le ciel de Paris s'envole une chanson...

 

Un bel hommage à la ville de Paris avec cette célèbre chanson : Sous le ciel de Paris...

Une chanson sous le signe de l'amour et de la gaieté...

 

Dès le premier couplet, on voit une chanson "s'envoler sous le ciel de Paris", magnifique image qui assimile cette chanson à un oiseau, lui-même symbole de liberté, d'élégance.

Et cette chanson est associée à l'amour puisqu'elle est "née Dans le coeur d'un garçon" et qu'elle accompagne les pas des amoureux.

 

Puis, c'est "Sous le pont de Bercy" que nous emmène le poète, un des ponts qui enjambe la Seine : une foule diverse est évoquée : "un philosophe assis, Deux musiciens, quelques badauds, des gens par milliers."

Le savoir symbolisé par "un philosophe assis", la musique, la curiosité des badauds, la foule, grâce au procédé d'énumération, suggèrent une ville animée, pleine de vie, un réservoir de culture.

Et cette foule rassemblée "chante L'hymne d'un peuple épris De sa vieille cité." La chanson d'amour évoquée au début s'élargit pour devenir un véritable hymne à la louange de la vieille cité...

L'amour est aussi celui des habitants pour leur cité.

 

On découvre ensuite un autre lieu emblématique "Près de Notre Dame" où "Parfois couve un drame...", soudain apparaît une touche d'inquiétude et de tristesse, vite oubliée car la magie de "Paname" opère.

Ce nom familier donné à la ville de Paris qui évoque d'autres chansons suggère la joie avec aussi la lumière de "quelques rayons d'un ciel d'été et un air d'accordéon"... une ambiance festive...

Comment peindre Paris sans faire référence à la Seine associée encore à l'idée de joie ? Et même les plus humbles se plaisent dans ce décor : on voit alors "les clochards et les gueux" se laisser bercer par le murmure du fleuve :

"Sous le ciel de Paris
Coule un fleuve joyeux
Hum Hum
Il endort dans la nuit
Les clochards et les gueux"

 

On perçoit une ville bienveillante pour les humbles.

 

Et "les oiseaux du Bon Dieu" participent aussi à l'harmonie et la gaieté du décor : venus du "monde entier", ils semblent célébrer la ville de leurs bavardages. L'hyperbole vient souligner la renommée immense de Paris...

Le ciel de Paris est personnifié dans les vers suivants, ainsi que l'Ile Saint Louis : amour, sourire, habit, tristesse, jalousie...

Différents sentiments apparaissent et soulignent la vie bouillonnante de la ville, le ciel est présenté comme une entité vivante, tutélaire, "il est épris de l'Ile Saint-Louis" (encore l'amour !) qui lui sourit, il met alors "son habit bleu"... une succession d'images emplies de tendresse.

La pluie symbolise sa tristesse, le tonnerre représente sa jalousie de voir des millions d'amants (toujours l'amour !)

Enfin la chanson s'achève sur un tableau plein de gaieté :

"Mais le ciel de Paris
N'est pas longtemps cruel
Hum Hum
Pour se fair' pardonner
Il offre un arc en ciel."

 

La mélodie légère, virevoltante restitue un air de danse, une ambiance joyeuse... c'est un Paris romantique qui est décrit et qui nous fait rêver...

Cette chanson fut composée par Hubert Giraud, écrite par Jean Dréjac et originellement interprétée et enregistrée par Jean Bretonnière pour la musique du film Sous le ciel de Paris, de Julien Duvivier de 1951.

 

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/edith-piaf/paroles-sous-le-ciel-de-paris
 

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8 novembre 2023 3 08 /11 /novembre /2023 10:35
Le succès vertigineux des montagnes russes...

 

Les montagnes russes ? Vous aimez ? Encore un plaisir frelaté dans notre monde artificialisé... Ces attractions remportent pourtant un vif succès dans le monde...

Comme un besoin de sensations fortes dans un univers encadré, surveillé...


Vivre intensément ! C'est le credo de beaucoup de gens, à notre époque...

Pour ce faire, il faut à tout prix partir en vacances, se rendre dans des parcs d'attraction où l'on cultive des émotions fortes...

Ces parcs d'amusement collectif ont de plus en plus de succès : parcs nautiques, avec des toboggans, des vagues artificielles, parcs d'attractions, avec grandes roues, balançoires géantes, grand huit...

"Des chutes libres, des vrilles ou même des arrêts la tête à l'envers et toujours les mêmes réactions : des cris de terreur et des hurlements...

 

Mais comment peut-on apprécier de telles attractions ?

Pourtant, les montagnes russes sont désormais les produits d’appel des parcs d’attractions. Chaque année, ils investissent en moyenne 20% de leur chiffre d’affaires dans de nouvelles attractions. Une nécessité dans un secteur compétitif.

Les montagnes russes, stars des parcs d’attraction, attirent toujours plus de visiteurs à la recherche de sensations fortes. À coup de millions d’euros, les parcs rivalisent entre eux et en installent tous les trois à cinq ans.

 

Au Parc Astérix, c’est la nouvelle attraction à tester. Toutatis a ouvert en avril dernier. L’attraction propose des pointes à 110 km/h et jusqu’à 51 mètres de hauteur. "On vient se faire peur. On vient essayer de dépasser un peu nos limites, toujours plus vite, toujours plus haut !", assure un passionné de grands huit. Plus d’un million de personnes ont déjà embarqué à bord.

Côté sécurité, rien n’est laissé au hasard : contrôle quotidien des harnais, de l'état des roues et de leur positionnement au millimètre près.

Un budget colossal pour ces attractions : 36 millions d'euros, le plus gros investissement de l'histoire du parc.

"C'est indispensable pour se démarquer", déclare le directeur du groupe.  "Il y a une compétition, on est dans un secteur concurrentiel et il faut pouvoir offrir à nos visiteurs ce qu'ils considèrent comme étant l'offre qui fera venir les gens."


La compétition se joue à l’échelle du monde entier. Il faut innover à tout prix, alors chaque montagne russe est conçue sur mesure. Julien Simon est concepteur de montagnes russes. Pour s’inspirer, il en a testé près de 2 000 dans 30 pays. Son dernier projet est en cours de construction dans un parc en Isère... Objectif : une sensation différente toutes les 3 secondes !

"Cela donne aussi l'impression que la montagne russe est plus longue qu'elle ne l'est, parce que si on fait plusieurs fois la même chose, ça devient vite répétitif..." déclare ce concepteur.

 

Luc De Roo, directeur général de Walibi Rhône-Alpes, en est fier, car "c’est le plus gros investissement du parc". Ici depuis dix ans, 50 millions d'euros ont été investis pour doubler le nombre de montagnes russes, et ça marche ! 50% de visiteurs en plus, et ils restent plus longtemps dans le parc. Et plus ils restent, plus ils consomment : boutiques, photos souvenirs, restaurant, boissons...

 

Pour les parcs d’attraction, les montagnes russes sont des produits d’appel. Pour élargir leur offre et attirer de nouveaux clients, les parcs investissent en moyenne chaque année 20% de leur chiffre d’affaires dans de nouvelles attractions."

 

Mais comment ne pas voir l'inanité de ces loisirs ?

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/parcs-d-attractions-le-bon-filon-des-montagnes-russes_6157974.html

 

 

Le succès vertigineux des montagnes russes...
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6 novembre 2023 1 06 /11 /novembre /2023 12:45
Bientôt des robots artistes ?

 

Un robot artiste ? Les deux mots paraissent contradictoires, la créativité étant associée à une forme de sensibilité proprement humaine.

Et pourtant, il existe déjà des robots artistes...

 

"Les œuvres d’un robot britannique, doté d’une intelligence artificielle, sont acquises par les férus d’art. Comment ces créations sont-elles développées ?

Un portrait d’Elizabeth II, de l’art abstrait ou encore d'inquiétants insectes sculptés en bronze : ces œuvres d’art ont déjà rendu leur auteur millionnaire. Pourtant, ce sont les créations d’une machine : Ai-Da, un robot britannique, dont l'intelligence artificielle menace le monde de l'art.

Dans un quartier branché de Londres, c'est l'événement d'une galerie d'art : une exposition d'autoportraits d'un robot humanoïde !

"Même la forme de la signature apparaît tellement humaine !", commente une jeune femme.

"Je trouve ça un peu dérangeant, mais il faut vivre avec son époque et expérimenter de nouvelles choses", déclare une autre jeune femme.

 

Et ce robot artiste fascine jusqu'au sommet de l'état britannique... Il a même été auditionné par les Lords au parlement de Westminster.

"A la différence des humains, je n'ai pas de conscience, mais cela ne m'empêche pas de faire de l'art.", affirme le robot.

 

Dans un coin tenu secret de la campagne anglaise, des équipes de journalistes ont visité le studio de l’artiste.

Ai-Da, c'est une perruque et une fausse peau qui recouvre huit ordinateurs, deux caméras en guise d'yeux et un bras robotisé. Son créateur est un ancien galeriste qui s’est entouré d’ingénieurs.

"Dis-nous sur quoi tu travailles ?" demande Aidan Meller, le créateur.

"Aujourd'hui, je peins une oeuvre abstraite inspirée par la nature."

 

Il a voulu créer un robot capable d'observer son environnement et surtout de prendre seul des décisions artistiques. 

"Nous ne savons pas comment l'algorithme va interpréter ce qu'elle voit. Nous devons donc regarder par dessus son épaule pour découvrir ses oeuvres."

 

Tant qu'elle a de la peinture, Ai-Da peut travailler 24 heures sur 24. Depuis sa création, il y a 4 ans, elle a une production pléthorique. Chacune de ses oeuvres se vend plusieurs milliers d'euros.

Son créateur montre un autoportrait qu'elle a réalisé simplement en se regardant dans un miroir, puis une sculpture où Ai-Da interroge la question de l'identité.

Ai-Da maîtrise déjà plus de styles et de techniques artistiques que nombre d'artistes humains !

Au point de les remplacer un jour ?

"Pour moi, il est certain que l'intelligence artificielle va dépasser tous les savoir-faire humains : chacun d'eux sera bientôt mieux exécuté par la machine. L'art et les artistes ne feront pas exception.", déclare le créateur.

Ce docteur Frankenstein qui se voit bientôt dépassé par sa créature souhaite avant tout interroger l'avenir de l'art et nous faire prendre conscience que ce domaine que l'on croyait réservé à la créativité humaine pourrait être parmi les prochains bouleversé par l'intelligence artificielle."

 

"Comment allons-nous réagir  à ce nouvel afflux permanent d'oeuvres, pleuvant par millions sur les plateformes ?" s'interroge Bruno Patino. D'autant que ces créations concernent tous les domaines : littérature, musique, peinture, sculpture... Vertigineux !

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/internet/intelligence-artificielle/intelligence-artificielle-un-robot-britannique-cree-des-uvres-d-exception_6106158.html

 

https://www.francetvinfo.fr/culture/musique/the-beatles/the-beatles-l-intelligence-artificielle-fait-renaitre-john-lennon_6160113.html

 

Bientôt des robots artistes ?
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5 novembre 2023 7 05 /11 /novembre /2023 13:55
Reflets...

 

Reflets sur l'eau du canal : les arbres dessinent au pochoir des ombres mouvantes, des motifs de feuilles délicates, des entrelacs subtils.

 

 

 

Les arbres tissent des toiles légères sur le bleu de l'eau et du ciel...

 

 

 

Ils peignent de somptueuses arabesques parsemées d'étoiles rousses de feuilles tombées sur le canal...

 

 

 

Des nuées traversent les branches et s'y accrochent...

 

 

 

Un colvert dort sur l'eau, doucement bercé, entouré de festons de verdures...

 

 

 

Des nuées encore se mirent et se fondent dans l'eau... ballet cotonneux, ondoyant où se mêlent des teintes de roses, de bleus, de gris, de lumières...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 novembre 2023 5 03 /11 /novembre /2023 11:38
Gaza : catastrophe humanitaire...

 

"Des combats féroces dans le nord de la bande de Gaza : au 25ème jour de la guerre, l'armée israélienne poursuit sa progression de manière déterminée.

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés dénonce un engrenage mortel et il implore le conseil de sécurité de l'ONU d'y mettre fin. Il demande encore un cessez-le-feu humanitaire.

 

L'UNICEF fait la même demande, soulignant le manque d'eau et de nourriture. L'organisation estime que la bande de Gaza est devenue un cimetière pour des milliers d'enfants.

Reprenant en grande partie les chiffres des autorités de Gaza, elle estime que plus de 3450 enfants sont morts depuis le début de la guerre. Près d'un millier d'enfants sont aussi portés disparus sans doute enfouis sous les décombres des immeubles bombardés.

Les bombes et les privations vont aggraver le bilan humain déjà à peine soutenable.

 

L'eau est peut-être le problème le plus critique, elle ne coule quasiment plus depuis Israël... à Gaza, les centrales de désalinisation sont endommagées ou au ralenti, faute de carburant pour pomper l'eau et la rendre potable.

Conséquence : les enfants boivent de l'eau salée impropre à la consommation, ce qui les rend encore plus malades.

 

Le porte parole de l'UNICEF témoigne : "Il y a 130 enfants prématurés sous incubateurs, 50 000 femmes enceintes avec une moyenne de 180 accouchements par jour, 350 000 personnes atteintes de maladies non transmissibles, on ne peut pas les traiter s'il n'y a pas d'électricité ni de médicaments."

Sans eau, sans électricité et sans anesthésiant, les docteurs doivent opérer à la lueur de la lampe torche dans les hôpitaux.

16 hôpitaux de Gaza ne sont plus du tout opérationnels, sur les 35 que compte l'enclave côtière. Le système de santé est au bord de l'effondrement.

 

Le porte parole de l'OMS a fait cette déclaration : "Actuellement, la production d'eau potable est à 5% de ce qu'elle est en temps normal. De plus en plus, on va avoir des enfants, surtout de très jeunes enfants qui vont mourir de déshydratation."

De plus en plus de camions chargés d'aide humanitaire pénètrent pourtant par le poste frontière de Rafah avec l'Egypte : 143 au dernier comptage, mais c'est une goutte d'eau par rapport aux besoins. Avant la guerre, 500 camions remplis de vivres et de carburant traversaient chaque jour la frontière.

 

Une situation humanitaire plus alarmante que jamais. Le secrétaire général de l'ONU s'est dit inquiet de l'intensification du conflit. Antonio Gutteres met en garde contre le risque d'une dangereuse escalade au delà de Gaza."

Des experts mandatés par l'ONU parlent d'un risque de génocide pour le peuple palestinien.

Cette guerre à outrance risque aussi de se retourner contre Israël.

 

 

Source :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-mardi-31-octobre-2023-3026477

 

 

 

Gaza : catastrophe humanitaire...
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1 novembre 2023 3 01 /11 /novembre /2023 11:49
Pensées des morts...

 

Un poème de Lamartine adapté et mis en musique par Georges Brassens : deux poètes réunis pour des pensées qui s'adressent à nos chers disparus... un chef d'oeuvre de tendresse, de mélancolie et d'harmonie !

 

Le poème s'ouvre sur l'évocation de l'automne sans que cette saison soit nommée : le poète nous fait voir un tableau empli de mélancolie, utilisant le terme "voilà" réitéré qui prend tout son sens étymologique.

La nature d'abord :" les feuilles sans sève qui tombent, le vent qui à l'inverse s''élève, l'errante hirondelle solitaire au dessus des marais". Et les humains ensuite représentés par l'enfant des chaumières, intégré lui-même dans un décor naturel : on voit le geste de cet enfant qui "glane le bois tombé des forêts" en vue de l'hiver et du froid qui s'annoncent.

La perception visuelle est mise en jeu, mais aussi la sensation auditive avec le vent personnifié "qui gémit", ce qui participe à la tristesse de ce tableau.

 

Le verbe "tomber" utilisé à deux reprises dans la strophe suggère la thématique de la mort et apparaît encore dans la deuxième strophe avec cette périphrase : "c'est la saison où tout tombe".

Le mot "vents" est employé au pluriel dans une expression très forte : "aux coups redoublés des vents". puis encore au singulier et il devient le symbole de la faucheuse, puisqu'il "vient de la tombe" et qu'il "moissonne les vivants" image brutale de la mort.

 

Comparés à une "plume inutile que l'aigle abandonne aux airs", les morts sont l'image de la fragilité, de l'insignifiance... alors que d'autres plumes apparaissent, signe d'un cycle renouvelé de la vie.

Pourtant, le poète souligne la perte irréparable de ceux qui ont péri en employant la première personne et en faisant part de son expérience douloureuse :

"C'est alors que ma paupière
Vous vit pâlir et mourir
Tendres fruits qu'à la lumière
Dieu n'a pas laissé mûrir"

 

Le poète évoque alors sa solitude, son désarroi avec cette question : "Où sont ceux que ton coeur aime ?"

Puis, il énumère dans les strophes suivantes un ami d'enfance perdu, une jeune fiancée morte trop tôt, un père, un frère, une soeur disparus.

Le poète fait parler tous ces êtres chers disparus à travers des discours directs, une façon de les faire revivre et de ne pas les avoir totalement perdus.

Et il résume ainsi :

"Tous ceux enfin dont la vie
Un jour ou l'autre ravie,
Emporte une part de nous
Murmurent sous la pierre
Vous qui voyez la lumière
De nous vous souvenez vous?"

On retrouve, dans un discours direct, un appel au souvenir, et en plus une question, peut-être un doux reproche empli de mélancolie...

 

Et le poème s'achève sur l'évocation de l'automne, avec un retour à la première strophe, comme un cycle immuable qui se perpétue.

 

La mélodie très douce, langoureuse et tendre vient souligner toute la mélancolie du texte.

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/georges-brassens/paroles-pensee-des-morts

 

 

 

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30 octobre 2023 1 30 /10 /octobre /2023 13:36
Submergés, nous sommes submergés...

 

Submergés, nous sommes submergés par un flot continu d'informations catastrophiques, anxiogènes... Un déluge qui nous accable...

Des guerres en Ukraine, à Gaza, des tremblements de terre en Turquie, au Maroc, une tuerie aux Etats-Unis, des attentats en France, en Belgique, des incendies, des inondations...

 

"Radios, télé, réseaux sociaux, l'information partout, tout le temps, et devant les écrans de plus en plus de personnes vulnérables.

Dans ce ciel lourd chargé d'actualités, peut-on se protéger et comment faire ?

 

Comme de nombreux Français, des étudiants de 21 à 23 ans se sentent dépassés, voire désespérés par l'affluence de mauvaises nouvelles.

"Cela provoque de l'anxiété par rapport à toutes les horreurs qu'on peut voir, qui sont publiées tout le temps, en permanence...", témoigne une étudiante.

"C'est vrai que ça fait une lassitude, au bout d'un moment, on n'en peut plus, ça fait trop", dit un étudiant.

"C'est à peu près sans fin, on ne peut pas y échapper", déclare une autre jeune fille.

 

Et depuis les événements en Israël, tous ont décidé de désactiver leurs notifications. Une stratégie de retrait...

Il est vrai que les informations négatives, les images en continu ont un impact réel sur le cerveau. Médecin et chercheur en psychologie, le docteur Rapoport-Hubschman a longtemps travaillé sur le stress et la santé.

 "Quand on consomme des infos anxiogènes, on a des tensions musculaires, on peut avoir des problèmes d’insomnie, des douleurs variées, les répercussions sont très claires, notamment pour les jeunes", détaille le docteur Rapoport-Hubschman. 

 

Sur les réseaux sociaux, des jeunes en détresse sont à la recherche de solutions.

'Il ne faut pas regarder les informations, c'est très anxiogène."

"Je constate autour de moi que je ne suis pas le seul à avoir débranché télé et radio. Ras le bol de cette atmosphère anxiogène."

Certains youtubeurs tentent de leur venir en aide. Prendre du recul, cela s'apprend : certains conseillent la méditation. Des exercices courts et quotidiens permettent de mieux gérer les émotions.

 

Une des meilleures solutions reste le contact rapproché avec la nature : une promenade en forêt, dans un parc, un jardin." Un contact que nous avons perdu.

Il nous faut réapprendre à regarder les beautés de la nature, nous ressourcer auprès d'elle.

La lecture d'un beau livre apaise aussi, apporte réconfort et évasion... on peut lire, par exemple, Sur le chemin des oiseaux d'Elise Rousseau, un magnifique ouvrage sur la beauté du monde et des oiseaux...

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/societe/actualite-anxiogene-comment-combattre-la-fatigue-informationnelle_6150519.html

 

 

Submergés, nous sommes submergés...
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29 octobre 2023 7 29 /10 /octobre /2023 13:56
Arbres d'automne...

 

Des branches dépouillées, sombres sur l'azur, des arabesques de branches dénudées, des résilles, des dentelles ténébreuses si fines, si délicates...

 

 

 

Les arbres de l'automne déploient leurs ramilles, et dessinent des motifs à l'encre de chine sur des nuées légères et vaporeuses...

 

 

 

De magnifiques contrastes dans les jardins !

 

 

 

Quelques marronniers, encore parés de leurs frondaisons, déclinent des camaïeux de roux, de lumières, des éclats de verdure...

 

 

 

Certains se colorent de teintes de bruns brûlés... d'autres de xanthe éblouissant...

 

 

 

Des aubépines se couvrent de baies d'un rouge pourpre éclatant...

 

 

 

Magnifiques couleurs de l'automne flamboyant !

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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27 octobre 2023 5 27 /10 /octobre /2023 12:58
Echos d'Afrique...

 

La musique africaine, vous connaissez ? Pour ma part, j'avoue mes lacunes dans ce domaine... C'est pourquoi, une conférence donnée par un amateur de musiques africaines était bienvenue :  Marc Simon, musicien poète nous a initiés à cet art musical ignoré de beaucoup.

 

La place de l’Afrique est centrale dans la constitution de nombreuses musiques dès le début du XXème siècle, et ce, dans de nombreux pays du monde : blues & jazz aux Etats-Unis, samba au Brésil, musiques afro-cubaines à La Havane et à New York... En retour, les musiques traditionnelles en Afrique vont se croiser avec nos modes et styles occidentaux ou des musiques venues d’autres continents : irruption d’un premier rhythm’n’blues africain dans les années 60 en Ethiopie et ailleurs, influences réciproques (rythmes, spiritualité, imaginaire...). 

En Afrique, la musique est omniprésente, elle accompagne la vie quotidienne, elle socialise tous les instants : la naissance, l'entrée dans l'âge adulte, les noces, la mort.... Le son ritualisé exprime la vie dans tous ses aspects.

Il existe des musiques réservées aux femmes, aux enfants, aux hommes.

Et la musique assure une connexion avec les Dieux, la nature, les animaux, les objets. Dans de nombreuses civilisations, les montagnes, les fleurs sont considérées comme des personnes.

 

Marc Simon nous fait écouter d'abord un enregistrement de chants de Pygmées Aka, un peuple nomade de Centrafrique. Ils seraient encore environ 100 000 à vivre dans la forêt, mais leur territoire se réduit. Ces chants sont rythmés de percussions.

Comme ce peuple est nomade, les Pygmées ne peuvent s'encombrer d'instruments lourds. Ainsi, les femmes utilisent un simple arc musical et elles chantent pour lancer des quolibets, des plaisanteries, souvent une façon de désamorcer un conflit.

"La parenté à plaisanterie" est une pratique sociale typiquement d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale qui autorise, voire oblige, des membres d'une même famille (tels que des cousins éloignés), à se moquer ou s'insulter, et ce, sans conséquence. Ces affrontements verbaux sont analysés par les anthropologues comme des moyens de décrispation, de cohésion ou réconciliation sociale, voire une pratique sacrée.

Les instruments sont éphémères, ils se construisent en cinq minutes, et peuvent être abandonnés sur place : des morceaux de bois frappés, un arc musical...

 

Marc Simon évoque alors cet instrument de musique africain : La kalimba qui se popularise actuellement et se retrouve sous plusieurs formes, aspects, tailles et modèles.
La kalimba, de la famille des lamellophones, est un instrument de musique originaire d'Afrique. Son apparition est très ancienne, elle semble dater de 1000 ans avant J.C. Il s'agirait de modèles avec des lames de bambous.

Les noms qu'on lui donne le plus couramment sont: sanza, likembé, piano à pouce. Le berceau de la kalimba est principalement l' Afrique centrale et australe mais on la voit aussi au sud du continent. 

 

Ladysmith Black Mambazo est un groupe vocal sud-africain, fondé en 1960 par Joseph Shabalala, célèbre pour ses performances a cappella. Sa composition a évolué au fil des années. Il a été rendu mondialement célèbre grâce à sa participation à l’album de Paul Simon, "Graceland".

En 1985, ce fut la rencontre avec Paul Simon qui allait donner une dimension vraiment internationale à leur talent. Venu en Afrique du Sud pour enregistrer une partie de son album "Graceland", le chanteur américain entra en contact avec Joseph Shabalala et fit venir le groupe à Londres pour enregistrer Homeless (musique de Shabalala, paroles anglaises de P. Simon). Ils ouvrirent la voie pour d’autres artistes sud-africains avant même la chute du régime ségrégationniste.

"Nous avons dormi sur les rochers
Sans-abri, sans-abri
Clair de lune dormant sur un lac de minuit
Sans-abri, sans-abri
Clair de lune dormant sur un lac de minuit
Dit que nous sommes sans-abri, nous sommes sans-abri
Le clair de lune dormant sur un lac de minuit
Et nous sommes sans-abri, sans-abri, sans-abri
Le clair de lune dormant sur un lac de minuit
Mon zoo, mon zoo, mon coeur
Mon coeur est froid
Mon coeur, mon coeur
Mon cœur, tu m'as tué de froid
Mon coeur, mon coeur"

Le choeur est un mélange de musique africaine et d'harmonisation occidentale.

 

Myriam Makeba est aussi originaire d'Afrique du sud, c'est une femme engagée qui a lutté contre l'apartheid et a contribué à faire avancer la cause des femmes. Marc Simon nous fait écouter son tube planétaire :   Pata Pata, une comptine devenue un hymne anti-apartheid.

 "Pata Pata est le nom de la danse / Que nous dansons ici à Johannesburg / Et les gens commencent à bouger / Dès que Pata Pata commence à jouer." Le tube de Miriam Makeba, si l’on s’en tient à ses paroles en xhosa, pourrait passer pour une chanson bien inoffensive. La diva sud-africaine elle-même la considérait comme insignifiante. Sans son contexte, et le parcours de Miriam Makeba, difficile de comprendre la portée de ce titre, l’un des tout premiers hits africains à conquérir la planète.

 

Au Gabon, pays Francophone, Akendegue est un poète musicien.

"Ô Dieux de ce monde
Aux Dieux de ce monde, je dis, Seigneurs, ayez pitié
Ayez pitié du sang des innocents
Du sang des martyrs
Du sang de la liberté qui baigne dans le silence
Mon ciel hachuré par vos rêves démoniaques
Vos rêves d'alouettes
Vos rêves de jaguars
Vos rêves de fantômes qui enfantent le brasier
Cassinga, Masaya, Téhéran
Les cendres de la liberté


Ô Diеux de ce monde, bâtissеurs de désert
Aux Dieux de ce monde, je dis, Seigneurs
Ayez pitié
Ayez pitié de la mère qui interroge les contours des jours infinis
Ayez pitié de la belle de nuit qui soupire encore
Pour les amants de la liberté
Ayez pitié des pleureuses inconsolées
Qui traînent, sur les champs de bataille, leurs larmes dans le creux de la main
Pour éteindre vos rêves démoniaques
Vos rêves d'alouettes
Vos rêves de jaguars
Vos rêves de fantômes qui enfantent le brasier
Asmara, Matagalpa, Abadan
Les cendres de la liberté

Aux Dieux de ce monde, bâtisseurs de déserts
Aux Dieux de ce monde, je dis, Seigneurs
Ayez pitié
Ayez pitié de la veuve au cœur meurtri
De l'orphelin au regard affamé
Du mutilé au pied de bois
De ma patrie déchirée par vos rêves démoniaques
Vos rêves d'alouettes
Vos rêves de jaguars
Vos rêves de fantômes qui enfantent le brasier
Cassinga, Soweto, Kolwezi
Les cendres de la liberté qui baigne dans le silence
Ah, mon ciel, mon ciel est fleuri de décombres
Les décombres


Aux Dieux de ce monde
Marchands de bombes
Marchands de déserts
Marchands de cauchemars
Je dis et je dis tout haut
Rendez-moi ma savane de rêve
Rendez-moi ma forêt d'étoiles
Rendez-moi mon ciel de nénuphars
Rendez, rendez
Rendez-moi ma patrie
Rendez-moi ma liberté

 


Aux Dieux de ce monde
Marchands de bombes
Marchands de déserts
Marchands de cauchemars
Rendez-moi ma savane de rêve
Rendez-moi ma forêt d'étoiles
Rendez-moi mon ciel de nénuphars
Rendez, rendez
Rendez!
Rendez!
Ma liberté"



Pierre Akendengué reprend un texte du poète gabonais Pierre Edgar Moundjegou.

Le poète s'adresse à des “Dieux”… mais qui, contrairement aux divinités, sont “de ce monde”. Il s'agit d'humains, mais qui ont en commun avec les Dieux une toute-puissance sur le monde, voire un droit de vie et de mort sur autrui. 

Il demande à ces “Seigneurs” d'éprouver de la pitié envers tous ceux dont ils brisent la vie en causant la guerre et le malheur, envers tous ceux dont ils oppriment la liberté pour leur intérêt personnel. Une chanson engagée et dénonciatrice...

 

Au Cameroun, Francis Bebey se fait d'abord connaître avec des chansons humoristiques telles que Agatha, La Condition masculine, Divorce pygmée, Cousin Assini, Si les Gaulois avaient su…

 

Donny Elwood est aussi originaire du sud Cameroun : il compose des chansons humoristiques où  il se livre à une critique sociale, avec par exemple "Cousin militaire":

 

"On m'appelle monsieur galère On m'appelle tonton misère Je vis dans un quartier populaire Et nous sommes de vrais prolétaires Insuffisance alimentaire, vestimentaire Monétaire nous sommes de vrais prolétaires Et nous sommes majoritaires, sur cette terre de misère Heureusement que j'ai mon cousin militaire Quand il touche son salaire Me donne mon argent de bière Et moi je fonce chez ma rombière Toutes les nuits on s’envoie en l'air Ça c'est tout à fait prioritaire"

Il se plaint de son quotidien, de son inaction et du chômage, de la misère qui l'environne et qu'il n'arrive pas à combattre malgré son instruction, qui aurait dû lui assurer sa subsistance sans avoir recours à l'aide de quelqu'un.

 

Au Tchad, maître Gazonga réussit l’exploit, avec beaucoup d’humour, et dans un langage savoureux, de condenser dans un texte minimaliste un puissant message sur les affres de l’exil et le mal du pays dans cette chanson : Les jaloux saboteurs.

 

Au Niger, Mamane Barka, grâce à une bourse de l'UNESCO, reçue en 2002, se rend au pays des Boudouma, peuple de pêcheurs du bassin du lac Tchad, et rencontre Boukar Tar, le dernier interprète de biram encore vivant. Il recueille les secrets liés à cet instrument sacré à cinq cordes et les paroles de chants mystiques qui lui sont associés. Après la mort de Boukar Tar, il entretient la tradition autour du biram, notamment en participant au Festival des musiques du désert à Rissani, au Maroc, en 2005, puis en se produisant en Europe à l'occasion de différents festivals.

 

En Algérie, Houria Aïchi explore les patrimoines des traditions d'Algérie. On écoute Vie Nouvelle accompagnée par Marc Simon qui rythme la musique sur sa guitare.

Marc Simon évoque alors les griots...

Le griot, aussi appelé barde, est une personne spécialisée dans la louange et la déclamation des récits historiques qui font la part belle aux héros fondateurs et au merveilleux en Afrique de l'Ouest. 

 

En Guinée, les Amazones sont un groupe musical féminin. Les membres du groupe sont tous des femmes soldats des forces armées de la Guinée. On découvre une musique très rythmée, joyeuse avec ce morceau : Samba.

 

Ernest-Armand Huss dit John William est un chanteur français, né le 9 octobre 1922 à Grand-Bassam en Côte d'Ivoire. Il a connu un certain succès dans les années 1960 et 1970 grâce à sa voix de baryton basse et un répertoire à la fois religieux et profane.

Marc Simon interprète une de ses mélodies : Je suis un nègre...

"J’ai quitté mes amis et ma Louisiane
Pour un lointain pays, adieu savane!
On m’appelle Mambo
De couleur est ma peau
Je suis un nègre

Je n’ai pas de métier et dans la ville
Je traîne mes longs pieds las et dociles
J’ai trouvé le métro
Mais pas de p’tit boulot
Je suis un nègre

Je n’ai plus mon vieux soleil
Je n’ai plus jamais sommeil
Mambo!

Je ne regarde pas les belles dames
Car je n’ai pas le droit d’avoir une âme
Mon cœur est pourtant bon
Mais voilà l’obsession
Je suis un nègre

Mais voici qu’on me sourit
On me remercie
J’ai sauvé un enfant blanc
Comme je suis content!
Depuis, je suis portier
On peut me voir au cabaret
Tous les 

On peut me voir au cabaret
Tous les soirs

J’ai des galons brodés sur ma casquette
Et des boutons dorés sur ma jaquette
Je suis très imposant
J’amuse les passants
Je suis un nègre

L’orchestre joue des chants de ma Louisiane
Que j’écoute, lointain, comme un profane
New York c’est bien joli
Mais j’ préfère mon pays
Je suis un nègre

J’entends le son des tam-tams
De la trompette qui clame
Sa joie

Mais un soir dans la rue, des mitraillettes
Crachant le feu, la mort, firent la fête
Ce n’était pas pour moi
Mais j’étais là, ben quoi!
J’étais un nègre

Je suis au Paradis avec les anges
C’est drôle en une nuit comme la vie change
En haut, je suis heureux
En bas, j’étais peureux
J’étais un nègre

J’ai retrouvé le soleil
J’ai retrouvé mon sommeil
Mambo!

Je n’ai plus de couleur, plus de visage
On n’ se retourne plus sur mon passage
Je suis l’ami du Ciel
Et du Père Éternel
Je suis une âme"

 

Fatoumata Diawara, née le 21 février 1982, chanteuse, comédienne et autrice-compositrice-interprète malienne, vit entre Bamako et Milan. Autrice compositrice, elle tire son inspiration de la tradition du chant Wassoulou, mais ses rythmes sont également modernes grâce aux ambiances jazz et blues...

 

Merci à Marc Simon pour cette belle découverte de la musique et de la poésie Africaine : un moment d'évasion et de rêves...

 

https://fr.muztext.com/lyrics/ladysmith-black-mambazo-homeless

 

 

https://www.jeuneafrique.com/1146602/culture/serie-miriam-makeba-pata-pata-une-comptine-devenue-un-hymne-anti-apartheid-2-5/

 

https://www.lacoccinelle.net/295707.html

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