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24 mars 2025 1 24 /03 /mars /2025 12:40
Trump, idole des Russes...

 

En Russie, Donald Trump est plus populaire que jamais. Les médias officiels chantent même ses louanges. Cependant, certains Russes restent prudents car ils ne gardent pas forcément un bon souvenir du premier mandat de l’actuel président américain.


Depuis une semaine, le président américain, Donald Trump, a fait son grand retour dans les magasins de souvenirs de Moscou, en Russie.

"On a aussi un souvenir avec Melania" dit une vendeuse.

"Il y avait un pour Biden ?" interroge une journaliste. "Il n'y en avait pas pour Biden", répond la vendeuse...

"Il est associé à quoi, Trump?"  demande encore la journaliste. Réponse : "A la fin de la guerre..."

“C’est un homme bien ! Un vrai ! Presque un Russe”, s'enthousiasme un Moscovite croisé dans la rue. Donald Trump vole presque la vedette à Vladimir Poutine !

 Sur les écrans, le président américain n’est plus présenté comme le chef des adversaires occidentaux. Selon des journalistes proches du Kremlin, il a même brisé le front occidental.

“Je prendrai plaisir à regarder Trump faire la guerre à l’Europe. Ça va finir par la sécession du Groenland, la dissolution de l’OTAN et la chute de l’Union européenne”, explique un commentateur à la télévision russe.

Carrément !


Au Kremlin comme sur les plateaux télévisés, la prudence reste de mise. “Ça me plaît énormément ce que fait Donald Trump jusqu’à présent. Il met la pression sur Kiev et on comprend quand même que bientôt il va essayer de mettre la pression sur Moscou”, analyse une autre commentatrice à la télévision.

Même prudence devant un mémorial dédié aux soldats russes morts en Ukraine. Pourtant, tous affirment vouloir la paix.

"Vous n'êtes pas séduits par Trump ?" interroge une journaliste.

"Non, peut-être qu'on a perdu confiance avec l'Amérique. Un jour, on est amis et puis l'autre, non." déclare une Russe.

Pour le moment, aucun accroc n'est venu vraiment contrarier les relations entre les deux présidents.

Ces derniers jours, Donald Trump a encore confirmé son penchant pour la Russie...

Alexandre Orlov, ancien ambassadeur de Russie en France dit ceci : "Trump, Musk ont réussi leur vie dans l'économie, ce sont des gens avec une approche tout à fait différente de la politique. Trump veut être constructif, pragmatique, développer la coopération et puis, surtout Trump a fait revenir aux Etats-Unis les valeurs traditionnelles qui sont les nôtres, il y a une base pour se comprendre entre Poutine et Trump très très large..."

 

Cette "idylle" entre les deux présidents va-t-elle durer ? Rien n'est moins sûr : les négociations à venir s'annoncent difficiles...

A Gaza, les bombardements ont repris et s'intensifient : la paix envisagée est encore bien loin, hélas. 

 


Sources :
 

https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/donald-trump-le-president-americain-est-la-nouvelle-star-a-moscou_7124820.html

 

https://youtu.be/CmUSSWgpx5A?si=K8U9XlW2p4fTacS4

 

https://www.lepoint.fr/monde/poutine-n-est-pas-un-mauvais-type-pour-l-emissaire-americain-steve-witkoff-23-03-2025-2585440_24.php

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23 mars 2025 7 23 /03 /mars /2025 13:15
Des éclairs blancs sur le miroir de l'eau...

 

En ce début de printemps, des pluies abondantes ont fait déborder le plan d'eau...

 

 

 

L'eau transparente, limpide s'est emparée des berges et les cygnes caracolent près de l'antique source, sur les replis des ondes...

 

 

Des éclairs blancs sur le miroir de l'eau...

 

 

 

L'eau ridée de vagues se pare de teintes chatoyantes, de moires aux couleurs nuancées de vert, de bleu...

 

 

 

On admire la parure de plumes éclatantes et ondoyantes d'un des cygnes, alors qu'il s'avance près de la rive... Quelle grâce infinie !

 

 

Nuées cotonneuses, aériennes, légères sur le plan d'eau... Magnifique ondoiement de plumes sous le vent !

 

 

Les reflets bleutés de l'eau magnifient les robes lumineuses des deux oiseaux...

 

 

 

 

 

 

 

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21 mars 2025 5 21 /03 /mars /2025 12:41
D'où que vienne l'accordéon...

 

Une magnifique ode à cet instrument de musique : l'accordéon, dans cette chanson composée et interprétée par Jean Ferrat...

L'instrument est personnifié  et donc magnifié dès les premiers mots de la chanson, il est présenté comme un instrument voyageur d'Amsterdam à la Baltique... un instrument empli de savoirs puisqu' "Il connaît toutes les musiques Il connaît toutes les chansons"... le verbe "connaître" répété et l'emploi du pluriel insistent bien sur ce savoir universel.

 

La personnification se poursuit, se développe même dans le premier couplet : doté d'une "âme sentimentale", d'un "coeur international", l'accordéon est humanisé et associé à notre affectivité...

Instrument populaire, ce piano du pauvre qui se joue dans les "vieux faubourgs" exprime des sentiments divers : "la peine, l'amour"...

Le procédé de personnification s'intensifie encore dans les vers suivants où le son de cet instrument est assimilé à la voix humaine, il devient un chant qui a traversé toute l'Europe :

"Il a chanté à Varsovie
En Ukraine et en Roumanie
Il a bercé la vieille Europe"

Instrument populaire par excellence, c'est "Devant un verre ou une chope" qu'on l'a souvent écouté et apprécié. L'accordéon suggère ainsi une convivialité.

 

Ce piano à bretelles délivre aussi un magnifique message d'unité, d'harmonie universelle : 

"Il dit encore il dit quand même
Que le sang qui bat dans nos veines
Que le sang qui bat dans nos cœurs
A partout la même couleur"

Le message est pacifiste dans les vers suivants : est convoquée alors l'évocation d'une des plus grandes batailles de l'histoire, Waterloo :

"Lui qui sait combien de drapeaux
Se sont couchés à Waterloo
Et que la chanson des soldats
Finit souvent la tête en bas"

Une bataille incertaine où nombre de drapeaux ont vacillé... l'accordéon connaît le prix de la guerre : le bonheur anéanti est symbolisé par "la chanson des soldats qui finit la tête en bas"... une image frappante par le contraste qu'elle révèle...

 

L'accordéon en vient à délivrer un beau message d'amour, un message qu'il "crie" pour en montrer toute l'importance : 

"Et c'est pour ça qu'il crie si fort Que rien n'est plus beau que l'amour".

La musique devrait ainsi servir de rempart contre les guerres et les haines... C'est un langage universel. La musique nous rassemble, dans un monde où règnent une compétition acharnée, des luttes d'influence féroces...

 

Et le poète de souhaiter "Que tous les gens de la planète Qu'ils soient de Chine ou de perpette Reprennent en chœur la chanson Que chantent les accordéons"

Le poète rêve d'une harmonie universelle : le mot "accordéon" lui-même n'est-il pas forgé sur le mot "accord" ? Il contient même le nom latin "cor, cordis", "le coeur"...et il est empli de générosité.

Quel instrument pourrait sceller mieux cette harmonie, cette union que l'accordéon ? 

 

La mélodie chantante nous fait entendre ce besoin d'harmonie, elle devient plus forte, plus insistante à la fin, quand l'accordéon se fait "cri" pour lancer son message d'amour.

 

Pour mémoire : 

Les paroles de cette chanson sortie en 1976 ont été écrites par Claude Delécluse, la musique composée par Jean Ferrat.

Les paroles :

 

https://genius.com/Jean-ferrat-dou-que-vienne-laccordeon-lyrics

 

 


 

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19 mars 2025 3 19 /03 /mars /2025 10:32
Le livre : une désaffection dangereuse...

 

Les adolescents lisent de moins en moins : face à la concurrence des écrans qui se multiplient dans le monde moderne, ils ne trouvent plus le temps de lire...

 

Les réseaux sociaux, les jeux vidéos, les images les accaparent. La lecture est alors fragmentée, pauvre, réduite au minimum sur les réseaux sociaux. L'attention se disperse et les jeunes deviennent incapables de s'adonner un long moment à la lecture...

 

Comme l'écrit Philippe Bloch dans son ouvrage intitulé Jamais sans mon écran, " Le livre est devenu pour les adolescents une contrainte associée à l'école, à l'exception des BD et des mangas qu'ils plébiscitent. Mais rarement un outil d'émancipation ou de réflexion. Pour un tiers d'entre eux, lire ne servirait à rien. Pas même à nourrir notre imagination, faire travailler notre mémoire, ou enrichir notre vocabulaire sans lequel aucune pensée complexe ne peut pourtant exister..."

 

Comment ne pas voir l'immense richesse que contiennent les livres ?

Le livre cultive notre attention, notre imagination, notre créativité... 

 

Et, si on y prête attention : Comment fonctionne l'intelligence artificielle ? C'est par la somme de ses lectures qu'elle acquiert des compétences...

La lecture est donc essentielle dans la formation de l'être humain : il convient de protéger les enfants des écrans dès leur plus jeune âge... de leur montrer l'importance de la lecture, de les former à la lecture, le plus tôt possible.

 

"Pas d'écran avant 3 ans, usage modéré et en famille entre 3 et 6 ans, apprendre à créer avec des écrans et premières explications sur internet entre 6 et 9 ans, monitorage du temps d'écran entre 9 et 12 ans, sans smartphone ; premiers accès aux réseaux sociaux après 13 ans, paramétrés en mode privé. Cela étant, il est intéressant de noter que les enfants des fondateurs de ces nouvelles technologies ont droit, en Californie, à des écoles qui bannissent ces mêmes technologies, ce qui laisse penser que ces parents savent bien la toxicité potentielle de leurs créations.", écrit fort justement Raphaël Gaillard dans son ouvrage L'homme augmenté.

 

Il est important de redonner au livre une place primordiale dans la formation et l'éducation des enfants...

Cela commence par la lecture du soir faite aux jeunes enfants, les parents doivent donner l'envie de lire le plus tôt possible...

 

 

 

 

Le livre : une désaffection dangereuse...
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17 mars 2025 1 17 /03 /mars /2025 13:01
Le narcissisme de Donald Trump...

 

Sur les réseaux sociaux, le narcissisme triomphe : on se montre, on s'affiche même sous les meilleurs aspects... on connaît l'engouement pour les selfies, on sait comment certains vont même jusqu'à mettre en scène leur vie, se prenant pour des stars, s'exposant de manière indécente...

Les influenceurs sont à la mode, et veulent servir de modèles, ils diffusent le plus souvent des images idéalisées...

Un narcissisme que l'on retrouve parfaitement illustré par le personnage de Donald Trump et le terme de "personnage" est bien adapté car, sans arrêt, il se met en scène...

"L'homme qui a passé sa vie à mettre son nom et son visage sur tout ce qui pouvait lui rapporter de l'argent, des gratte-ciels de Manhattan aux hôtels en passant par des golfs en Floride et des avions à son effigie, illustre plus que tout autre aujourd'hui cette insatiable soif de reconnaissance encouragée et aggravée par les réseaux sociaux.

 

A tel point qu'exclu de Twitter le 16 janvier 2021 pour cause de fraude à l'élection présidentielle et assaut du Capitole, il a immédiatement créé Truth Social, son propre réseau social pour rester libre d'insulter ses adversaires..." écrit Philippe Bloch dans son ouvrage Jamais sans mon écran !

 

Et il rajoute : "Rappelez-vous la façon brillante dont il avait surmonté l'affront de son mugshot ( photo d'identité judiciaire) pris à la prison du Comté de Fulton, en Géorgie. Plutôt que d'avoir honte d'une telle photo qu'on ne souhaite à personne, il avait réussi à en faire un trophée de guerre, en mettant immédiatement en vente sur les réseaux sociaux toute une série d'objets à son effigie, lesquels avaient largement contribué à le faire monter dans les sondages autant qu'à financer sa campagne électorale..."

 

On se souvient aussi de cette vidéo intitulée Trump Gaza où l'on voit la bande de Gaza transformée en riviera, où l'on pouvait découvrir une statue en or monumentale à l'effigie de Donald Trump, ainsi que des reproductions de cette statue vendues dans des boutiques, un culte de la personnalité qui inquiète.

Il se présente lui-même comme ayant une mission divine ! Tout le monde le révère dans son camp... de quoi alimenter encore plus son narcissisme...

Trump est partout, il s'affiche, il attire l'attention sur lui par toutes sortes de déclarations tonitruantes, parfois contradictoires...

 

Gérard Araud, ancien ambassadeur de France aux États-Unis, qui a eu plusieurs conversations avec Donald Trump dit que le président est un "narcissique psychologique... il n'écoute pas son interlocuteur, il reste figé dans son discours..."

 

 

 

 

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16 mars 2025 7 16 /03 /mars /2025 12:42
Le regard fascinant du chat...

 

A travers les feuillages, il m'observe de son oeil vert en amande, cerclé de noir...

 

 

Quelle concentration ! Quelle curiosité !

 

 

Dès qu'il m'a aperçue, il s'est réfugié dans les fourrés pour m'épier et savoir si un quelconque danger le menaçait...

 

 

 

Les oreilles dressées, il ne me quitte pas des yeux, attentif à chacun des mes mouvements...

 

 

 

Le temps pour moi d'admirer sa belle robe blanche, son masque ombré de brun au dessus de son regard fixe...

 

 

 

 

Le chat nous donne ainsi des leçons d'attention, de curiosité, de beauté !

 

 

 

 

 

 

 

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14 mars 2025 5 14 /03 /mars /2025 12:53
Les belles étrangères qui vont aux corridas...

 

Une chanson qui évoque la corrida, toute en nuances... une chanson interprétée par Jean Ferrat...

La mélodie joyeuse nous entraîne, dès le début, dans l'ambiance festive d'une corrida... un sifflet empli de gaieté, d'enthousiasme ouvre la chanson.

 

Le regard se porte alors sur "Les belles étrangères Qui vont aux corridas", une vision idyllique d'un spectacle qui attire un public de choix, des femmes venues sans doute de loin pour assister à la corrida, des femmes riches puisque le regard s'attarde aussi sur "leur chapeau huppé". La corrida est ainsi associée à la beauté, à la musique, elle est aussi présentée comme un loisir pour touristes riches.

On  voit même ces belles étrangères "se pâmer d'aise devant la muleta", une expression très forte, une hyperbole qui traduit un ravissement infini, une admiration sans bornes.

 

Et, pourtant, la fin du premier couplet révèle une autre réalité : soudain, ces belles étrangères "Ont le teint qui s'altère À l'heure de l'épée".

Sous les apparences festives, elles découvrent l'horreur de la corrida simplement suggérée par l'évocation de l'épée destinée à tuer le taureau... tout un art de la suggestion !

 

Et soudain, on entend une voix qui pourrait être celle d'un défenseur et d'un amateur de la corrida, qui se moque de la sensibilité des détracteurs de ce spectacle : 

"Allons, laissez-moi rire
On chasse on tue on mange
On taille dans le cuir
Des chaussures, on s'arrange"

L'emploi du pronom indéfini "on" suggère que tous les hommes s'accommodent bien de la mort des animaux, dans d'autres circonstances : la chasse, la nourriture, l'utilisation du cuir...

Et l'évocation des "abattoirs" vient compléter cet argumentaire, d'autant que les boeufs y sont "traînés"... et alors "La mort ne vaut guère mieux Qu'aux arènes le soir"...

 

Mais le regard se porte à nouveau sur les belles étrangères, alors que "montent les clameurs de la foule"... on retrouve une ambiance festive et voilà que ces étrangères "se lèvent les premières En se tenant le coeur..."

Le coeur symbole qui représente traditionnellement le centre des émotions, de l'affectivité est évoqué pour mettre en évidence le trouble produit par le spectacle qui se déroule dans les arènes.

Et dès lors, plus question pour elles de rêver  au plus célèbre des toreros, Ordóñez.

 

Et voici que s'élève, cette fois, la voix d'un opposant à la corrida, répondant à l'amateur de ce spectacle... on retrouve la même formule de dérision au début :

"Allons laissez-moi rire
Quand le toro s'avance
Ce n'est pas par plaisir
Que le torero danse"

Cet opposant fustige le principe même de la corrida : le danger, la mort érigés en spectacle de "danse".

L'explication qui est donnée de cet engouement pour la corrida, c'est qu'elle a une dimension sociale : en Espagne, on envoie des enfants risquer leur vie dans les arènes pour essayer d'échapper à la misère...

Le choix qui leur est donné se résume alors à cette alternative scandaleuse : "La faim ou le toro".

 

Dans les derniers vers, on voit "Les belles étrangères Quitter leur banc de pierre Au milieu du combat".

On perçoit là tout un art du sous entendu : elles ne peuvent supporter la violence et l'horreur de ce spectacle sanguinolent et elles quittent les arènes.

Le narrateur ne décrit pas l'horreur de ce spectacle mais en suggère ainsi d'autant mieux toute la brutalité et l'ignominie...

Et comment ne pas voir une note d'humour dans cette qualification appliquée aux belles étrangères : "Végétariennes ou pas" ?

C'est là comme un écho contre les arguments des défenseurs de la corrida qui se moquent de la sensibilité des anti corridas...

Sans être végétarien, on peut percevoir l'horreur de ce spectacle où la mort est longuement préparée et mise en scène...

 

La mélodie emplie de gaieté nous transporte dans l'ambiance d'une corrida, mais elle se ralentit et s'interrompt même lors de l'évocation de la mort dans les arènes et lors du rappel de la misère sociale qui pousse le torero à combattre des toros.

 

Magnifique chanson qui met en évidence le fait que, sous des apparences clinquantes (beauté, richesse, musique) se cachent la mort, la peur, l'horreur, la misère de la corrida...

 

Pour mémoire : 

Les paroles de cette chanson sortie en 1965 ont été écrites par Michelle Senlis, la musique composée par Jean Ferrat.

 

Les paroles : 

https://genius.com/Jean-ferrat-les-belles-etrangeres-lyrics

 

Vidéo :

https://youtu.be/Gf-UmwOAHpE?si=isopkn1OqjXO52-_

 

D'autres chansons sur la corrida : 

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/ces-chansons-qui-font-l-actu/ces-chansons-qui-font-l-actu-le-taureau-ou-le-torero-de-quel-cote-est-la-chanson_4366563.html

 

 Et d'autres belles chansons de Ferrat :

 

https://rosemar.over-blog.com/search/ferrat/

 

 

https://rosemar.over-blog.com/2016/09/pourtant-que-la-montagne-est-belle.html

 

https://rosemar.over-blog.com/2016/03/vos-siecles-d-infini-servage-pesent-encore-lourd-sur-la-terre.html

https://rosemar.over-blog.com/2018/01/je-n-en-finirai-pas-d-ecrire-ta-chanson-ma-france.html

 

https://rosemar.over-blog.com/2020/03/deux-branches-de-tilleul-entrent-par-la-fenetre.html

 

https://rosemar.over-blog.com/article-les-saisons-122821567.html

 

https://rosemar.over-blog.com/article-j-ai-froid-114968871.html

 

https://rosemar.over-blog.com/2024/11/l-amour-est-cerise.html

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12 mars 2025 3 12 /03 /mars /2025 10:40
Nous commençons à être hybridés avec des machines...

 

Un début d'hybridation : c'est le constat que fait Raphaël Gaillard dans son ouvrage, L'homme augmenté...

Nos smartphones ne nous quittent plus : ils nous accompagnent dans nos déplacements, et il nous est difficile de nous en passer... Ils deviennent notre mémoire : nous y stockons tous nos numéros de téléphone, et nous perdons ainsi l'habitude d'utiliser notre propre mémoire...

 

De plus en plus, on voit des jeunes, dans la rue, leur portable à la main... certains marchent même en le consultant, au risque d'avoir un accident...

Le smartphone devient le prolongement de leur corps, de leur bras, de leur main, de leur cerveau...

Des objets qui font partie de nous-mêmes. Qui peut se passer maintenant d'un portable ?

On voit même des gens dans la rue qui semblent parler tout seuls... la miniaturisation des oreillettes nous donnent cette impression.

 

Désormais, la plupart des adolescents possèdent un téléphone portable... qui ne leur sert plus à téléphoner.

Cet objet semble avoir perdu parfois sa fonction première : il devient appareil-photo, ordinateur, téléviseur, baladeur pour écouter de la musique.

Il devient outil de divertissement, où l'adolescent capte essentiellement des images, de la musique.

 

Bien sûr, cet outil permet d'accéder à toutes sortes de connaissances, il peut favoriser aussi la création, l'imagination.

 

Mais il comporte des risques et on en voit déjà les effets...

L'attention se disperse, elle ne peut pas se maintenir au delà de quelques secondes devant ce flot d'images qui se renouvellent... Les messages se réduisent comme peau de chagrin, avec l'usage des SMS... La communication s'atrophie.

La mémoire elle aussi devient superflue puisqu'on trouve tout sur la mémoire illimitée du Web.

Le vocabulaire s'appauvrit ainsi que la syntaxe... et quand le langage s'appauvrit, on peut redouter que la pensée elle-même soit fortement limitée.

Et n'oublions pas les effets émotionnels de ces outils : 

On connaît ces cas de suicides d'adolescents harcelés sur internet par des messages liés à la dépression, au suicide.

Internet peut créer aussi des frustrations, des envies face à l'opulence qu'affichent certains internautes...

Et la connexion à une multitude d'amis (ce terme est-il vraiment adapté ?) rend l'adolescent encore plus vulnérable à leur jugement.

On peut redouter encore les effets de bulle créés par les réseaux sociaux...

Et que dire de la violence des propos favorisée par l'anonymat ?

 

Ainsi, au bout du compte, l'homme augmenté court le risque d'être, en fait, diminué...

 

 

Source :

 

https://www.babelio.com/livres/Gaillard-Lhomme-augmente/1589806

Nous commençons à être hybridés avec des machines...
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10 mars 2025 1 10 /03 /mars /2025 13:10
Donald Trump : les mots (et les maux) du fascisme...

Olivier Manonni a publié en 2022 : Traduire Hitler, et en octobre dernier Coulée brune. Comment le fascisme inonde notre langue.

Il était l'invité de France Culture lors de l'émission Questions du soir, le débat...

 Olivier Manonni : "Je me suis aperçu qu'aux Etats-Unis, notamment dans les discours de campagne de Donald Trump, revenaient des phrases que j'avais traduites dans Mein Kampf et qui revenaient littéralement... ce n'étaient même plus des analogies, c'étaient des phrases qui sortaient de ce livre épouvantable, que j'ai essayé de faire ressortir dans le contexte. Une phrase isolée ne veut absolument rien dire, mais quand elles sont trois, quatre ou cinq et quand elles correspondent à un certain nombre d'idées qui sont propagées par un responsable, on peut commencer à se poser des questions..."

 

"Est-ce que Trump a quelque chose d'Hitler ?" interroge alors le journaliste.

Olivier Manonni : "Quelque chose d'Hitler, je n'irai pas jusque là. C'est plus complexe que cela. Ce que je sais, c'est que dans son langage s'est imposée, au fil du temps, une terminologie qui est directement celle d'extrême droite fascisante et depuis peu de temps, depuis quelques mois, une terminologie qui vient directement du nazisme.

J'en donne des exemples dans mon livre : parler de migrants comme d'animaux, dire qu'ils vont contaminer le sang des Etats-Unis, ce sont des expressions qui sortent directement de la phraséologie nazie et des termes utilisés dans Mein Kampf.

La question que je me pose, c'est dans quel but il fait ça et surtout qui l'incite à le faire, parce que je doute très fortement que Donald Trump ait lu Mein Kampf... et aussi qu'est-ce que cela veut dire concrètement.

Et quand on aligne ces citations avec les actes qu'il a accomplis ou qu'il veut accomplir, on arrive tout de même à un tableau très inquiétant.

Il y a six mois quand mon livre est sorti, les gens me disaient : "Mais vous dites n'importe quoi..." Aujourd'hui, il est quand même près d'envahir le Panama, le Groenland et le Canada. C'est quand même des éléments qui, avec ce langage là derrière, peuvent poser de très sérieuses questions sur ses intentions...

C'est quelqu'un qui en général exprime ce qu'il veut faire. La présence de ces traces très nombreuses, maintenant, de langage fasciste ou nazi dans son discours et les actes qui suivent sont, pour moi, très inquiétants...

"Nous ne sommes pas dans des structures de pouvoir comparables sur un parti unique, les SA, les SS, etc... mais il y avait un charisme de Hitler et il y a aussi un charisme de Trump, c'est ça qui est le plus troublant." complète Olivier Wieviorka, autre invité de l'émission.

Un discours de Trump est ensuite diffusé pour analyse : "Avec votre aide, votre amour et votre vote, nous ferons passer l'Amérique en premier... nous vous promettons d'éradiquer les communistes, les marxistes, les fascistes et les voyous de la gauche radicale qui vivent comme de la vermine dans les confins de notre pays, qui mentent, volent et trichent lors des élections et qui feront tout ce qui est possible, légalement ou illégalement pour détruire l'Amérique et le rêve américain."

Pour Olivier Manonni, c'est "un texte absolument terrifiant... d'abord, ce terme de l'Amérique au dessus de tout, c'est un écho d'un extrait de l'hymne allemand que les nazis avaient porté au pinacle, c'est le premier point.

Deuxième point : dans ce que dit Trump, au delà de la violence extrême de ce qu'il dit, il traite ses adversaires, pas des ennemis, de vermines et quand il parle de cela, il utilise deux mots que je connais très bien : en anglais, il dit "éradiquer", c'est le calque du mot allemand qui était un des euphémismes utilisés par des nazis pour parler de l'extermination des juifs. Le terme de "vermine" sort aussi directement de la phraséologie nazie.

Donc, outre la violence, cela fait partie de ces très nombreuses influences qui remontent de cette période qu'on décèle dans les textes, dans les discours de Donald Trump.

Tout cela est profondément pensé, par exemple, par quelqu'un comme Steve Bannon. Et il y a aussi les dérapages gestuels : on a ce geste qu'a fait Elon Musk qui était à mon avis sans aucune espèce de doute un salut nazi, destiné à ses partisans, puis le geste de Steve Bannon qui a récidivé pendant le congrès des conservateurs...

On lit de plus en plus sur les réseaux sociaux cette phrase : "Finalement Hitler, il a fait du travail."

Ils utilisent cette phraséologie pour s'ouvrir les portes d'un pouvoir absolu. Ce n'est pas un retour du nazisme mais je pense qu'on utilise ces courants qui sont extrêmement dangereux pour justifier des choses qui, à terme, vont aussi pouvoir être abominables : on parle quand même d'expulser 11 millions de personnes des Etats-Unis, on parle de déporter 2 millions de Gazaouis hors de leur pays pour les mettre on ne sait où. On est, dans les faits annoncés, dans des choses d'une violence qui ne se limite pas du tout aux mots...

Hyperpersonnalisation du pouvoir, pouvoir très autoritaire... si ce n'est pas du fascisme, disons que ça y ressemble beaucoup..." rajoute Olivier Mannoni.

 

 

Source :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-le-debat/1938-2025-est-il-sense-de-comparer-les-deux-periodes-8301730

 

 

 

Donald Trump : les mots (et les maux) du fascisme...
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9 mars 2025 7 09 /03 /mars /2025 12:33
Premières fleurs...

 

Premières fleurs qui annoncent le printemps... des parfums nouveaux et  légers s'envolent dans le jardin...

 

 

Des tourbillons de fleurs de viburnum aux teintes lumineuses, des fleurs qui rayonnent de candeur... Quelle élégance dans les tons pastels de blanc, de rose !

 

 

 

Des genêts d'Espagne déploient leurs papillons de fleurs aux éclats de lumières...

 

 

 

Des pâquerettes éclairent  le gazon de leurs teintes solaires...

 

 

 

De petites fleurs bleues de romarin répandent leurs senteurs de soleil, de garrigue...On y voit les splendeurs du sud, de grands ciels bleus balayés par le vent, les collines de Provence...

 

 

 

 

Un mimosa nous éblouit de ses panaches aux couleurs d'or...  et encore des bouquets tourbillonnants de viburnums dans le jardin ! 

 

 

 

 

 

 

 

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