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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 15:30
Les propos dangereux d'Emmanuel Todd...

 



Dans une interview accordée au journal Fakir, évoquant le phénomène Nuit debout,  Emmanuel Todd se livre, une fois de plus, à une déclaration plutôt hasardeuse.

Opposant les jeunes et les vieux, dans un schéma simpliste, il a notamment affirmé :

"Enfin ! La société française est sous la coupe des vieux et des banques. Non seulement pour les richesses, mais pour le pouvoir surtout : le suffrage universel devient un mode d’oppression des jeunes par les vieux, qui décident d’un avenir qu’ils n’auront pas à habiter. Je milite pour la mise à mort de ma génération. Donc, l’idée d’un territoire libéré, à la fois des vieux et des banques, ça ne me déplait pas. C’est pour cette raison que l’éviction de Finkielkraut m’est apparue comme une bonne nouvelle. Jusqu’ici, je trouvais les jeunes trop gentils, au vu de la domination qu’ils subissaient."

On perçoit, là, une forme de provocation, sans doute, mais aussi une opposition caricaturale et dangereuse entre jeunes et vieux : les conflits de génération ont toujours peu ou prou existé, mais il paraît maladroit de les souligner en ces termes, comme si les "vieux" détenaient toutes sortes de privilèges.

 

Ainsi, s'il est vrai que le chômage touche les jeunes, il n'en affecte pas moins les personnes plus âgées...


Je songe, par exemple, à ce témoignage d'une secrétaire de direction, expérimentée et diplômée qui galère, depuis 8 ans, pour essayer de retrouver du travail, un témoignage diffusé lors du journal de 20 heures sur France 2, mercredi 4 mai.

Et les exemples de ces chômeurs et chômeuses de plus de 55 ans sont légion...

La crise vaut pour tous, hélas : d'ailleurs, les personnes âgées ont elles-mêmes des enfants, des petits enfants et se sentent concernées par le sort qui leur est réservé.

Souvent, la solidarité joue : les parents ont à coeur d'aider les jeunes en difficulté, quand ils le peuvent.

Les vieux, les jeunes... ces distinctions sont absurdes et n'ont pas de sens : les jeunes d'aujourd'hui seront les vieux de demain, et s'ils rencontrent des difficultés, ils bénéficient, aussi, de progrès considérables : internet leur offre toutes sortes de possibilités que les personnes âgées n'ont pas connues.

De tels clivages ne sont pas cohérents.

Si certains vieux détiennent richesses et pouvoir, les jeunes bénéficient, pour la plupart, d'un confort inégalé qui n'existait pas dans les années cinquante ou soixante.

Il ne faut pas oublier, aussi que beaucoup de personnes d'un certain âge sont déjà affectées par le recul de l'âge de la retraite.

Quant à l'éviction d'Alain Finkielkraut de Nuit debout, si c'est une bonne nouvelle pour Emmanuel Todd, on ne peut que le regretter.

Cette éviction s'est faite sous des insultes, des injures dégradantes et indignes.

Et elle ne peut, en aucun cas, grandir ceux qui s'y sont prêtés.

Alors que les insultes prennent de l'ampleur, un peu partout, sur la toile et ailleurs, alors que les insultes remplacent souvent les arguments, il convient de les condamner...

Que peut-on, donc, retenir des affirmations d'Emmanuel Todd ?

La primauté des banques, le pouvoir de l'argent qui sont scandaleux... c'est indéniable et Emmanuel Todd les fustige, à juste titre.

Mais, pour le reste, il vaut mieux oublier cette déclaration du sociologue, car, en se livrant à des oppositions caricaturales, Emmanuel Todd ne fait pas vraiment progresser le débat.

 

Voulant soutenir le mouvement Nuit debout, il use d'une argumentation simpliste : s'il a raison de dénoncer le pouvoir de l'argent, sa réflexion paraît néanmoins bien sommaire et réductrice.


 

La déclaration d'Emmanuel Todd :

 
http://www.fakirpresse.info/emmanuel-todd-nuit-debout-contre-le-grand-vide


Le reportage du journal de 20 heures sur France 2 :
 
http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/recherche-d-emploi-les-difficultes-d-une-senior_1435910.html

 

Une chanson de Brassens :

 https://youtu.be/KJECg66AgGY


 

 

Les propos dangereux d'Emmanuel Todd...
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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 13:44
Le narcissisme triomphant...

 

 

 

 

Les vies privées qui s'affichent sur les réseaux sociaux, le culte de la beauté, et du corps, les selfies, les clichés de SOI qui envahissent la toile, le MOI JE qui déborde... notre monde est bien celui du narcissisme triomphant...

 

Certains publient, sans vergogne, leur Curriculum vitae sur internet, se présentant de manière avantageuse, mettant en avant leurs diverses compétences, parfois même des diplômes réels ou imaginaires... 

On a l'impression que chacun veut se "vendre" et faire sa propre promotion !

 

Il est vrai que la publicité nous cerne et nous encercle : sommes-nous à ce point influencés et aveuglés par l'univers publicitaire ?

Sommes-nous tous devenus des "vendeurs" de rêves ?

Sommes-nous tous englués dans une société de consommation sans âme ?

 

Les hommes politiques eux-mêmes n'hésitent pas à faire étalage de leurs prétendues qualités : c'est Bruno Lemaire qui considère que son intelligence est un obstacle dans la course à l'élection présidentielle, par exemple...

C'est François Hollande qui lors de sa campagne déclamait : "MOI, président..."

C'est Nicolas Sarkozy qui affiche, sans cesse, une forme d'autosatisfaction et de suffisance démesurées...

Le débat d'idées tend à s'évanouir au profit d'un affrontement d'EGO. C'est l'image qui prime sur les idées.

 

Les adolescents, eux, passent leur temps à se photographier, à échanger des photos sur les différents réseaux sociaux. Accrochés à leur portable, ils sont sollicités, sans cesse, par des écrans.

 

Sur certains sites, des individus se donnent de l'importance, s'enflent de qualités, prétendent même donner des leçons aux autres.

L'EGO se répand sur la toile, à tel point que tout un chacun se satisfait de soi-même, et que certains se gargarisent de leurs propres discours.

 

Et quand l'EGO triomphe, l'autre n'existe plus, l'autre s'efface et disparaît.

 

Nous vivons dans une société où l'individualisme se développe : il faut parler plus que les autres, s'imposer par le verbe, si bien que certains ne savent même plus écouter !

 

Ils se complaisent dans un verbiage incessant, refusant la parole aux autres.

 

Et pourtant, l'écoute et le respect des autres sont essentiels :  ils ont, pourtant, tendance à être dévalorisés.

Le mépris, l'orgueil, la suffisance s'imposent sur la toile... ce qui va, souvent, de pair avec un manque de réflexion...

 

Les gens s'isolent devant leur écran : "googuelisés", ils n'ont qu'une envie... dominer, gagner, triompher de l'autre, dans une compétition d'EGO permanente.

 

Ne serait-il pas temps de revenir à une forme d'attention aux autres, à un respect, une forme de modération ?

 

Les réseaux sociaux, internet ne devraient pas servir à annihiler les autres, ils devraient, au contraire, constituer un lien...

 

Or, le plus souvent, hélas, c'est la compétition qui l'emporte. C'est l'EGO qui s'impose et qui triomphe !

 

 

 

 

http://www.marianne.net/dictature-du-moi-je-les-reseaux-sociaux-nous-menent-superficialite-100242595.html

 

 

 

 

Le narcissisme triomphant...
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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 13:15
Vive les bonheurs simples et gratuits !

 

 

 


Dans une société où la consommation est reine, où de nombreux loisirs génèrent des dépenses, il est temps de retrouver le bonheur des plaisirs les plus simples, des plaisirs accessibles à tous.

 

En hiver, les gens se précipitent vers les stations de ski, pour vivre des vacances à la neige, plaisirs dispendieux, car il faut payer les équipements de ski, les remontées mécaniques, l'hôtel.

 

Les parcs de loisirs obtiennent, aussi, un succès grandissant : et toutes les attractions sont payantes, pour les enfants, comme pour les adultes.

 

De plus en plus, les gens passent du temps dans les galeries marchandes, pour acquérir toutes sortes de biens de consommation : vêtements, gadgets...

 

Le dernier i-phone, à la mode, suscite tant de convoitises, que les gens se précipitent pour l'acheter.

 

Il existe, pourtant, des bonheurs gratuits innombrables : une promenade dans la nature, un coucher de soleil aux teintes dorées, le spectacle varié des arbres d'une saison à une autre, les couleurs changeantes du ciel, les brumes du matin qui encerclent les paysages et les transforment en un monde incertain, la joie des vagues sous le soleil, le murmure du vent dans les ramures des arbres...

 

Les senteurs de l'automne, celles de l'hiver, et du printemps, les parfums des fleurs, géraniums, gardénias, muguet, lavandes et thyms de Provence...

 

Il est temps de redonner de la place à tous ces petits bonheurs gratuits, il est temps de ne plus se laisser aller au vertige de la consommation.

 

Dans un monde à la technicité grandissante, saisissons toutes les occasions pour apprécier la nature environnante, les arbres, les nuages, la clarté d'un ciel d'hiver ou de printemps...

 

Les arbres dépouillés de l'hiver nous offrent des tableaux d'une beauté inouie, des entrelacs, des réseaux de branches aux figures acrobatiques, des ondoiements de brindilles, des résilles sinueuses...

 

Une pluie fine qui clapote sur un plan d'eau, de la mousse sur un arbre, aux reflets de verts, le sourire d'un passant, celui d'un enfant qui s'épanouit et  lance un "bonjour" tonitruant, comme un éclat de vagues retentissantes...

 

Le léger bruissement de quelques oiseaux dans les branches, qui animent les arbres de l'hiver et les font vivre de leurs voix apaisantes...

 

Un pigeon qui s'attarde sur une balustrade et nous fait admirer ses couleurs moirées de verts, de roses, de gris...

 

Le monde est rempli de beautés étonnantes que nous ne voyons plus, préoccupés que nous sommes d'acquérir des objets de consommation.

 

Ne sommes-nous pas formatés pour consommer ? La publicité est partout, elle nous environne et nous avons des difficultés à y échapper, sur internet, notamment.

 

Retrouvons le goût de ces bonheurs simples : ils nous apportent un réconfort, une plénitude inégalable...

 

   

 

 

 

Photo : rosemar

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 16:30
Google : une course indécente à l'immortalité...

 

 

 

 

 

Alors que des gens meurent encore de faim et de misère sur cette planète, des programmes de recherche se mettent en place pour que l'homme puisse, un jour, accéder à l'immortalité...

Google est à la pointe de ces recherches, dans le but de nous vendre l'immortalité.

 

Il s'agit, ni plus ni moins, que de transplanter un cerveau humain dans un corps bionique. Avant la mort, on prélèvera le maximum de données sur les volontaires à l'immortalité, la voix, des éléments de la personnalité, l'ADN. Ces données seront, ensuite, réimplantées dans un clone robotique.

Bien évidemment, ce sont les plus riches qui pourront "bénéficier" de cette "merveilleuse" technique...

Bientôt l'immortalité à portée de mains !

Quelle vision d'horreur !

Un robot doté de ma personnalité, de mes idées, de ma vie !

Je n'ose l'imaginer et le concevoir !

L'homme joue, encore une fois, à l'apprenti sorcier...

L'immortalité n'est-elle pas une transgression de l'humanité et de l'humanisme ?

 

Cette forme d'hubris apparaît bien dangereuse : vouloir transgresser les règles de l'humanité vouée à une condition mortelle, c'est une façon de perdre son humanité.

 

Il serait plus judicieux, sans doute, de dépenser de l'argent afin d'éradiquer la faim dans le monde, de secourir les plus démunis....

 

Notre monde ne cesse d'aggraver les inégalités : les plus pauvres toujours plus pauvres, et les plus riches toujours plus riches.

 

Nul doute que l'immortalité sera promise aux gens les plus fortunés, et les plus fous.

Vivre dans le corps d'une machine ? Qui peut l'envisager ?

Devenir un robot humain ? Qui peut le concevoir ?

 

La sagesse antique devrait constituer pour l'humanité une mise en garde : les grecs dénonçaient l'hybris, comme une sorte de défi lancé aux dieux... les grecs savaient que l'hybris conduit l'homme à sa perte.

 

L'hybris, la démesure de l'homme, ses excès de suffisance et d'orgueil peuvent le conduire au pire, à sa propre destruction.

 

Le poète Homère en avait conscience : le personnage d'Ulysse, dans l'Odyssée, refuse, avec sagesse et discernement, l'immortalité que lui offre la déesse Calypso et préfère vivre pleinement sa condition d'homme.

 

 Ulysse pourrait devenir immortel et ainsi  échapper à tous les malheurs de l’humanité. Mais Ulysse a compris que l'éternité bienheureuse des dieux ne lui permettrait pas de trouver le bonheur humain auquel il aspire... un bonheur à la dimension de l'homme : rejoindre sa terre natale, sa famille, ceux qu'il aime.

 

Les scientifiques qui se lancent à la poursuite de l'immortalité devraient méditer ce message...

Cette quête de l'immortalité n'est-elle pas indécente, face à tous les problèmes que rencontre l'humanité ?

 

 

 

 

 

 

 

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1231325

 

 

 

 

 

 

Google : une course indécente à l'immortalité...
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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 12:32
L'industrie agro-alimentaire au service de l'industrie pharmaceutique ?

 

 

 

Notre alimentation bourrée d'additifs, de colorants, de conservateurs, nos fruits et nos légumes pollués par des pesticides, nos viandes menacées par des importations d'animaux transgéniques, nos poissons saturés de mercure ou d'autres produits polluants qui sont déversés dans les mers et les océans... Voilà un  tableau terrifiant... 

Nous sommes, ainsi, voués à une nourriture qui nuit gravement à la santé.

 

Les industriels de l'agro-alimentaire seraient-ils, donc, complices de l'industrie pharmaceutique ?

On peut se poser la question face au nombre croissant de substances toxiques contenues dans nos aliments...

Biscuits, gâteaux, sodas remplis de sucres, glycérol, arômes artificiels venus d'on ne sait où, acidifiants, gélifiants, citrates de sodium etc.

 

Notre nourriture nous rend malades... le nombre de gens obèses, de diabétiques ne cesse de croître sur notre planète...

 

Une manne pour l'industrie pharmaceutique !

Une bénédiction pour cette industrie qui profite grassement de tous ces malades mal nourris...

Les laboratoires peuvent prendre le relai et proposer aux consommateurs des "remèdes" pour soigner leurs nombreuses pathologies.

 

Face à ce problème, à chacun de se prendre en main et de refuser ces diktats d'une nourriture frelatée qui produit les pires effets sur la santé.

 

Il est important de privilégier des aliments biologiques de qualité, de manger moins, pour se nourrir mieux. Evitons tous les produits transformés vendus dans les supermarchés et les grandes surfaces!

Soyons vigilants et veillons à pratiquer une consommation raisonnée de produits naturels : fruits, légumes de saison...

De plus en plus d'aliments préparés comportent des additifs néfastes pour la santé, il faut en prendre conscience. Il convient de se nourrir plus sainement de fruits, de graines, de légumes, de les cuisiner avec soin.

 

Existe-t-il une collusion entre les industriels de l'agro-alimentaire et l'industrie pharmaceutique ?

 

Tout est possible,  en un temps où l'argent est roi, où des profits colossaux sont en jeu.

 

Ne sommes-nous pas malades de notre nourriture ? Les maladies cardio-vasculaires, les cancers, l'obésité se développent.

 

Et les laboratoires pharmaceutiques se chargent de nous proposer toutes sortes de traitements pour traiter ces pathologies graves : ils accroissent ainsi leurs chiffres d'affaires et prospèrent à grand renfort de publicités.

 

Certains "médicaments" produisent, même, des effets néfastes et dévastateurs : ils sont à l'origine de nouveaux désordres et de nouvelles maladies.

 

Devant ce cycle infernal qui nous emporte vers la consommation de produits toxiques, nous nous devons d'adopter une nourriture plus saine et plus naturelle : il y va de notre bien être et de notre santé.

 

 

 

 

 

L'industrie agro-alimentaire au service de l'industrie pharmaceutique ?
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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 15:31
L'odieuse indifférence...

 

 

 

Individualisme, indifférence règnent sur notre monde... Nous vivons dans une société de surconsommation, où nous passons beaucoup de temps à travailler, à gagner de l'argent et à le dépenser.

 

Nous vivons dans un univers cloisonné, où la communication est facilitée par de nombreux médias mais restreinte dans ses dimensions réelles...

 

La véritable communication directe a tendance à s'estomper, on communique souvent par internet, rapidement et superficiellement.

 

Certains multiplient les publications dans différents médias, ils se démultiplient pour s'enfler d'importance, et en oublient de communiquer vraiment avec les autres.

 

Cet individualisme démesuré est inquiétant, voilà un symptôme d'une société en perte de repères...

 

L'indifférence aux autres se perçoit, aussi, dans certains forums de discussion : les invectives fusent, des accusations et des rumeurs infondées circulent, on s'attache à amoindrir l'autre, à le réduire à néant.

 

Le mépris, la superbe de certains individus frisent l'inconscience...

On n'hésite pas à insulter, à rabaisser autrui pour s'imposer et annihiler toute concurrence.

Les autres n'existent plus, ne sont même plus perçus comme des êtres humains, on les occulte, on n'y prête plus attention.

L'odieuse indifférence conduit, pourtant, au pire : la négation de l'autre.

Or, l'être humain se construit dans la sociabilité, le rapport aux autres, l'ouverture à autrui.

 

"Nous ne nous aimons plus... " tel était le titre d'un article paru dans Marianne, sous la plume de Jacques Julliard. "Nous ne nous aimons plus entre nous, voilà la vérité, et nous nous étonnons que d’autres, venus d’ailleurs, nous détestent. La guerre que l’on nous fait nous interroge sur l’indifférence aux autres dans laquelle nous avons choisi de vivre", affirme le journaliste.

 

Dans le pays des droits de l'homme, nous oublions l'importance de la personne humaine, nous vivons dans un individualisme forcené, préoccupés que nous sommes de consommer.

 

Pourtant, l'humanité est une : nous rencontrons tous, dans nos vies, des contraintes, des difficultés...

 

Mais, souvent, c'est l'indifférence qui prime dans les rapports humains.

Pourtant, cette indifférence ne contente personne, elle ne rend pas heureux, elle est la marque d'un manque d'humanité.

 

Respecter le monde, aimer, apprécier la nature, l'art, la poésie, cela permet aussi de s'ouvrir aux autres, de ne pas rester enfermé dans un egocentrisme qui est le propre de nos sociétés...

 

L'attention aux autres passe par une envie de comprendre, de découvrir l'autre, ses différences, l'attention aux autres passe par une forme de curiosité, et d'ouverture sur le monde et l'humanité.

 

 

 

 

 

L'odieuse indifférence...
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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 14:08
Alcôves à partager...

 

 

 

Nos amis anglais se signalent souvent par leur originalité et leur singularité, un besoin, sans doute, de se démarquer assez fréquent chez les insulaires...

Mais, en l'occurrence, on est effrayé par cette pratique nouvelle qui connaît un bel essor outre-Manche : la colocation de chambres...

Un reportage diffusé lors du journal de 20 heures du 9 mars 2016, sur France 2, nous en apprend un peu plus sur cette pratique ultra-libérale.

Les colocataires sont invités à partager non pas un appartement ou une maison , mais une simple chambre et parfois un seul lit !

Le prix de ces colocations de chambres atteint tout de même la coquette somme de 460 euros par mois et par personne : au pays de l'ultra-libéralisme, tout est possible et certains propriétaires peuvent s'enrichir, en louant une simple chambre !

Trois, quatre personnes entassées dans une seule chambre, c'est une façon, effectivement d'optimiser l'espace...

Deux jeunes filles paient même 750 euros pour partager un seul et même lit !

Le partage est à l'honneur, mais ce partage enrichit surtout ceux qu'on peut bien appeler, en la circonstance, des marchands de sommeil.

Une exploitation de salariés jeunes se met, ainsi, en place, une exploitation éhontée et scandaleuse : l'argent devient donc le moteur essentiel de nos sociétés, au détriment du bien-être, et du bonheur de chacun.

Les plus riches s'enrichissent et les plus pauvres, des salariés, des jeunes gens paient le prix fort pour se loger et survivre.

Ce modèle britannique fait froid dans le dos : il paraîtrait que cet usage pourrait même être prochainement exporté en France...

Messieurs les Anglais, vous qui adorez tant critiquer la France, vous qui vous gaussez de nos moeurs, de nos "dysfonctionnements", vous devriez  prendre conscience de l'inhumanité de ces usages : de telles pratiques où l'on entasse des gens dans de minuscules espaces nous renvoient au Moyen âge.

L'ultra-libéralisme conduit, ainsi, aux pires régressions, vers un monde où l'être humain est exploité à outrance, dans son travail, mais aussi dans les dépenses qu'il est amené à engager pour vivre et se loger.

Ce modèle, nous n'en voulons pas, nous ne pouvons et nous ne devons pas l'accepter : des jeunes gens, des expatriés qui éprouvent des difficultés à trouver du travail sont, ainsi, honteusement exploités.

Les propriétaires qui louent ces chambres ont trouvé, là, un bon filon pour prospérer, mais on ne peut que les plaindre de se livrer à une telle exploitation des êtres humains...

 

Ce modèle ultra-libéral génère nombre de difficultés, de misères et d'aberrations : il ne cesse d'aggraver les inégalités.

 

 

Le reportage du 20 heures sur France 2 :

 

http://www.francetvinfo.fr/economie/immobilier/londres-dormir-dans-la-meme-chambre-pour-payer-moins-cher_1352391.html

 


http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/video-le-royaume-uni-adore-critiquer-la-france-et-pourtant_716617.html
 

 

 

Alcôves à partager...
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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 13:35
J'ai été googuelisée...

 

 

 

Google nous suit et nous poursuit partout, sur internet, et nous ne pouvons guère y échapper : ce moteur de recherches particulièrement performant nous accompagne, et nous guide maintes fois, sur la toile.

 

Il y a quelques jours, j'ai été étonnée de constater que mon accès à Google était soudainement bloqué, je ne sais par quelle opération mystérieuse.

 

Mon icône Google ne fonctionnait plus, et bientôt, je me suis rendu compte que Google avait été désinstallé de mon ordinateur, puisque je ne le retrouvais plus dans la liste des programmes.

 

J'ai donc utilisé un autre moteur de recherches pour essayer de télécharger à nouveau Google, mais je dois dire que les fonctionnalités me semblaient moins performantes, d'autant que cet autre moteur de recherches s'est retrouvé également bloqué.

 

Internet réserve ainsi, parfois, des surprises : grâce aux conseils avisés et patients d'un de mes neveux, j'ai tout de même pu récupérer mes moteurs de recherche, en les téléchargeant à nouveau...

 

A cette occasion, j'ai vraiment réalisé l'importance grandissante que prend, dans notre quotidien, ce moteur de recherche : Google... facile d'utilisation, performant, pratique... on éprouve des difficultés à s'en passer...

 

Ne sommes-nous pas tous "googuelisés" ? Comme le personnage d'Orgon, dans la célèbre pièce de Molière était Tartuffié, soumis à l'influence d'un faux dévot dangereux, nous voilà prisonniers de Google, et devenus des êtres voués à suivre les chemins de Google !

 

Nous voilà enfermés et englués dans la toile de Google, de quoi créer un nouveau verbe : "googueliser".

Un néologisme qui en dit long sur l'influence de ce moteur de recherche dans nos vies...

 

Par curiosité, je suis allée vérifier si un verbe de ce type était répertorié : il existe bien un verbe "googliser", qui signifie "rechercher des informations sur Google"...

Il existe, même, un autre mot "googler", qui a un sens proche: "enquêter sur une personne, une marque ou une entreprise en saisissant son nom dans un moteur de recherche."

 

Et désormais, le verbe "googueliser" semble inévitable, tant ce moteur de recherche "Google" s'impose à nous.

On serait tenté de découvrir d'autres sites de recherche pour échapper à ce quasi-monopole de Google.

Mais sont-ils aussi performants ?

Qui utilise d'autres sites ? En connaissez-vous ?

Google est un merveilleux outil de recherches et de connaissances, qui prend de plus en plus d'importance, et nous éprouvons des difficultés à trouver un équivalent.


La "googuelisation" de notre monde est en marche et il est probable que nous assistons, seulement, au début de cette emprise...

GoogleMaps et GoogleEarth, Google +, nous voyons se développer  une multitude de ressources gérées par ce moteur de recherches.

L'empire Google exerce une domination sur nos vies et nos esprits, l'empire Google nous envoûte et nous subjugue...

 

 

 

 

 

J'ai été googuelisée...
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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 12:58
Notre monde technologique devient fou...

 

 

 

Notre monde devient fou, il s'emballe, il nous emporte dans un flot d'informations et d'innovations perpétuelles, auxquelles on ne peut échapper.

 

La TNT, haute définition, la 5 G qui nous est promise, bientôt la reconnaissance faciale, la disparition de l'argent liquide, le paiement par téléphone portable, la suppression programmée du téléphone fixe...

 

Des voitures de plus en plus sophistiquées où l'électronique, l'informatique et la robotique prennent le relai du conducteur...

 

Des ordinateurs et des téléphones portables de plus en plus rapides :  on pourra bientôt télécharger un film, en une seconde, ou encore voir ses interlocuteurs par l'intermédiaire d'hologrammes.

Les téléviseurs à écrans géants ou incurvés, ultra HD, ultra-fins, les télécommandes universelles...

Un monde ultra-connecté nous attend, un monde où l'artifice va régner en maître, un monde où les progrès vont s'imposer dans tous les domaines...

 

Et on ne nous laisse pas le choix : impossible, dorénavant, de trouver un véhicule neuf, avec un lève-vitres manuel !

Impossible de se procurer un véhicule qui ne soit pas connecté à l'informatique !

Cette fuite en avant paraît terrifiante.

 

L'homme sera-t-il capable, face à cette déferlante, de conserver ses compétences ?

Une technicité de plus en plus grande nous envahit, et elle ne cesse de croître, tous les jours naissent de nouveaux systèmes, de nouvelles applications.

Un monde robotisé à l'extrême est-il souhaitable ?

L'hyper-connexion nous menace, nous risquons d'en perdre le contact avec la réalité...

 

Bientôt un compteur électrique, intelligent, contrôlera nos consommations, un compteur dont on ne connaît pas bien encore les incidences possibles sur la santé.... un compteur qui va être à l'origine de suppressions d'emplois, avec la disparition pogrammée de techniciens EDF.

 

Dans le domaine de l'agriculture, toujours plus productive, les pesticides polluent la planète, et ils sont de plus en plus nombreux...

 

Le clonage des animaux pratiqué dans certains pays suscite nombre de dérives et d'inquiétudes.

Certes, la médecine a progressé, mais de nombreux médicaments lancés sur le marché ne sont pas fiables, certains sont à l'origine de troubles graves, comme le médiator.

 

Partout, le profit régente nos sociétés et on assiste à une fuite en avant qui conduit les être humains à une folie surconsommatrice...

Il semble que l'être humain soit incapable de maîtriser ce monde technologique qui s'emballe : pourrons-nous garder notre liberté face à une telle déferlante de progrès à double tranchant ?

Serons-nous capables de nous préserver de tant de dérives ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre monde technologique devient fou...
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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 10:26
Carrefour : je positive mais je surveille...

 

 

Les supermarchés font régulièrement leur pub : on connaît bien le slogan de l'enseigne Carrefour... IL FAUT POSITIVER et même maintenant, OPTIMISMER !

Des néologismes qu'on a souvent entendus, tant ces publicités ont été ressassées et répercutées, dans de nombreux médias.

 

Dans les magasins Carrefour, il faut positiver, même quand il faut se plier à la surveillance de caméras et parfois, aussi, subir un contrôle en règle du caddie.

 

C'est ce qui m'est arrivé, il y a quelques jours, alors que je venais d'achever mes courses : je m'apprêtais à sortir du supermarché, après avoir payé mes achats, deux employées m'ont, alors, accostée et m'ont demandé de vérifier le compte de tous les produits, afin de "voir si aucune erreur n'avait été commise par la caissière", disaient-elles...

Une occasion, sans doute, de contrôler le personnel, ainsi que les clients qui fréquentent l'enseigne...

 

J'ai accepté, bien sûr, cette surveillance rapprochée : en même temps, je pense qu'il était difficile de refuser à moins d'être soupçonnée, moi-même de vol et de fraude.

 

Le contrôle a duré quelques minutes : les deux employées ont déballé toutes mes affaires, les ont à nouveau déroulées sur une caisse, puis les ont remballées dans le caddie.

J'étais un peu éberluée de la méthode, et je l'ai fait remarquer aux deux employées chargées du contrôle : "On le fait régulièrement, m'ont-elles répondu, et en général, cela ne pose aucun problème."

 

Finalement, elles m'ont offert un bon de 3 euros pour le dérangement.

Mais, il faut bien le constater : la méfiance règne dans ce monde de la grande distribution, à l'égard des caissières et des clients...

La caissière était elle-même sans doute suspectée, car elle pouvait être susceptible d'avoir comptabilisé deux fois le même produit pour frauder, à son compte.

 

Quoi qu'il en soit, notre monde est de plus en plus surveillé, épié et la suspicion semble être la règle, dans bien des domaines.

 

C'est inquiétant, car nous subissons partout une surveillance étroite, dans nos achats, sur internet, dans les magasins, par carte bleue interposée : on nous suit à la trace, dans nos activités quotidiennes.

Le client, quant à lui, dispose de moins de moyens et de temps pour contrôler les prix qui, parfois, sont erronés, excessifs, démesurés.

 

Nous vivons dans un monde de surveillance, un monde de suspicions permanentes : l'anonymat, dans les grands magasins favorise ce phénomène, sans doute.

Mais on a, ainsi, l'impression d'un contrôle permanent sur nos vies, nos occupations, nos achats.

On entre vraiment dans le règne de BIG BROTHER.

Contrôlés à l'extrême, nous devenons des suspects, alors que la grande distribution ne se prive pas de gonfler les prix....

 

 

 

 

 

 

 

Carrefour : je positive mais je surveille...

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