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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 12:41
Des secrétaires devenues des robots...

 

 

Ce jour-là, consultation chez un médecin rhumatologue : le cabinet regroupe 7 spécialistes.

J'entre et je découvre deux secrétaires affublées d'écouteurs et de micros, ce qui leur évite de prendre en mains le téléphone.

 

Je donne mon nom, mon heure de rendez-vous, et en consultant internet, une des deux secrétaires énumère mon adresse, mon numéro de portable, le nom de mon médecin traitant. Je confirme tous ces renseignements.

Tout cela, dans une ambiance glaciale et sans un sourire...

 

On me réclame, alors, ma carte vitale. Je la donne et on m'invite à aller attendre mon tour dans une salle voisine.

Dans la salle d'attente, plusieurs patients attendent leur tour : à côté, les deux secrétaires continuent à recevoir les patients selon le même rituel.

 

Tout cela ponctué par des appels téléphoniques pour des prises de rendez-vous.

On a l'impression d'être non pas dans un cabinet médical, mais plutôt dans une usine.

 

Tout est déshumanisé, automatisé.

Ces secrétaires deviennent des robots...

 

Et le médecin lui-même qui appelle les malades à tour de rôle, suivant leur ordre d'arrivée, n'aura bientôt plus guère le temps de communiquer avec ses patients.

Ainsi, la robotisation est partout, même là où l'attend le moins : la médecine doit rester un domaine où la relation de confiance, où la communication sont essentielles...

 

De plus en plus, le monde s'accélère et on ne prend plus le temps d'un simple sourire, d'une parole bienveillante.

Après une heure d'attente, je suis enfin reçue par le médecin.

La consultation se déroule dans une ambiance plutôt conviviale mais elle reste superficielle : des réponses assez vagues aux questions posées, voire pas de réponse...

 

En sortant du cabinet, je dis haut et fort aux deux secrétaires  : "Merci beaucoup ! Bonne journée !" Pas de réponse... Les deux dames sont trop occupées pour me répondre, bien sûr...

 

On dit que les robots vont bientôt remplacer les êtres humains, mais dans les faits, ce sont déjà les êtres humains qui deviennent des robots.

Avec la numérisation du monde, tout est automatisé, cadré... et les relations humaines s'effacent peu à peu...

 

 

 

 

 

Des secrétaires devenues des robots...
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24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 08:49
Les robots de Free...

 

Ce jour-là, je me rends dans une boutique Free afin de prendre un abonnement à deux euros pour mon téléphone portable...

Deux euros par mois, c'est vraiment pas cher... 

 

J'entre dans la boutique : quelques personnes sont là à attendre la disponibilité des deux employés.

 

Soudain, un vendeur s'approche et nous demande si nous avons rendez-vous. Evidemment, ce n'est pas mon cas, et je précise que viens pour un nouvel abonnement.

On me dit alors qu'une prise de rendez-vous n'est pas nécessaire et je suis invitée à attendre. On me demande seulement si je dispose d'une carte bleue et d'une adresse mail.

 

Un peu plus tard, finalement, un employé me dirige vers une borne, autrement dit un robot qui sera chargé de la tâche.

Il lance simplement l'application et me laisse me débrouiller face à la machine.

 

Je tâtonne, j'hésite... le robot me demande quelle carte Sim je souhaite pour mon appareil...

Je ne sais pas trop quoi répondre : heureusement, à côté de moi, un couple de clients me renseigne et me dit quelle est la carte adaptée pour mon téléphone.

Je les remercie... je continue à remplir un questionnaire et enfin, je dois acquitter la somme de 12 euros pour mon inscription.

L'appareil finit par me dire : "Récupérez votre carte Sim". Je cherche partout, mais je ne vois pas apparaître la carte.

A nouveau, je pose la question au couple de clients qui se trouvent près de moi : la carte Sim est en fait tout en bas de la machine, bien cachée sous une grande lamelle métallique.

Je la récupère mais je ne sais pas comment l'insérer dans mon téléphone. Je me rends alors auprès d'un employé très occupé, j'attends et finalement, le vendeur se charge de le faire...

Ouf ! Le vendeur me précise, à toutes fins utiles, qu'avec cet abonnement à deux euros, je ne pourrai pas utiliser internet : en fait, le temps d'utilisation sera dérisoire, environ 10 minutes.

Peu importe, je ne me connecte presque pas à internet, avec mon téléphone.

J'essaie alors de déverrouiller ma carte Sim, sans succès, je demande l'aide d'une employée, mais elle me répond qu'elle n'a pas le temps. Je réussis enfin à la déverrouiller, grâce aux conseils d'un client.

 

Je constate ainsi que les robots prennent de plus en plus de place dans nos sociétés et qu'ils suppriment des emplois.

Seulement, deux employés dans cette boutique... et ils sont peu disponibles.

Je comprends pourquoi les abonnements sont peu onéreux, chez cet opérateur : utilisation de robots, un minimum de personnel...

Je ressors de la boutique, avec un abonnement à deux euros, un petit prix certes, mais cela implique la disparition de nombreux emplois, le recours inhumain à des robots...

 

C'est ainsi que fonctionnent nos sociétés : réduction des personnels, automatisation, course à la rentabilité... 

C'est ainsi que se réduisent les rapports humains, c'est ainsi que se perd une forme d'humanisme essentiel.

 

 

 

 

 

Les robots de Free...
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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 09:38
Bienvenue chez les Ch'tis... moi aussi j'ai vécu une mutation dans le Nord-Pas-de-Calais...

 

Comme le personnage du film Bienvenue chez les Ch'tis, Philippe Abrams, j'ai été mutée, au début de ma carrière, dans le Nord-Pas-de-Calais, plus exactement à Montreuil-sur-Mer, non loin de Berck.

Ce fut mon premier poste d'enseignante dans un collège...

 

Pour moi qui suis née à Marseille, cette mutation dans le Nord de la France était un véritable exil, loin de ma famille, de mes amis.

On l'oublie trop souvent : les professeurs sont, en début de carrière, souvent envoyés loin de leur région d'origine. Il faut, alors, s'adapter à un environnement, un climat très différents.

Et ce n'est pas facile : dès les vacances d'été, il a fallu partir, trouver un logement, avant la rentrée de septembre.

 

Ce fut, je m'en souviens, un été glacial : pluie, vent, fraîcheur des températures...

Dans la petite ville de Montreuil, il a fallu prospecter pour obtenir un logement : j'ai visité des appartements insalubres, humides, inconfortables, et j'ai dû me résoudre à louer un appartement au fond d'un couloir obscur, qui donnait sur une cour intérieure, sans lumière.

Les murs suintaient l'humidité... et j'ai vécu là pendant environ deux années, avant de pouvoir intégrer un logement neuf qui venait d'être construit.

 

J'ai connu des hivers rudes, la neige, des canalisations gelées, j'ai connu des printemps froids, humides.

 

Alors, bien sûr, l'accueil des gens du Nord est chaleureux, bienveillant, mais on se sent tout de même comme débarqué dans une terre étrangère.

Tout est différent : l'accent, le climat, le vocabulaire, les paysages...

 

Alors, bien sûr, la ville de Montreuil-sur -Mer est pittoresque, charmante avec ses anciens remparts, ses vallées verdoyantes.

Mais, comment oublier sa terre d'origine, sa famille ?

 

Après cinq longues années passées dans le Nord, je n'avais qu'une envie : retrouver le sud, la douceur de son climat, la Méditerranée...

J'ai pu alors retrouver ma terre natale, grâce à une demande de mutation.

 

Bien sûr, mon exil forcé fut, malgré tout, une expérience enrichissante : la découverte d'une région, de ses habitants, de ses paysages.

Mais, ce fut aussi une rude épreuve : quand on commence à exercer le métier d'enseignant, on manque d'expérience, on est confronté à des difficultés, et le fait de se retrouver loin de sa terre natale complique la tâche.

Non, je n'ai pas pleuré quand j'ai quitté le Nord Pas-de-Calais. J'étais ravie de retrouver mes racines, ma famille. 

Bien sûr, le film Bienvenue chez les Ch'tis véhicule des clichés, des stéréotypes, les traits sont caricaturés, comme souvent dans une comédie, mais j'y ai retrouvé une ambiance, un fond de vérité...

 

 

 

 

Bienvenue chez les Ch'tis... moi aussi j'ai vécu une mutation dans le Nord-Pas-de-Calais...
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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 07:56
Un monde à l'envers : une enseignante visée par une plainte pour moqueries à l'encontre de ses élèves...

 

 

Ce fait divers est révélateur de nos sociétés : une enseignante dans un lycée des Côtes-d'Armor a publié plusieurs posts où elle se moque publiquement de ses élèves de seconde.

 Visiblement énervée par le comportement de certains d'entre eux, ce professeur a posté plusieurs publications sur Instagram où elle les prend pour cible.

 

Avertis par leurs enfants, les parents des lycéens ont prévenu le proviseur. Deux d'entre eux ont décidé de porter plainte. Quant à la direction de l'établissement, elle a engagé une procédure contre elle. 

C'est vraiment le monde à l'envers : haro sur les profs, en toutes circonstances !

 

Le fait que ces élèves aient un comportement pénible, justement dénoncé par l'enseignante, n'est même pas pris en considération.

Et on constate une fois de plus que même l'administration se range du côté des élèves.

 

"Elle a peut-être dérapé à cause d'élèves difficiles à supporter", témoigne l'un d'eux. Eh oui, certains élèves poussent à bout le corps professoral.

Les enseignants sont voués à être punis, à passer en conseil de discipline, dès qu'un problème se pose.

 
Certains cours ressemblent  à des affrontements où il faut gérer bavardages, inattention, impolitesse de certains élèves.... 

Comment résoudre de telles situations ? Parfois les élèves prennent le dessus sur l'enseignant.

Les parents, l'administration les soutiennent en toutes circonstances.

 

"Ce genre de situation est inacceptable, mais c'est peut-être l'écho du mal-être de certains enseignants", tempère le proviseur du lycée, qui qualifie l'initiative de l'enseignante de "comportement inapproprié" et assure de sa volonté "de protéger les élèves".

Protéger les élèves ! et abandonner les enseignants à leur sort ! C'est bien là un comportement fréquent de la part de l'administration.

Il existe bien un mal-être dans les métiers de l'enseignement : dans une société où les enfants sont rois, on leur trouve toutes les excuses.

Et les parents n'hésitent pas à prendre leur parti, et même dorénavant à porter plainte contre les professeurs !

 

Source :

https://www.lepoint.fr/societe/une-enseignante-visee-par-une-plainte-pour-avoir-moque-ses-eleves-sur-instagram-07-05-2019-2311201_23.php

 

 

Un monde à l'envers : une enseignante visée par une plainte pour moqueries à l'encontre de ses élèves...
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24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 08:08
Mais que devient la philosophie avec la réforme du Bac ?

 

Les professeurs de philo sont inquiets : la réforme du baccalauréat qui s'annonce laisse peu de place à cette discipline essentielle qu'est la philosophie.

Voudrait-on supprimer une certaine faculté de penser ? Voudrait-on amoindrir la réflexion ?

C'est préoccupant...

Il est utile de le rappeler : les élèves n'ont qu'une seule année pour se familiariser avec cet enseignement, l'année de terminale.

 

 Jusqu’à présent, les élèves de terminale S avaient trois heures de philosophie, ceux de ES quatre heures et ceux de L huit heures par semaine. Désormais, ce sera quatre heures pour tout le monde.

 

On imagine le désarroi des professeurs de philo : ils pouvaient dans les sections littéraires approfondir l'enseignement de leur discipline pour des élèves qui se destinent à des études littéraires.

Ils pouvaient aussi susciter des vocations et inciter ces élèves à entrer dans la carrière de l'enseignement, afin d'alimenter le vivier des professeurs de philo.

C'est terminé avec cette nouvelle réforme.

 

De plus, le programme a été amputé de plusieurs notions fondamentales : d’abord, la notion de "bonheur", qui avait l’avantage de capter l’attention des élèves tout en posant les problèmes fondamentaux du sens de la vie et de la condition humaine. 

Pourquoi donc évincer cette notion ? Certains y voient une façon de laisser libre cours au totalitarisme de la consommation... Ne pas réfléchir au vrai bonheur, n'est-ce pas la possibilité de se laisser entraîner dans une frénésie de consommation ?

 

Disparue aussi la notion de travail... Pourtant, on a tendance à vouloir faire de plus en plus travailler les gens : nombre d'heures, recul de l'âge de la retraite...

Suicides, burn out, flexibilité,  on en demande toujours plus aux salariés.

Voudrait-on éviter un sujet qui fâche ? Le travail est un sujet qui concerne chacun d'entre nous : pourquoi refuser de l'évoquer ?

 

Enfin, "conscience et inconscient", "autrui", "la perception" disparaissent également... des sujets pourtant essentiels à notre époque.

La philosophie a pour but de développer l'esprit critique et la réflexion et elle devient presque accessoire dans cette nouvelle réforme : voilà qui est très inquiétant...

 

 

 

 

 

Source :

 

https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/04/17/reforme-du-bac-la-philosophie-est-en-peril_5451330_4401467.html

 

 

 

 

Mais que devient la philosophie avec la réforme du Bac ?
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22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 10:52
A l'heure de l'obsolescence programmée, que vaut le patrimoine ?

 

Notre monde vit dans l'immédiateté, l'instantanéité : les objets, les vêtements sont faits pour ne durer que très peu de temps... "jette, achète", tel est le credo de notre société de consommation.

 

Peu importe la qualité de ce que l'on nous propose, ce qui importe, ce sont les apparences...

On nous vend des désirs sans cesse renouvelés : des écrans de télévision de plus en plus grands, des smartphones de plus en plus performants, des ordinateurs parlants, des machines à laver de plus en plus sophistiquées, des vêtements et une mode sans cesse renouvelés.

 

Que vaut le patrimoine face à ce monde consumériste ?

Hélas, il est souvent mis au rebut, mal entretenu, laissé à l'abandon.

Et pourtant, que d'efforts, que de labeur, que de minutie, et d'ingéniosité ont été nécessaires pour bâtir des cathédrales !

 

Bien sûr, il convient de faire des choix et de préserver les monuments les plus représentatifs et les plus intéressants... mais cette préservation n'est même pas assurée.

Notre époque vouée à l'hyper consommation nous fait oublier tous ces vestiges venus du passé que nous avons tendance à négliger.

Bien sûr, ce patrimoine a une valeur touristique, mais il a surtout valeur d'héritage : il nous vient du passé, d'une longue histoire, il nous vient de tous ceux qui nous ont précédés.

Comment pourrait-on le dédaigner ? Ce sont là nos racines.

 André Comte-Sponville déclare justement à ce sujet : " nous ne vivons pas "hors-sol", ni sans relations avec ce qui nous précède. Les déracinés le savent bien, qui en souffrent. Ils ont le mal du pays, comme une envie douloureuse d'y retourner..."

 

D'ailleurs, chacun en a pris conscience lors de l'incendie qui a ravagé la flèche de Notre Dame.

Chacun a pris conscience de l'importance d'un patrimoine qui unit les Français, qui représente l'histoire de notre pays, ses racines profondes.

Il est évident que nos racines sont profondément chrétiennes... que d'églises sont ainsi laissées à l'abandon et se retrouvent dans un état de délabrement extrême !

Cet héritage est précieux, il fait partie de notre culture, nous ne pouvons le négliger.

 

Comme le rappelle André Comte-Sponville, "nous sommes des héritiers, des débiteurs. Cela nous donne moins de droits que de devoirs, dont le premier est de préserver ces trésors innombrables, donc aussi et surtout de les léguer, à notre tour, à ceux qui viendront après nous."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 13:13
Réforme du lycée : la dictature du changement permanent...

 

La nouvelle réforme du lycée sera appliquée dès la rentrée prochaine : la réforme va entraîner des changements de programme, plus ou moins profonds selon les matières. A la prochaine rentrée, certains collègues vont devoir préparer trois programmes (seconde – première générale – première technologique.) On imagine le travail colossal qui les attend, on imagine le stress, la fatigue que génèrent ces réformes perpétuelles : on commence à peine à maîtriser un programme qu'un autre s'annonce.

 

On vit dans une société du changement permanent, un monde en perpétuelle mutation : comment l'être humain pourrait-il s'adapter à ce rythme infernal ?

 

"Dans les entreprises aussi, les nouvelles méthodes de management se prétendent au service de l’épanouissement des salariés, de leur « savoir être » et de la « réalisation de soi » en entreprise. Danièle Linhart, spécialiste de l’évolution du travail et de l’emploi, démonte ces impostures et montre comment le management moderne s’inscrit dans la lignée du travail à la chaîne théorisé par Taylor et Ford pour toujours mieux asservir les salariés. Objectif : déposséder les travailleurs de leurs savoirs et de toute forme de pouvoir dans l’entreprise."

 

Les enseignants sont eux-mêmes entraînés dans un tourbillon de réformes qui se succèdent, le plus souvent, sans réelle concertation : on a déjà connu des réformes du baccalauréat, des réformes du collège...

Et chaque fois, ces réformes sont faites dans la précipitation, et l'urgence, alors que l'enseignement exige réflexions, maturation.

 

Ainsi, François-Xavier Bellamy dénonce dans son ouvrage intitulé Demeure, ce phénomène : "L'activité politique ne joue plus désormais qu'un simple rôle utilitaire, pour administrer aussi rapidement que possible la réforme universelle, la transition de l'ancien au nouveau...  Il faut que tout change, voilà la seule devise."

"Ce qui compte, c'est de bouger. Le risque que "nos progrès" aboutissent à une catastrophe n'est jamais évoqué sérieusement, ce serait courir le danger de sombrer dans le pessimisme."

 

On vit dans la politique du mouvement perpétuel : or, l'être humain a besoin d'une certaine stabilité, d'un certain équilibre dans son travail.

Il est vrai que l'on vit dans un monde d'instantanéité : un clic suffit pour s'informer, un clic pour commander et être livré le jour même.

Mais face à cet univers de l'instant, nous avons besoin de nous ancrer dans le passé : à force de courir, nous sommes tous épuisés.

Ce n'est pas là un projet de société satisfaisant.

 

 

 

https://www.bastamag.net/La-dictature-du-changement-perpetuel-est-le-nouvel-instrument-de-soumission-des

 

 

 

 

 

Réforme du lycée : la dictature du changement permanent...
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28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 11:30
Le culte du jeunisme... selon Michel Drucker...

 

La vieillesse n'est plus synonyme de sagesse, d'expérience, elle est trop souvent dévalorisée dans nos sociétés d'apparence.

Les vieux sont jugés ringards, dépassés, obsolètes : tout incite les gens à rester jeunes, la mode, l'industrie des cosmétiques qui nous vend toutes sortes de produits pour masquer les rides.

 

La publicité, les magazines véhiculent des images de femmes parfaites, jeunes, idéalement belles.

La télévision fait appel à des présentateurs et des journalistes jeunes, et les anciens sont évincés.

 

C'est ce phénomène qu'évoque Michel Drucker dans son ouvrage Il faut du temps pour rester jeune...

Invité au festival de la biographie à Nîmes, afin de présenter son livre, Michel Drucker déplore cette éviction des anciens de la télévision...

 

"Il y a deux ans, j’ai eu l’âge de ne plus faire trop partie du paysage télévisuel puisqu’on a supprimé Vivement dimanche pour “rajeunir les marques”. J’en ai souffert, j’ai eu envie d’abandonner. J’ai 76 ans et, en même temps, je ne me trouve pas vieux, même si je suis le dernier des Mohicans. Tout part de là. D’une blessure, d’interrogations, d’un trouble et d’une forme de combat face au jeunisme ambiant."

"J’ai tout fait pour rester jeune, puisque c’est ainsi qu’il faut paraître. En tout cas pour leur prouver que, même s’il est écrit “1942” sur ma carte d’identité, je suis encore en forme. C’est une question de mental. De volonté. Et j’en ai beaucoup."

 

La santé, ça se cultive, c'est vrai : une bonne hygiène de vie, du sport, une bonne alimentation contribuent à l'entretenir.

Mais tout le monde n'a pas la chance de rester en bonne santé : fragilité, maladies, déficiences.

 

Il est vrai que de nombreuses figures célèbres de la télévision ont dû passer la main : Patrick Poivre d'Arvor, Julien Lepers, Claire Chazal, William Leymergie, David Pujadas, Georges Pernoud, etc

C'est là un phénomène révélateur de nos sociétés qui pratiquent le culte de la jeunesse.

Place aux jeunes, bien sûr, mais  des gens qui ont fait leur preuve méritent considération et respect : il est regrettable que nos sociétés aient tendance à reléguer les gens d'un certain âge.

Il convient de réhabiliter les valeurs de l'expérience et du savoir-faire.

Dans une société qui privilégie le changement perpétuel, l'âge devient presque un handicap : le chômage touche de plus en plus de personnes qui ont dépassé l'âge de 50 ans.

C'est un fait : quand on travaille à la télévision, il est souvent facile de se reconvertir, c'est beaucoup moins évident pour les autres salariés...

 

L'entretien s'est achevé avec la lecture d'un texte du Général Mac Arthur sur la jeunesse :

 

"La jeunesse n’est pas une période de la vie,
elle est un état d’esprit, un effet de la volonté,
une qualité de l’imagination, une intensité émotive,
une victoire du courage sur la timidité,
du goût de l’aventure sur l’amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années :
on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.
Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme.
Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui,
lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille.
Il demande comme l’enfant insatiable : Et après ?
Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie.
Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute.
Aussi jeune que votre confiance en vous-même.
Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.
Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.
Réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini."

 

 

 

 

 

https://www.parismatch.com/People/Michel-Drucker-Le-jeunisme-c-est-demode-1573629

 

 

 

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26 janvier 2019 6 26 /01 /janvier /2019 09:01
Les chiens-robots du futur...

 

Après l'invention japonaise du tamagotchi, animal de compagnie virtuel, voici que nous arrive d'Allemagne le chien robot capable de livrer des colis partout...

C'est Continental, l'équipementier automobile qui a conçu ce nouveau robot, avec une association spécialisée dans la robotique.

Ce robot chien livreur peut monter des marches, éviter des obstacles : c'est une voiture autonome qui sera chargée de convoyer les chiens près des lieux de livraison.

Plus de place pour l'humain qui sera ainsi remplacé par des machines intelligentes : c'en est fini du facteur venu pour nous livrer des colis, plus de discussion, plus de convivialité...

Chez Amazon, on imagine aussi de livrer les colis, au moyen de drôles d'oiseaux : des drones qui pourront atterrir dans les jardins, sur les balcons, ou les rebords de fenêtres.

Quelle place pour l'humain à l'avenir ? Quelles tâches lui seront dévolues ? Aura-t-il encore accès au travail ?

Le chômage s'accroît dans nombre de pays, comment pourra-t-on résoudre ce problème, alors que la robotique, l'intelligence artificielle connaissent un développement spectaculaire ?

Que feront les hommes du futur si aucune activité utile ne leur est proposé ?

Voici ce qu'écrit Harari dans son ouvrage Homo deus à ce sujet :

"L'aubaine technologique à venir permettra probablement de nourrir et d'entretenir des masses inutiles, sans qu'elles aient même à lever le petit doigt. Mais qu'est ce qui pourra les tenir occupées et les satisfaire ?

Les gens ont besoin de faire quelque chose, sous peine de devenir fous. Que feront-ils de leurs journées ? La drogue ou les jeux vidéo pourraient être une réponse. Les inutiles pourraient passer toujours plus de temps dans les mondes de la réalité virtuelle, en 3D qui leur procurerait bien plus d'excitation et d'intensité émotionnelle que la glauque réalité extérieure".

Ainsi, sont peu à peu grignotées et menacées les expériences humaines : expérience du travail, du contact avec la réalité, avec les autres.

Quel avenir inquiétant nous est réservé si l'humain perd sa place, si les robots envahissent notre quotidien ?

Quel espoir pour une humanité dominée par des machines, des robots ?

L'être humain a besoin de donner un sens à sa vie et ce sens a tendance à s'évanouir dans un monde robotisé...

Des robots sont conçus également pour remplacer les humains dans une conversation...

 "Nous essayons de créer une société dans laquelle humains et robots cohabitent ", explique un des concepteurs du projet..." Il rajoute même : " Je suis persuadé que les enfants et les personnes âgées apprécieront que quelqu'un les écoute."

Cette dernière remarque n'est-elle pas particulièrement inquiétante ? Comme si les enfants et les vieillards n'étaient plus écoutés par les humains eux-mêmes, comme si ce concepteur prenait conscience que les hommes ne savent plus converser entre eux et prêter attention à leur famille, leur entourage !

 

 

 

Source :

 

https://www.numerama.com/tech/454598-a-quoi-peuvent-bien-servir-les-chiens-robots-a-livrer-des-colis.html

 

 

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12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 11:39
Le retour des heures supplémentaires défiscalisées : une très mauvaise idée...

 

 

 Emmanuel Macron a annoncé ce lundi le retour de la défiscalisation des heures supplémentaires dès 2019... une mesure déjà mise en oeuvre sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy mais très coûteuse pour les finances publiques.


Cette mesure essentielle du gouvernement de N. Sarkozy avait été abrogée sous le quinquennat de François Hollande, en 2012 : je l’ai, pour ma part, toujours combattue et trouvée injuste... qui peut accomplir des heures supplémentaires ? D’abord des gens aptes à le faire, des salariés, des fonctionnaires qui jouissent d’une bonne santé et les autres ? ceux dont la santé est fragile ?

On perçoit déjà une première injustice…

 

Par ailleurs, il semble pertinent que des travailleurs modestes aient pu bénéficier de cette mesure : ils pouvaient gagner un peu de pouvoir d’achat en plus, grâce à ce dispositif mais que dire, par exemple, de certains employés qui gagnent un salaire confortable, qui ont cumulé un grand nombre d’heures supplémentaires parfois 6, 7 ou 8 heures en plus ? Certains fonctionnaires aussi ont bénéficié de cette mesure... et ce surplus d’heures a dû coûter très cher à l’état, à la collectivité, d’autant que nombre d'entre eux ne sont pas à ranger dans la catégorie des travailleurs pauvres ou très modestes…

 

Après tout, n’est-il pas normal de payer des impôts sur l’ensemble de son salaire ? Tout le monde, en période de crise doit participer à l’effort collectif... Si certains sont autorisés à ne pas payer d’impôts sur une partie de leurs revenus, est-ce équitable ?

Par ailleurs, force est de constater que ce dispositif a été notoirement inefficace… Il a été, incontestablement, générateur de chômage, les salariés accomplissant plus d’heures de travail, les entreprises ont recruté moins de personnels .

 

Ces mesures ont été un fiasco, un gouffre financier... ces heures sup défiscalisées devaient permettre de générer des emplois et bien évidemment, selon toute logique, l’inverse s’est produit…

Pourquoi ne pas avoir tiré les leçons de cet échec ? Pourquoi revenir à d'anciennes recettes qui n'ont pas fonctionné ?

Le pouvoir en place semble vraiment à court d'idées...

 

Il paraît normal de payer des impôts en fonction du salaire que l’on perçoit : admettre des exceptions à cette règle, c’est introduire des inégalités, des incohérences, des injustices. C’est là, en fait, un des principes du libéralisme : travailler plus pour gagner plus, alors qu’il faudrait appliquer un autre adage : travailler mieux, dans de bonnes conditions, pour pouvoir gagner un salaire correct et décent …

 

 

 

 

 

 

 

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