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8 octobre 2023 7 08 /10 /octobre /2023 12:56
La chanson du grillon...

 

Une douce chanson dans l'obscurité de la nuit, alors que le grand pin dessine sa silhouette majestueuse sur un ciel aux teintes de brumes et d'or...

 

 

 

Un grillon égrène ses notes, un flutis léger, une mélodie qui envahit pourtant l'espace...

 

 

 

Un grillon peuple la nuit de son murmure si doux...

 

 

 

Le grand pin auréolé de lumières révèle alors ses branches-arabesques et ses teintes nuancées de verts...

 

 

 

 

Dans le silence de la nuit, on écoute avec bonheur la chanson apaisante du grillon...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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6 octobre 2023 5 06 /10 /octobre /2023 11:54
Le temps d'une chanson...

 

Que serions nous sans les chansons ? Elles nous accompagnent dès l'enfance, avec des comptines, elles nous charment de musiques, de poésie, de rêves, en maintes occasions...

 

Le mot "chanson" lui-même nous entraîne dans une envolée de voyelles nasalisées qui tourbillonnent... La chuintante initiale, la sifflante donnent à ce nom une douceur infinie.

 

Le nom est ancien, bien sûr : comment pourrait-il en être autrement : la chanson appartient à l'histoire de notre monde : la mer ne chante-t-elle pas des ritournelles incessantes, le vent ne murmure-t-il pas des airs apaisants ?

 

Les oiseaux se font, aussi, les chantres et les poètes de la nature...

Les cigales nous murmurent de doux refrains, dès qu'arrive l'été.

 

Le mot "chanson" remonte au latin "cantio", il est issu d'un verbe très ancien : "cano", "chanter".

Et dès les temps les plus anciens, la chanson est associée à la poésie...

 

La "cantio" désignait, aussi, en latin,  l'incantation, le charme, l'enchantement.

Et, de fait, les chansons nous envoûtent souvent, ells suscitent tant d'émotions, de bonheurs et d'hamonies.

Elles relèvent d'une forme de magie, elles nous emportent, par l'imagination, dans des univers oniriques, elles nous séduisent souvent, nous font pleurer ou rire de bonheurs...

Elles délivrent tant de messages qui restent gravés dans nos esprits !

Comment ne pas être transporté par la "Javanaise" ? Comment ne pas être ému par "l'Ame des poètes" ? Comment ne pas tomber sous le charme de cette chanson ; "Un p'tit coin de parapluie" ?

Des joies, des peines, des tourments, des détresses, des désarrois nous sont racontés dans des ritournelles inoubliables...

La chanson nous fait vivre et revivre toutes sortes de moments intenses, toutes sortes d'émotions..

Elle parle à notre sensibilité...

"Chanter, enchanter", ces mots n'ont-ils pas la même origine ?

Oui, la chanson comporte une part de rêve...

Elle est une part essentielle de notre culture, car elle s'adresse à notre sensibilité, elle participe à notre compréhension du monde .

Quoi de mieux qu'une chanson pour dénoncer la guerre et ses horreurs ?

Que de chansons pour évoquer l'amour, ses exaltations, ses souffrances !

Brassens, Brel, Ferré, Ferrat, Béart, Bécaud nous ont offert des mélodies et des textes inoubliables...

 

 http://rosemar.over-blog.com/tag/jean%20ferrat/

 

http://rosemar.over-blog.com/tag/brassens/

 

http://rosemar.over-blog.com/2018/02/quand-on-n-a-que-l-amour-pour-unique-chanson.html

 

http://rosemar.over-blog.com/2022/08/ma-petite-est-comme-l-eau-elle-est-comme-l-eau-vive.html

 

http://rosemar.over-blog.com/article-les-souliers-121740673.html

 

 

 

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4 octobre 2023 3 04 /10 /octobre /2023 09:43
Dangereuse addiction aux écrans...

 

"Alors que son téléphone portable vient d'être confisqué, un enfant menace son père avec un hachoir. La scène date de février 2023. Elle se passe en Chine...

"Rendez-moi mon téléphone !" hurle l'enfant...

Des enfants aux comportements extrêmes... Selon les autorités chinoises, c'est là le résultat d'une dépendance aux écrans, jeux vidéos et internet.

 Pour le régime chinois, le monde numérique est une menace directe pour la santé de la jeunesse. Depuis 2008, c’est même une maladie mentale qui se soigne...

 

Dans la campagne, aux environs de Wuhan, une école, comme il en existe 400 dans le pays. L’ambiance est militaire pour la centaine d’élèves. Ici, les portables sont proscrits. Les pensionnaires sont tous d’anciens accros à internet.

"Là ce sont les dortoirs, on demande aux enfants de ranger leurs chaussures tous les jours et ils font leur lessive eux-mêmes..." explique un responsable.

Plus aucun contact avec les écrans n’est autorisé, ni les parents, pendant les trois premiers mois de traitement. Ordre et discipline...

"C'était difficile au début, mais on apprend avec le temps", témoigne un adolescent.

"Tu as mis combien de temps pour bien faire ton lit ?" demande un journaliste.

"Cela m'a pris trois mois."

Un autre adolescent, Zhang Jia Di, 16 ans, a intégré l’école il y a un an. "À l’époque, j’étais plus proche de mon téléphone que de ma famille. J’étais complètement dépendant, je communiquais très peu avec mes parents. On se disputait beaucoup. J'avais le sentiment que personne ne me comprenait", reconnaît-il.

Pour lutter contre la dépendance aux écrans, il y a ces établissements.

Mais, de façon préventive, le gouvernement chinois a également décidé de limiter à une heure par jour l’utilisation d’internet aux enfants de 8 à 16 ans, et c'est aux parents d'y veiller. Une mesure difficilement applicable, selon le directeur du pensionnat, car ce sont toujours des parents désemparés qui appellent à l'aide.

"Un jour, une maman m'a appelé au secours, elle ne savait même plus à quoi ressemblait son fils, elle ne l'avait pas vu depuis deux ans !"

Il s'enfermait dans sa chambre deux années durant à jouer à des jeux vidéos.

Quand il est arrivé à l'école, il lui a fallu un mois pour se remettre à parler, trois mois pour couper ses cheveux.

Comment est-il sorti de son obsession du jeu virtuel ?

Comme les autres, dans cet établissement privé à 10 000 euros les frais d'inscription : coupé des écrans, cours classiques, mais surtout suivi psychologique poussé pour tous les adolescents, au moins une heure par semaine et beaucoup d'exercices physiques plusieurs heures par jour.

La thérapie passe par les sports collectifs, par du travail dans les champs, le but étant de rétablir le contact avec la nature, d'apprendre à apprécier la vie.

Dans cette Chine hyperconnectée, 191 millions de  mineurs utilisent internet, les autorités veulent toujours plus contrôler l'accès et la jeunesse avec tout un arsenal contre le numérique.

Mais en attendant, ce genre d'établissement de désintoxication au smartphone ne désemplit pas..."

 

De fait, cette tendance se généralise : nous sommes de plus en plus absorbés par les écrans, noyés dans une information constante, abreuvés d'images de toutes sortes... Ce qui se passe en Chine est en train d'advenir en France et ailleurs.

"Un Français passe désormais huit heures par jour devant un écran, en moyenne... quatre heures de télévision et quatre heures sur internet, hors temps de travail.", écrit Cyril Dion dans son Petit manuel de résistance contemporaine...

 

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/chine/chine-des-ecoles-pour-soigner-l-addiction-aux-ecrans_6085962.html

 

 

 

Dangereuse addiction aux écrans...
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2 octobre 2023 1 02 /10 /octobre /2023 12:05
"Moi, la bagnole, je l'adore !"

 

 Interrogé par TF1 et France 2, le dimanche 24 septembre, Emmanuel Macron s'est livré à une véritable déclaration d'amour à la "bagnole", lors d'un entretien censé être consacré à l'écologie :  "Ce qui est très important pour nous Français, c’est que… On est très attaché à la bagnole. On aime la bagnole. Et moi, je l’adore..."

 

Et pourtant, la voiture individuelle est aujourd’hui la première source de gaz à effet de serre en France et  ses émissions stagnent désespérément, notamment à cause de la mode des SUV. Et la France a investi deux fois plus dans la route que dans le rail en 20 ans, selon Greenpeace. 

A l'heure où notre planète subit les conséquences dramatiques du changement climatique, est-ce bien raisonnable de faire l'éloge de la voiture ?

75 % des actifs français utilisent encore leur voiture pour se rendre au travail.

 

On voit encore trop souvent  sur nos écrans de nombreuses publicités pour de "grosses bagnoles".

Faire l'éloge de la bagnole, est-ce là une façon d'inciter les Français à limiter leurs déplacements, à se tourner vers d'autres modes de transport plus écologiques ?

 

Et on perçoit aussi dans les propos d'Emmanuel Macron une volonté d'utiliser un langage familier qui serait celui du peuple avec le mot "bagnole" : un peu de démagogie sans doute ?

 

En tout cas, un tel discours a de quoi surprendre, à l'heure où la planète souffre de trop de pollutions.

"Magnifier la voiture, fût-ce même les modèles électriques, en pleine crise écologique ? Sur France Inter le lundi 25 septembre, Jean Jouzel, qui a reçu en 2002 la plus haute distinction scientifique française, la médaille d’or du CNRS, a reproché au chef de l’État cette sortie anachronique. "Parler de la voiture comme le fait le président, (...) ça pose des questions sur la manière dont on va atteindre la neutralité carbone dans le transport", s’est ainsi inquiété le spécialiste.

 

De fait, cette déclaration est malvenue : nos villes sont saturées de voitures, la pollution est source de stress, de maladies...

La voiture, à l'origine outil de liberté, devient une entrave : on ne sait plus où se garer, les embouteillages se multiplient dans nos villes, parfois même sur les autoroutes pendant le rush des vacances...

De plus, les prix des carburants atteignent des niveaux records : comment les Français modestes qui doivent utiliser leur voiture pour travailler peuvent-ils s'en sortir ?

 

A quand une vraie politique écologique qui favoriserait les transports en commun ? A quand une véritable incitation à utiliser des transports en commun par la gratuité ? A quand le développement de pistes cyclables ?

Les beaux discours ne peuvent suffire alors que le réchauffement climatique se fait de plus en plus évident, avec des températures anormalement élevées pour un début de mois d'octobre.

 

 

 

https://www.terrestres.org/2023/09/25/jadore-la-bagnole-andre-gorz-repond-a-macron/

 

"Moi, la bagnole, je l'adore !"
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1 octobre 2023 7 01 /10 /octobre /2023 12:19
Automne rayonnant !

 

Des crocus d'automne dans le jardin, des fleurs rayonnantes d'un jaune vif ! Des éclats solaires !

 

 

Des bouquets de rousseurs sur les marronniers, près d'un ciel bleu lavande...

 

 

La Tour Magne radieuse sur les hauteurs...

 

 

La présence de l'eau qui magnifie la lumière et les teintes chaleureuses de l'automne...

 

 

Les murmures de l'eau encore qui enchantent l'ancienne place des Lavoirs...

 

 

La Maison Carrée et ses chapiteaux Corinthiens aux délicates feuilles d'acanthe, éclairés par un doux soleil...

 

 

L'automne s'épanouit, l'automne rayonne à Nîmes !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 septembre 2023 5 29 /09 /septembre /2023 12:34
La ville de Nîmes à l'honneur !

 

Pour les Journées du Patrimoine, une exposition intitulée Nîmes, Hier, Aujourd'hui, Demain était présentée par des artisans d'art, des artistes, des créateurs de la région, une manifestation de l'Association Jemanîmes...

 

Nîmes possède d'abord un patrimoine végétal de 372 hectares d'espaces verts très diversifiés, avec notamment les Jardins de la Fontaine, au centre de la ville. Une créatrice de bijoux, Corinne Ballester s'inspire de la nature pour réaliser ses bijoux en forme de feuilles, de fleurs.

On admire aussi les mosaïques de Véronique Pinguet, des mosaïques inspirées de motifs antiques : fleur de lys, escargot, feuille, oiseau, coeur...

 

On aime ce picador au costume brodé, oeuvre de Francine Grand... ou encore ce bel hommage au cheval de Camargue peint à l'encre de Chine par Serge Gonzalès...

 

Etonnantes ces machines à coudre recyclées ! Jean Frontera détourne et recycle d'anciennes machines à coudre pour en faire des répliques originales de voitures produites à la fin du XIX ème siècle jusqu'aux années 50.

 

On s'attarde devant ce tableau qui représente la Maison Carrée vue à travers les vitres du Carré d'art, un reflet passé/ présent que l'on doit à Guylaine Ragheboom, décoratrice et plasticienne.

Même mise en parallèle du passé et du présent dans ce tableau qui juxtapose les Arènes et le Musée de la Romanité...

 

Dans les rues du vieux Nîmes, elles sont accrochées aux façades et vous regardent depuis quelques siècles, avec leur regard indifférent, mystérieux, narquois : la petite sirène du 13 rue des Marchands, l'étrange créature du 14 rue des Marchands, ou encore une figure joufflue de la rue Dorée... des oeuvres réalisées par Guylaine Ragheboom.

On admire ce crocodile sculpté dans du métal, oeuvre de Philippe Lonzi, des céramiques ornées de crocodiles en relief de Guillaume Brunelière, le crocodile emblème de la ville : après la campagne d'Egypte, certains des soldats d'Auguste s'installèrent à Nîmes. Leur victoire fut symbolisée par un crocodile enchaîné à un palmier, une représentation reprise alors sur des pièces de monnaie frappées à Nîmes et devenue bien plus tard (sous François 1er) les armes puis l'emblème de la ville.

 

Plus loin des cyanotypes de Stéphanie Lugassi qui évoquent encore la nature, ramages de feuilles, beauté de fleurs évanescentes...

 

La ville de Nîmes s'est aussi illustrée dans l'industrie du textile : les châles de Nîmes sont reconnaissables à leurs couleurs vives et à leurs motifs ornementaux, d’origine indienne, composés d’éléments floraux stylisés et de palmes, aussi appelés botehs. Exportés en Amérique, en Espagne, en Belgique et en Hollande, les châles de Nîmes remportèrent de nombreux prix lors des expositions universelles entre 1827 et 1867. Vers la fin du XIXe siècle, les châles vont passer de mode et la production s’arrête en France. Une acrylique sur bâche de coton de Françoise Bonnafoux nous fait admirer ces anciens motifs floraux.

Géraldine Flotte réalise ses créations en réutilisant des tissages hérités, l'occasion de découvrir le bleu de Nîmes...

 L'exposition permettait de déguster le "Choco Carrée de Nîmes" : imaginé par la présidente de l'association (la plasticienne Guylaine Ragheboom, à qui l'on doit le modèle et le moule en silicone alimentaire), ce chocolat original créé par Charlie Bascou met à l'honneur un édifice nîmois : le chapiteau de la Maison Carrée (sommet de la colonne) et son fronton, "comme s'ils avaient déjà été croqués !".

Amusante enfin cette composition photographique de Doriane François, une atmosphère onirique inspirée du site des vestiges de l'aqueduc romain...

 

Une bonne nouvelle : aujourd'hui, Nîmes célèbre l’inscription de la Maison Carrée sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, ce vendredi 29 septembre : une soirée de danses, de musiques, de spectacles près du parvis du temple romain...

 

 

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27 septembre 2023 3 27 /09 /septembre /2023 09:33
Des taxis sans chauffeur : une bonne idée ?

 

Un chauffeur invisible au volant : non, ce n'est pas un film de science fiction !

"Des capteurs par dizaines autour de la voiture : à San Francisco, on les appelle les robots cars, 500 taxis autonomes qui ont fait de la ville un laboratoire à ciel ouvert...

Des véhicules régulièrement mis en cause pour leur dysfonctionnement : un carrefour bloqué en raison d'un bug, un feu rouge grillé sans raison ou une queue de poisson...

Alors, faut-il avoir peur des robots taxis ? Font-ils plus d'erreurs que les humains ? Des journalistes ont tenté l'expérience dans les rues de la ville.

Tout commence par une application, la course est commandée et le taxi arrive quelques minutes plus tard.

16 caméras, toutes sortes de capteurs sur le toit. Pour ouvrir la portière, il y a de nouvelles habitudes à prendre : il faut utiliser son portable. Il faut déjà savoir comment rentrer, depuis son portable.

"Je ne sais pas s'il faut dire bonjour", déclare le journaliste...

“Musique d’ascenseur, atmosphère très  apaisée”, note Frank Génauzeau, journaliste.  

Et quand on est prêt, un petit écran est placé devant le client pour commencer la course.

C'est parti ! L'expérience commence par des consignes de sécurité : "Avec cette course, vous êtes projeté dans le futur, mais cela ne vous dispense pas de boucler votre ceinture."

Il est également rappelé de ne toucher ni le volant ni les pédales.

 La voiture respecte les limitations, met toujours son clignotant et peut détecter les passants. 

Sur l'écran, des blocs blancs représentent tous les véhicules ou piétons qui entrent dans le champ de vision des capteurs.

"Si vous n'aimez pas être dérangés pendant votre course, c'est idéal, si vous aimez discuter avec le chauffeur, en revanche, on peut dire que le robot n'a pour l'instant pas le même niveau de conversation, mais il vous propose de choisir la musique et c'est déjà pas mal..." déclare le journaliste.

Mais dans une montée, ça se complique derrière des vélos... "On va voir s'il essaie de les doubler ou pas."

Le robot taxi n'interprète pas le signe de la main d'un des cyclistes qui l'invite à passer.

"On sent que le robot est un peu embêté quand même : beaucoup d'informations à gérer en même temps : des voitures qui arrivent en face, les vélos..."

Mais il finit tout de même par se décider : tant pis s'il faut couper la double ligne jaune...

Soyons honnêtes. Nous aurions peut-être fait pareil.

Un peu plus loin : autre situation complexe et gros coup de freins, en raison de motos en face et de piétons sur le bord de la route...

Le journaliste arrive enfin à destination. "Cela s'est très bien passé, mais ça n'est pas toujours le cas."

 

En effet, ces robots taxis font débat à San Francisco...

Sur les réseaux sociaux, pas un jour ou presque sans qu'un incident soit signalé.

"Encore une de ces satanées voitures qui bloque la rue : un robot taxi n'a pas détecté les travaux devant lui et s'est retrouvé les quatre roues dans le béton fraîchement coulé.

D'autres situations sont plus inquiétantes : par exemple, un accident avec un véhicule d'urgence, ce qui a provoqué la colère des pompiers.

Alors, des activistes ont lancé l'opération "Licorne", en inhibant les voitures à l'aide de simples plots placés sur les capots. D'autres expriment leur mécontentement de façon beaucoup plus radicale, en détruisant les capteurs à coups de marteau.

Malgré les dysfonctionnements, l'état de Californie vient d'autoriser les robots taxis à étendre leur activité, ce qui divise les habitants de la ville...

"Au début, je ne voyais pas le problème et puis je me suis retrouvée devant un taxi sans chauffeur, et là j'ai eu peur.", dit une jeune femme.

"Vous ne vous débarrasserez jamais des conducteurs qui font n'importe quoi sur la route : ceux qui conduisent en état d'ébriété ou qui conduisent mal, alors que la technologie, elle, va continuer à progresser.", déclare un autre Américain.

Ces robots sont moins chers qu'un VTC ou un taxi mais font-ils plus ou moins d'erreurs que les conducteurs humains ?

Le problème, disent les experts, c'est qu'il n'y a pour l'instant pas assez de données pour se prononcer.

"Les sociétés de robots taxis sont très réticentes à communiquer, personne ne veut laver son linge sale en public. Il faut les obliger à publier des données précises sur les incidents qui sont répertoriés." témoigne un ingénieur, spécialiste des voitures autonomes...

Les sociétés concernées soulignent en revanche qu'il n'y a eu aucun mort ni aucun blessé grave sur le premier million de kilomètres parcourus par leurs véhicules, la preuve, disent-elles, que les robots taxis sont plus sûrs au volant que vous et moi et qu'ils ont un avenir au coeur de nos grandes villes."

 

 Sauf que, selon un rapport des pompiers daté du 15 août, deux véhicules pourraient être responsables de la mort d'un homme victime d'un accident de la route. C'est en tout cas ce qu'affirment les pompiers de la ville. Dans un rapport obtenu par Forbes, les sapeurs-pompiers accusent deux taxis autonomes d'avoir bloqué une ambulance pendant plusieurs minutes, le 14 août dernier. 

Et que dire de tous les emplois supprimés ? Que dire de tous ces véhicules chargés de capteurs et des ingérences informatiques que cela suppose ? Que dire de la déshumanisation provoquée par ces robots ?

 De plus, ces robots taxis, avec tous leurs capteurs, consomment beaucoup d’énergie, est-ce vraiment bon pour la planète ? 

 

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/automobile/etats-unis-les-taxis-sans-chauffeur-sement-la-pagaille-a-san-francisco_6067878.html

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/un-monde-connecte/a-san-francisco-les-taxis-autonomes-derapent-4445133

Des taxis sans chauffeur : une bonne idée ?
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25 septembre 2023 1 25 /09 /septembre /2023 12:34
Santé : pénuries et prix scandaleux de certains médicaments...

 

Un problème inquiétant : les pénuries de médicaments...

"Le gouvernement a ainsi annoncé récemment qu'il voulait rendre obligatoire la distribution à l'unité de certains antibiotiques en rupture de stock.

Comment en est-on arrivé là ?

Ces pénuries ne cessent de s'aggraver : moins de 200 médicaments étaient concernés en 2012, alors qu'on en comptait 3700 l'an dernier. Et cela touche toutes les catégories de médicaments pour des raisons d'ailleurs auxquelles on ne pense pas forcément comme l'explique le président de l'Académie nationale de pharmacie, Bruno Bonnemain :

"La guerre en Ukraine a révélé un certain nombre de choses, entre autres le fait qu'ils produisent un certain nombre d'éléments qui sont nécessaires aux médicaments, par exemple l'aluminium... ça a l'air bête, mais les feuilles d'aluminium qui servent pour les blisters venaient en grande partie d'Ukraine, de même que le verre et même des métaux, par exemple, les aiguilles pour injection, il y a eu des ruptures ou des pénuries, à cause de ça."

Il y a eu aussi l'explosion de la demande mondiale, alors que dans le même temps les industriels ont délocalisé leurs productions pour réduire leurs coûts.

Et surtout, le secteur s'est financiarisé avec des objectifs de rentabilité qui concernent désormais un type de médicaments bien précis...

C'est ce que révèle Pierre Chirac, le directeur en chef de la revue médicale indépendante Prescrire.

"Le concept de la fin des années 90, c'étaient des blockbusters, donc faire beaucoup d'entrées comme au cinéma, vendre beaucoup de médicaments à beaucoup de patients. On est passé à un modèle d'affaires de "nichebusters", c'est à dire des médicaments vendus en petites quantités, à des prix de plus en plus extravagants et inacceptables dans des niches, donc soit des maladies rares, soit des cancers rares.

Donc les gros labos donnent la priorité à des médicaments qu'ils produisent moins, mais beaucoup plus chers.

Par exemple, un médicament contre l'hépatite C : la cure est vendue 41 000 euros en France, alors qu'il ne coûte pas plus de 200 euros.

Mais il y a encore plus cher : la journaliste Rozenn Le Saint a enquêté sur le sujet et notamment sur un médicament produit par Novartis.

"Novartis commercialise un médicament destiné à soigner l'amyotrophie spinale qui est une maladie rare, une seule injection de ce médicament coûte deux millions d'euros."

Deux millions d'euros pour une simple injection ! C'est scandaleux !

"C'est d'autant plus problématique qu'au départ ce médicament a bénéficié de la recherche publique.

Ce médicament a été financé par l'argent issu de la recherche fondamentale, donc conduite par l'INSERM et de l'argent en partie défiscalisé de dons du Téléthon...

Ce qui pose la question de l'argent public pour soutenir ce modèle, puisque les médicaments en pénurie sont principalement les vieux médicaments de marques ou les génériques, vendus moins chers donc moins intéressants pour les firmes...

Pour résoudre les problèmes de pénurie, Emmanuel Macron a annoncé son intention de relocaliser une partie de la production...

Mais, si on prend l'exemple emblématique du Paracétamol, une usine doit bien rouvrir d'ici 2026 dans l'Isère, après avoir fermé en 2008, mais la matière première initiale du médicament, elle, restera produite en Chine !"

Encore des effets d'annonce et de fausses promesses !

 

 

Source :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-vendredi-22-septembre-2023-3134603

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/sante-l-entraide-citoyenne-face-a-la-penurie-de-medicaments_6071847.html

 

Santé : pénuries et prix scandaleux de certains médicaments...
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24 septembre 2023 7 24 /09 /septembre /2023 12:51
Feuilles d'automne sur le miroir de l'eau...

 

 

Des formes d'étoiles sur le miroir de l'eau, des feuilles rousses, lumineuses, étincelantes, répandues sur l'eau bleue du canal...

 

 

 

Des myriades de feuilles d'automne sur les reflets de l'eau...

 

 

 

Les grands arbres, leurs feuillages se dessinent aussi comme estompés sur le canal... Vision nouvelle, féerique du monde...

 

 

 

Le ciel, les arbres, l'eau se confondent et se rejoignent dans ce tableau...

 

 

 

 

 

Les feuilles d'automne réunies façonnent alors sur l'eau de merveilleuses mosaïques aux couleurs d'ambre...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 septembre 2023 5 22 /09 /septembre /2023 12:08
Danses provençales : le passé, le vrai, le beau, la poésie à l'honneur !

 

Des jupons qui volent, des tissus provençaux aux motifs variés, des coiffes à l'ancienne, de savants chignons, des dentelles... pour un spectacle de danses traditionnelles de Provence, organisé dans un cadre prestigieux : les Jardins de la Fontaine à Nîmes.

Un spectacle rythmé par les instruments traditionnels de la Provence : des fifres, des tambourins, des galoubets...

Un spectacle empli de charme, et d'élégance : des costumes chatoyants, des danses d'autrefois, des musiques douces, harmonieuses qui nous transportent dans le passé...

 

Après une petite introduction musicale, ce sont des fillettes qui ouvrent le bal : on admire leurs robes colorées, leurs sourires, leur application dans l'exécution de la danse...

Pas de fête provençale sans farandole : et c'est la farandole technique que nous offrent danseurs et danseuses. La farandole est une danse traditionnelle, considérée comme la plus ancienne, la plus caractéristique et la plus représentative de la Provence. 

On est charmé encore par la danse des jardinières avec leurs arceaux de fleurs, une danse qui accorde certains attributs magiques aux arceaux. Cette danse était à l'origine, liée aux festivités de printemps...

Quelle fraîcheur encore avec la danse des chapeaux ! Une bien jolie ronde où les chapeaux virevoltent entre les mains des danseuses...

La Mazurka souto li pins nous fait ensuite entendre la belle langue de Provence...


Refrain
Venès, que l’ouro s’avanço,
Es fèsto au mas d’Escanin.
La mazurka, gènto danso,
La faren souto li pins. (bis)       

 Venez, que l’heure s’avance,
C’est [la] fête au mas d’Escanin.
La mazurka, gracieuse danse,
Nous la ferons sous les pins. (bis)

1er couplet
Galanti chatouno,
Amourous jouvènt,
La roso boutono,
Ansi nous counvèn.
Aujourd’uei qu’es fèsto,
Anen la culi,
Qu’en danso moudèsto
Devèn trefouli.         

Charmantes jeunes filles,
Amoureux jeunes gens,
La rose boutonne,
Ainsi (cela) nous convient.
Aujourd’hui (que) c’est fête,
Allons la cueillir,
Qu’en danse modeste (sage)
Nous devons tressaillir de joie (nous égayer).

 

La danse des fileuses nous montre que la quenouille était l'arme de la femme. La Provence était région d'élevage et de regroupement des bergers. Aussi la laine a une grande importance et les fileuses un grand pouvoir magique, faisant et défaisant les liens de la vie quotidienne et ceux de la destinée. Les danses à liens évoquent le système solaire et la dépendance des planètes par rapport au soleil.

Les jeunes bergers qui venaient conter fleurette à ces fileuses étaient bien vite remis à leur place et proprement ficelés ! La danse des fileuses est liée à la séduction : un berger qui courtise un groupe de fileuses.

 

 Dans la Volte, le cavalier  fait virevolter sa partenaire...

 


Au pays des marins-pêcheurs, la danse simule la pêche avec des filets et des paniers pour recueillir les poissons et les produits de la mer... La danse simule aussi  les gestes propres à la navigation afin d’attirer les bonnes grâces des divinités, de la mer ou des éléments.

 

Les Cordelles mettent en scène la roue, emblème solaire. Les Cordelles font partie de ce que l’on appelle les danses astrales ou cosmiques (liées au Soleil, à la Lune…) Elles figurent également une danse de métier, les Cordelles représentant le tressage de la corde.

 

Autre accessoire utilisé : Les Grelots. Munies de grelots, les danseuses exécutent des figures variées.

 

Le Pas Grec associe maîtres et élèves qui exécutent des pas compliqués en alternance.

 

Les Filles de Marbre ou le Ballet Provençal sont une danse très ancienne dont la reprise dans une pièce de théâtre de 1850 : "Le Ballet des Filles de Marbre", a été tellement popularisée que finalement le nom de la pièce a prévalu pour désigner la danse. Les danseurs forment un cercle dans lequel les mouvements de va-et-vient se font de droite à gauche qui représente la marée et l’influence lunaire puis chacun avance à son tour au centre du cercle en faisant l’enchaînement de pas qu’il réussit le mieux. Entre chaque solo, l’ensemble des danseurs reprend le pas du début.

 

Un autre accessoire utilisé :  Le Tambourin : les danseurs frappent sur un petit tambourin pour chasser le mauvais sort.

 

La Mazurka est une danse d’origine polonaise qui s’est répandue en Europe au milieu du 19ème siècle, comme la polka ou la valse. Et on a le plaisir de découvrir la Mazurka de Nîmes...

 

Quel bonheur encore d'entendre la Coupo Santo, le merveilleux hymne provençal ! Le passé, la poésie, le vrai, le beau mis à l'honneur !

    Coupe sainte


Provençaux, voici la coupe
Qui nous vient des Catalans
Tour à tour buvons ensemble
Le vin pur de notre cru.

   Coupe sainte
Et débordante
Verse à pleins bords
verse à flots
Les enthousiasmes
Et l'énergie des forts !


D'un ancien peuple fier et libre
Nous sommes peut-être la fin ;
Et, si les Félibres tombent
Tombera notre nation.


 D'une race qui regerme
Peut-être sommes nous les premiers jets ;
De la patrie, peut-être, nous sommes
Les piliers et les chefs.


 Verse nous les espérances
et les rêves de la jeunesse,
Le souvenir du passé
Et la foi dans l'an qui vient.


 Verse nous la connaissance
Du Vrai comme du Beau,
Et les hautes jouissances
Qui se rient de la tombe.


 Verse nous la Poésie
Pour chanter tout ce qui vit,
Car c'est elle l'ambroisie
Qui transforme l'homme en Dieu.

 

   Pour la gloire du pays
Vous enfin nos complices
catalans, de loin, ô frères,
Tous ensemble, communions !

 

Et cette jolie fête s'achève avec une grande farandole à laquelle les spectateurs sont invités à se joindre.

 

Bravo à tous les groupes qui ont participé à ce spectacle : Le Cordon Camarguais, Flour d'Immourtalo, Le Temps du costume Nîmes, Farandoleurs Cheminots Nîmois...

 

 

 

http://mtcn.free.fr/lyrics/mazurka-pins.php?lng=fr

 

 

https://www.gavaresse.fr/blog-lemasdelagavaresse/chanson-et-histoire-de-la-coupo-santo-la-provence

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