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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 07:34
Ces paquebots de l'outrance...

 

 


Notre époque est celle de la démesure, dans de nombreux domaines : surconsommation, hypermarchés dont le nom même indique un excès, gaspillages, pollution, accumulation de déchets...

Et quand on voit ces paquebots géants devenus villes flottantes, qui peuvent accueillir 5000 passagers, on prend conscience plus encore de la démesure de nos sociétés.

Une vingtaine de bars et restaurants, un théâtre, un casino, un centre de bien-être, une patinoire, un parc aquatique, un jardin botanique naturel... on se croirait non pas sur un bateau, mais dans une ville construite pour le confort des passagers...

On y perçoit un luxe démesuré, un gigantisme effrayant... les cabines se superposent, créant une impression de vertige.

Mais qui peut avoir envie de naviguer sur de telles îles flottantes ?

C'est l'univers de l'artifice par excellence : un monde où les gens se retrouvent entre eux, pour profiter d'un luxe inoui, mais que devient le plaisir du voyage et de la découverte ?

Ces voyageurs modernes ont-ils même l'occasion d'observer les paysages marins, dans la mesure où de nombreux loisirs leur sont proposés ?

Le voyage, le vrai permet une ouverture sur le monde... Qu'en est-il de ces traversées maritimes sur des paquebots aux dimensions inhumaines ?

Un casino ? Il s'agit bien d' un univers luxueux, fait pour des riches qui peuvent s'adonner aux plaisirs du jeu...

Un parc aquatique sur un bateau ? Une reproduction de ces espaces artificiels qu'on trouve sur terre, avec des toboggans, des attractions en tous genres...

Mais, comment peut-on apprécier de vivre, ainsi, dans un univers où les gens sont entassés les uns sur les autres ?

Quelle évasion ce type de paquebot peut-il procurer ?

Le Harmony of the Seas, ce géant de 362 mètres de long, 66 mètres de large et 72 mètres de haut, soit l'équivalent d'un immeuble de 20 étages, ne me fait pas rêver...
J'aurais l'impression de vivre dans une usine à fric flottante...

A Venise, la lagune est menacée par la multiplication de ces paquebots géants, et les dégradations risquent d'être irrémédiables.

On imagine aussi toute l'énergie nécessaire pour propulser ces géants des mers : générateurs de pollution, ces paquebots ne sont sûrement pas écologiques.

Notre époque aime la démesure : il est vrai que ces paquebots fournissent du travail à ceux qui les construisent, dans les chantiers navals.

Mais pourquoi  construire des paquebots si démesurés, si ce n'est au nom de la rentabilité ?

Hier, mardi, un canot de sauvetage s'est décroché sur le plus grand de ces paquebots, le Harmony of the seas : cet accident a coûté la vie à un ouvrier et quatre autres personnes ont été grièvement blessées. Le bateau de croisière faisait une escale dans le port de Marseille.

Il semble, ainsi,  que la sécurité laisse à désirer sur ces bateaux où la démesure et la rentabilité l'emportent sur toute autre considération...


 


http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/27659-marseille-quatre-blesses-accident-paquebot-geant-harmony.html


 

Ces paquebots de l'outrance...
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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 13:23
De l'art de prendre les gens pour des cons...

 

 

 

J'ai reçu, ces jours-ci, un mail publicitaire, m'incitant à participer à un test de culture générale : je vous laisse juges du haut niveau et de l'intérêt de ce test !

La question posée était la suivante : laquelle de ces silhouettes est un pokémon ?

Et on avait le choix entre 4 solutions : Pikachu, Dora, Hello Kitty, Mickey !

Tentez de gagner 500 euros, telle était l'annonce alléchante qui précédait ce test...

Un tel message n'est-il pas révélateur ? Une façon de dévaloriser la culture, la vraie, une façon de se moquer des gens avec une question débile, dont la réponse est évidente.

Si la culture générale consiste à repérer un Pokémon, on est tombé bien bas !

 

L'univers publicitaire ne fait pas dans la dentelle : un moyen, sans doute, de récupérer le phénomène Pokémon qui déferle, comme une traînée de poudre, en France...

 

Il serait temps de remettre la culture à l'honneur, d'inciter les jeunes à lire, plutôt que de les lancer à la recherche de monstres virtuels, aux noms farfelus.

 

Notre culture est riche d'une littérature variée, elle doit être un objet de curiosité permanent, tant elle est diverse.

C'est cette culture qui permet aux êtres humains de progresser, de s'enrichir, tous les jours, d'idées, de savoirs diversifiés.

C'est cette culture qu'il faut promouvoir et dont il faut montrer tout l'intérêt.

Que chaque jour soit l'occasion d'une découverte ! 

Lectures, visites d'expositions, promenades dans la nature, spectacles de théâtre, de musique, films... la culture est accessible à la plupart d'entre nous.

 

Il faudrait que chacun soit friand du bonheur de la découverte. La culture est essentielle et peut prendre différentes formes...

Ne nous laissons pas engluer dans le magma de la société de consommation qui nous pousse à oublier l'importance de cette culture.

 

On nous invite, sans cesse, à consommer, à acheter de nouveaux produits, parfois néfastes pour la santé, on nous abrutit avec des jeux stupides qui servent encore cette société de consommation.

 

Il est temps de réhabiliter la culture, au lieu de l'entourer de suspîcions : c'est par elle que l'homme s'élève, c'est par elle que nous accédons au bonheur.

Certes, la culture passe par un certain effort : l'homme doit franchir des obstacles pour accéder à une culture de plus en plus complexe.

 

Et c'est en progressant qu'il s'enrichit, toujours plus, de connaissances.

Refusons l'abêtissement général ! 

Refusons ces jeux stupides qui nous envahissent et ne servent à rien.

Mettons en garde les jeunes, les adolescents ! Eux se laissent facilement entraîner par l'engouement pour certains loisirs.

 

 

 

 

 

 

De l'art de prendre les gens pour des cons...
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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 15:02
Le portable à la main...

 

 

 

Hier, j'ai pu profiter d' un petit tour dans le parc de la ville, le temps estival permettait de prendre l'air agréablement : un léger mistral tempérait cette journée d'été et de nombreux promeneurs étaient là pour se détendre et s'aérer.

 

Sur les bancs de pierre, de nombreux visiteurs étaient installés et, à ma grande stupéfaction, chacun d'entre eux tenait à la main un portable.

C'était une consultation fiévreuse et silencieuse de cet objet qui fascine le regard.

Aucun d'eux ne s'attardait pour contempler les recoins du jardin, pour admirer la flore, les arbres, les oiseaux.

 

Curieusement, on percevait une sorte de mimétisme dans le comportement : tous penchés sur leur écran, avaient la même attitude.

Pourtant, le jardin offre de belles occasions de découvertes : des promenades, des reflets sur l'eau, les cygnes, le vent dans les arbres, le chant modulé des cigales, la fraîcheur du plan d'eau...

 

Les êtres qui se trouvaient sur ces bancs avaient l'air de misérables pantins, statiques, inertes, comme pétrifiés face à leur portable.

On se serait cru dans un film de science fiction, où les êtres humains, devenus des robots, adoptent tous invariablement la même attitude.

Le silence qui régnait était, lui-même, impressionnant.

Pas un mot ne sortait de la bouche de ces humains, obnubilés par leur machine.

Pas un regard porté sur le paysage environnant : une impression glaçante d'un monde où les objets priment sur tout le reste.

Une impression d'autant plus glaçante que deux rangées complètes de bancs étaient occupées par ces êtres qui semblaient sortis d'un autre monde.

 

Plus loin, sur la pelouse, des jeunes gens écoutaient de la musique, au lieu de profiter de l'environnement sonore du jardin : le murmure des cigales, le bruit du vent dans les pins, une nature vibrante de vie, en cette journée d'été.

 

Tous ces gens éprouvaient un besoin irrépressible d'être connectés et ce, même dans un jardin, en pleine nature, au milieu des arbres.

 

Pourtant, les gens devraient ressentir le besoin de retrouver un contact avec les éléments naturels, surtout lorsqu'ils vivent en ville.

Il n'est pas rare, aussi, de rencontrer dans la rue, des passants, les yeux rivés sur leur portable, en train de lire des messages.

De plus en plus, notre monde devient un monde d'objets connectés : montres, vêtements, chaussures...

Nous devons nous défier de cette invasion d'écrans, de gadgets, car bientôt nous risquons de perdre le contact avec les réalités les plus simples, les bonheurs les plus tangibles et les plus accessibles.

 

Le portable à la main : c'est comme si les humains ne pouvaient se passer, désormais, de ce prolongement technologique envahissant...

 

 

 

 

Le portable à la main...
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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 13:28
La lecture sur internet...

 

 

 

 

La lecture suppose attention et concentration, elle exige une certaine rigueur... Or, la lecture sur internet est, souvent, perturbée par des publicités, des annonces de toutes sortes.

 

Comment se concentrer face à tous ces écrans qui nous sollicitent de toutes parts ?

Ordinateurs, tablettes, i-phones, tant d'écrans sont mis à notre disposition pour délivrer des informations.

Mais, comment lire attentivement un journal dont la page unique est fondée sur la dispersion et des informations multiples ?

 

Quand on ouvre un article sur internet, on voit s'afficher sur les côtés, de nombreux autres titres.

Et même si on utilise un bloqueur de publicités, l'attention se disperse souvent  sur certains sites qui font leur propre promotion, de manière tapageuse.

On est face à une mosaïque de messages qui attirent l'attention si bien qu'on est tenté de passer d'un site à un autre...

Certains articles sont surchargés de liens qui conduisent le lecteur à une dispersion plus grande, encore...

 

Par ailleurs, l'écran d'un ordinateur, par ses reflets, sa brillance, fatigue, rapidement, les yeux du lecteur.

 

Internet, c'est, aussi, le règne de l'immédiateté et de l'instantanéité : il faut s'informer vite, parcourir les titres, on en vient à grappiller sans vraiment approfondir...

 

La profondeur, c'est ce qui manque dans le monde moderne.

Et internet a tendance à aggraver et encourager une certaine légèreté dans la lecture.

 

Notre monde de sollicitations permanentes, avec des loisirs qui se sont diversifiés, n'aime plus la profondeur et la rigueur de l'analyse : à l'ère de Twitter, les internautes se délectent de propos à l'emporte-pièces, ils apprécient les réactions immédiates, lancées à la volée.

A l'heure d'internet, la tendance est, souvent, à l'émiettement et à la dispersion.

 

Partout, et même sur internet, la propagande va bon train, car cette propagande ne se cantonne pas aux médias traditionnels, comme la télévision ou la radio.

 

La propagande se trouve aussi sur internet, et comme nous sommes abreuvés d'informations, il est difficile de faire le tri.

 

Des erreurs se propagent, car chacun peut diffuser toutes sortes d'articles et de messages. Ces erreurs peuvent être volontaires, ou, parfois, elles sont dues à une forme d'ignorance...

 

Lire sur internet demande un esprit critique : il faut vérifier les sources, s'interroger, et souvent le monde moderne qui nous bouscule, ne nous en laisse pas le temps.

 

En fait, pour lire en toute sérénité, rien ne vaut le livre : on peut facilement souligner des phrases, des extraits, le regard est sollicité par un seul message, et l'attention est bien meilleure.

Le livre doit rester une référence essentielle : il permet de trouver une vraie sérénité et une concentration accrue dans la lecture.

 

 

 

 

 

La lecture sur internet...
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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 12:10
Pokémon go ou l'art de la vacuité...

 

 

 

 

 

Le monde moderne nous bouscule : sollicités par de nombreux loisirs, nous n'avons plus le temps de lire, de profiter des plaisirs simples de la vie.

Et voilà qu'un nouveau jeu Pokémon go nous invite à aller chercher des monstres virtuels, dans l'environnement de nos villes, à l'aide de nos i-phones.

La chasse aux Pokémons est ouverte ! Le phénomène prend même de l'ampleur...

Mais, enfin, qui peut se laisser prendre à ce piège, sinon des adolescents, en manque de repères ?

Quelle est cette folie qui pousse les gens à se lancer, dans les rues, à la poursuite d'êtres virtuels ?

 

Voilà l'activité la plus stérile qui soit, mais comme ce jeu passe par un i-phone, les adolescents accros à cet objet qu'ils ne quittent plus, se laissent facilement séduire.

Au lieu de proposer une incitation à la lecture, au lieu de promouvoir la culture, ce jeu conduit les individus, comme beaucoup d'autres jeux sur internet, à se perdre dans un univers virtuel, coupé de la réalité.

 

Le prétexte invoqué serait, en fait, d'inciter les gens à redécouvrir leur ville.

Mais de qui se moque-t-on ?  Les participants à ce jeu, obnubilés par la recherche de leurs monstres, en arrivent à ne plus voir leur environnement et à être victimes d'accidents...

 

On imagine quelle pourrait être la réaction d'extraterrestres, s'ils débarquaient sur notre planète et s'ils découvraient les humains en train de se livrer à la chasse aux Pokémons !

"Salamèche, Carapuce, Pikachu, Rattata, Pichu, Fouinette" ... j'en passe et des meilleures, des monstres devenus l'objet de toutes nos sollicitations !

A coup sûr, ils nous prendraient pour des attardés mentaux, frappés de folie, des êtres dénués de raison et de réflexion.

A coup sûr, ils n'auraient aucune envie d'entrer en contact avec des êtres qui proposent de tels jeux à des adolescents.

 

En voyant quelques humains, dans les rues, portables à la main, en quête de Pokémons, ils se poseraient bien des questions sur l'avancée de notre civilisation.

Ils émettraient même des doutes sur notre intelligence.

 

Décadence, vide existentiel, ce jeu nous confronte à la réalité de nos sociétés : il nous montre l'inanité de nos vies, une absence, une vacuité, dans un monde où la consommation est souveraine.

 

Il est urgent de redonner du sens à nos vies, en privilégiant la culture, l'observation de la nature, en montrant l'intérêt de la lecture, en mettant en évidence les dangers de tous ces outils connectés qui nous environnent, et qui ont tendance à croître en nombre et en influence.

 

 

 

 

 

Pokémon go ou l'art de la vacuité...
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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 12:47
Un signe des temps : la fin du magnétoscope...

 

 

 

Un signe des temps : la fin du magnétoscope ! C'est fini : désormais, on ne fabrique plus de magnétoscopes... Notre génération a vu la naissance et les débuts de cette innovation et elle en voit, aussi, la fin.

 

C'en est fini, aussi, du disque Vinyle, des tourne-disques, et bientôt, sans doute, on verra disparaître les CD ou compacts disques qui seront remplacés par d'autres supports, par exemple, les clés USB dont on voit le développement.

Bientôt, le téléphone fixe sera, aussi, supprimé, puisque Orange a annoncé la disparition prochaine de cette ancienne technologie.

 

On mesure, avec ces exemples, l'incroyable avancée des progrès que nous connaissons et leur rapidité : une technologie vient, sans cesse, en remplacer une autre.

Et les progrès s'accélèrent de plus en plus, avec l'arrivée d'internet : qui écoute, désormais, de la musique sur CD ? Le plus souvent, les amateurs de musique utilisent Internet pour accéder à leurs morceaux préférés.

On assiste à une déferlante d'innovations toujours plus performantes.

 

Les i-phones en sont l'illustration la plus éclatante : miniaturisés, ils sont multi-fonctions, appareil photo, caméra, téléphone, dictaphone, ordinateur.

Une merveille de technologie ! Et ce n'est, sans doute, qu'un début.

 

En même temps, on prend conscience de la fragilité de certains de ces progrès : les clés USB ont une durée de vie limitée, elles peuvent se détériorer rapidement, et elles sont, sans doute, fabriquées ainsi : c'est l'obsolescence programmée qui s'impose pour chacun de ces outils technologiques.

On mesure, avec tous ces exemples, le bouleversement que constitue l'apparition d'internet.

On mesure toutes les innovations qui ponctuent nos vies, et qui font que la technologie occupe une place grandissante dans notre quotidien.

 

Tout le monde, ou presque, possède, désormais, un ordinateur, s'en sert tous les jours, se connecte et a accès à toutes sortes d'informations.

Tous les jours, de nouvelles technologies apparaissent : certaines en deviennent farfelues...

Des scientifiques chinois auraient, ainsi, mis au point un nouveau tissu capable de se nettoyer et de se désodoriser, en étant tout simplement exposé à la lumière du soleil !

Finie la corvée de lessive ! Cela serait possible, grâce à un revêtement spécifique de dioxyde de titane !

Mais, ce fameux dioxyde de titane pourrait s'avérer dangereux pour la santé ! Ce produit est cancérogène et fortement allergisant !

Ainsi, les progrès nous entraînent vers des dérives périlleuses...

On assiste à une course effrénée à l'innovation, si bien que nous risquons de nous soumettre à toutes sortes de machines et d'en devenir dépendants.

On ne peut, certes, pas arrêter le progrès et le refuser, mais il faut se défier de certains d'entre eux.

Les créateurs de progrès ne manquent pas d'idées et sont prêts à nous vendre toutes sortes de produits, dans un monde où l'argent est roi, où la consommation devient l'objectif premier.

De plus, l'abandon de certaines technologies pourra générer des difficultés, par exemple, la suppression programmée du téléphone fixe qui constitue un outil indispensable, en cas de panne électrique.

 

 

 

 

 

Un signe des temps : la fin du magnétoscope...
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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 13:40
La connerie se banalise sur internet...

 

 

 

Internet est un merveilleux outil de connaissances : il offre à chacun la possibilité de s'informer rapidement, les sources sont nombreuses, variées, et pourtant, force est de constater que la connerie se répand et se banalise de plus en plus sur la toile.

 

Le prêt-à-penser se développe : le copié-collé connaît un succès grandissant, certains ne pensent plus par eux-mêmes, mais se contentent d'une argumentation toute faite, en laquelle ils croient aveuglément.

 

Copier plutôt que réfléchir et raisonner ! C'est une tendance à laquelle se laissent aller volontiers les adolescents, les élèves de collège et de lycées.

 

Mais, bien sûr, les adultes ne sont pas en reste et eux aussi se laissent entraîner volontiers vers cette tentation.

 

Internet, il faut le savoir, n'est pas une garantie de vérité, ce n'est pas parce que c'est écrit sur internet que c'est vrai ! Combien de sites répandent de fausses rumeurs, combien de sites comportent des erreurs !

Il faut, bien sûr, faire le tri.... il faut choisir, et faire preuve d'une attitude critique, en maintes occasions.

 

Or, certains préfèrent se dispenser de l'effort de la réflexion...

Ils "recrachent" textuellement ce qu'ils ont lu sur internet : la réflexion se délite et s'évanouit.

D'autres se lancent dans des affirmations hasardeuses, sans se soucier de vérité et d'exactitude. 

Par ailleurs, on voit de plus en plus les internautes se livrer à des assauts d'insultes, des propos grossiers, vulgaires : la mauvaise foi se manifeste sous forme d'injures. Bien sûr, il est plus facile d'invectiver que de raisonner.
Le réflexe remplace la réflexion : l'insulte immédiate, spontanée fuse... 

 

Internet devient une foire à la bêtise, à la haine : on aimerait que chacun mesure l'impact de certains propos, que chacun prenne conscience de ce qu'il affirme.

Certains s'amusent à émettre de fausses rumeurs, parfois dangereuses, inquiétantes : c'est ce qui s'est produit, lors du récent attentat de Munich, par l'intermédiaire de Twitter et de Facebook.

 

"Un con, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît", disait Michel Audiard.

Et, effectivement les cons osent tout sur internet, d'autant plus volontiers qu'ils bénéficient d'un anonymat et d'une impunité totale.

 

Certains n'hésitent pas à mentir, s'inventent des titres honorifiques ou universitaires, se font même "mousser", afin d'attirer la confiance des autres.

Les EGO s'exacerbent et s'imposent. On en vient à mépriser l'autre, à le vilipender sans raison.

On en vient à oublier la réflexion qui permet de raisonner avec mesure et en pleine conscience.

En ces temps où le fanatisme gagne du terrain, il est plus que jamais nécessaire de combattre l'ignorance et la bêtise.

Hélas ! La connerie se banalise sur internet : cet outil de connaissances devrait être utilisé avec plus de discernement et de précautions.

 

 

 

 

 

 

 

La connerie se banalise sur internet...
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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 15:16
Le culte de l'utilitarisme...

 

 

 

 

Utile ! Désormais, il faut que tout soit utile ! On en oublie l'essentiel : le rôle de la culture dans la formation de l'individu...

Dans notre monde moderne, les humanités n'ont plus leur place, l'enseignement du latin et du grec est, ainsi, sacrifié, avec la nouvelle réforme des collèges, prévue pour la prochaine rentrée scolaire.

 

Bientôt, les cours de Français pourraient se réduire à l'apprentissage de la langue : fini l'enseignement de la littérature, finies la lecture et l'explication des grands textes de notre patrimoine.

A quoi bon étudier Racine, Corneille, Molière, Rabelais, La Fontaine ?

 

Il faut privilégier ce qui est directement utile dans la formation des individus : on s'oriente vers une éducation pratique et technique.

On en oublie la sensibilité, l'importance de la culture littéraire et humaniste...  grave lacune dans un monde où l'individualisme est grandissant...

 

Je me souviens d'une remarque d'un de mes élèves : "A quoi sert le cours de Français ? Je sais parler Français...", comme si la seule maîtrise de la langue suffisait à la formation d'une personnalité.

Que fait-on de l'intelligence, de la compréhension du monde et des autres ?

La littérature offre justement cette ouverture aux autres qui manque cruellement dans nos sociétés...

 

La plupart des médecins deviennent des techniciens sans âme : or, la relation avec les patients est essentielle, une confiance doit s'établir et doit passer par un dialogue humaniste.

Les administratifs n'ont plus le sens de la relation humaine : ils traitent, parfois, les gens comme des objets, des numéros.

La communication devient de plus en plus inhumaine, elle passe par des téléphones, des ordinateurs et la vraie communication se délite.

Les hommes politiques, au cours de campagnes électorales tapageuses, font, aussi, de fausses promesses, n'hésitent pas à leurrer les gens pour s'emparer du pouvoir : leur visée est utilitaire.

 

Les êtres humains attachés à des biens matériels, à leurs voitures, leurs portables perdent le contact avec les autres.

Il faut, donc, plus que jamais, former les individus à la culture : si celle-ci semble ne pas avoir une utilité immédiate, elle est pourtant essentielle pour assurer la cohésion d'une société, elle apporte à chacun un épanouissement personnel, une curiosité, une acuité d'esprit.

Elle offre une liberté, une façon d'appréhender le monde et les autres, avec humanité.

Notre monde de technicité grandissante ne doit pas renoncer à la culture qui est essentielle.

 

Vers quel abîme d'égoïsme se dirige-t-on, si on renonce à la culture ? Vers quel gouffre d'inhumanité allons-nous être précipités ?

Un monde purement utilitaire ne peut pas être un monde heureux. Nous avons tous besoin d'une formation à la sensibilité.

La réflexion est, aussi, essentielle : les grands textes nous offrent l'occasion de réfléchir à toutes sortes de sujets qui nous concernent tous.

Ne perdons pas notre humanité dans un monde d'objets, ne perdons pas ce qui fait l'essence même de l'être humain : redonnons à la culture toute sa place, pour un avenir meilleur.

 

 

 

 

 

Le culte de l'utilitarisme...
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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 15:16
Quand Windows 10 s'empare de nos ordinateurs...

 

 

Le nouveau système d'exploitation appelé Windows 10 est, indubitablement, imposé aux utilisateurs d'internet.

C'est comme si on ne pouvait pas y échapper : encore "un progrès" auquel il faut se soumettre, de gré ou de force.

Pour ma part, je disposais, il y a peu, d'un ordinateur sous windows 7, mais soudain, de nombreux messages d'alerte ont déferlé sur mon PC pour m'inciter à changer de système : un véritable harcèlement publicitaire !

Pendant des mois, j'ai résisté à ces sollicitations incessantes, me méfiant de ces méthodes. Une véritable offensive et un matraquage publicitaire indécent !

Puis, un jour, j'ai reçu un autre message très ambigu, où l'on me proposait de programmer une installation de windows 10 : maladroitement, j'ai cliqué sur une case et la programmation a été enregistrée, sans que je l'aie vraiment décidée.

 

Quelques jours plus tard, mon ordinateur s'est mis à télécharger ce nouveau système : impossible de l'arrêter et d'empêcher le processus.

 

Le lendemain, plusieurs fonctionnalités avaient disparu : mon imprimante n'était plus disponible, je n'avais plus accès sur Google à certains sites, notamment ma boîte mail.

Il me fallait utiliser Mozilla Firefox pour retrouver ces sites, bref, mon ordinateur était complètement chamboulé.

Quelques jours après, j'ai pu récupérer Google, mais toujours pas mon imprimante.

 

Ainsi, Microsoft nous contraint à adopter un système dont on connaît, maintenant, les défauts : Microsoft se livre à une collecte massive de données, traçant les utilisateurs et leur vie privée.

La Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés, la CNIL a mis en demeure Microsoft, ce jeudi 20 juillet, de "cesser la collecte excessive de données et le suivi de navigation des utilisateurs sans leur consentement".

Un voeu pieux, sans doute ! Car Microsoft semble avoir la main mise sur internet et sur nos ordinateurs.

 

On imagine comment peuvent être exploitées toutes ces données : publicités ciblées, par exemple, en fonction du profil de l'utilisateur.

 

Dans tous les cas, les méthodes utilisées par Microsoft sont indignes : finalement, nous n'avons plus vraiment la possibilité de choisir le système d'exploitation qui nous convient.

Il nous faut suivre les évolutions et les "progrès", de gré ou de force.

 

Il est, d'ailleurs, probable que, bientôt, un nouveau système d'exploitation verra le jour et qu'il nous sera à nouveau imposé.

 

De la même façon qu'on nous oblige à posséder un téléphone portable, on nous vend toutes sortes de produits que l'on nous "inflige"

.

Certes, le système Windows 10 que j'utilise maintenant est attrayant et performant, mais on aimerait avoir la possibilité de choisir et j'ai de plus en plus l'impression que de nombreuses nouveautés nous sont, ainsi, imposées.

 

Ainsi, s'établit le règne de BIG BROTHER : un monde où nos moindres faits et gestes sont épiés, à des fins mercantiles ou peut-être dans des buts plus pervers que nous ne connaissons pas encore.

 

 

 

Quand Windows 10 s'empare de nos ordinateurs...
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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 13:10
Blue Jasmine, un miroir de notre société...

 

 



Les films de Woody Allen sont souvent verbeux, les personnages s'y expriment abondamment, comme si la parole était un exutoire aux malheurs de ce monde...


L'héroïne de Blue Jasmine, incarnée par Kate Blanchett est de cette veine : dès la première scène du film, on la voit, dans un avion, parler à une inconnue, racontant sa vie, sa rencontre avec son mari, dans un flot ininterrompu de paroles.

Notre monde n'est-il pas celui du verbe triomphant ? Les êtres humains veulent de plus en plus une forme de reconnaissance qui passe par la parole écrite ou verbale...

Sur internet, sur Facebook, sur Tweeter, la parole est permanente, elle déborde, parfois, dans un flux incontrôlé...


Le film de Woody Allen met en scène une femme déchue qui a connu un passé frivole, fait de mondanités, de luxe facile, d'illusions...

Une vie factice, où la réflexion n'avait pas sa place, une vie, sans intérêt, sans profondeur...


Mariée à un homme d'affaires véreux, Jasmine a vécu, dans l'ombre de ce mari, sans même voir ses nombreuses infidélités, ou refusant peut-être de les voir, pour conserver un confort de vie agréable.

La lâcheté, l'aveuglement de Jasmine, le manque de réflexion, des défauts très humains, souvent fustigés par des satiristes, sont au centre de ce film.


Après l'arrestation de son mari, qu'elle a provoquée, par vengeance, l'héroïne sombre dans le marasme et la dépression, elle quitte New York pour aller se réfugier chez sa soeur, à San Francisco.

Woody Allen joue, alors, du contraste entre ces deux soeurs, l'une grande bourgeoise, blonde, aux allures de déesse, l'autre, simple fille du peuple, brunette, au physique plus terne et plus effacé...


Ce contraste quelque peu simpliste n'est pas la meilleure trouvaille de ce film.

La satire, et le message délivré sont plus intéressants, même si on peut voir un certain manque de réalisme dans l'arrestation du mari de Jasmine, cet homme d'affaire véreux : dans la réalité, le mari de Jasmine, homme d'influence pourrait, sans doute, échapper à la justice, grâce à son argent, ses appuis...


Mais la satire et le message délivré sont plus intéressants : l'univers factice dans lequel vivent certains êtres humains, entourés d'un luxe éhonté, de distractions tapageuses et coûteuses, paraît insensé, absurde, face à la misère du monde.


Ces gens en oublient la réalité, sont hors du monde.

Ces gens très riches, trop riches construisent leur fortune sur des malversations, n'hésitant pas, au passage, à anéantir la vie des autres.

Vivant dans le mensonge, la tromperie permanente, ils n'ont pas accès à un vrai bonheur...


Ce bonheur fait de pacotilles, de bling-bling, de faux-semblants est, au fond, assez pitoyable, et ne peut satisfaire personne : la morale s'efface, n'a plus sa place dans un tel univers, et les plaisirs simples, ordinaires ne sont même plus accessibles à ces nantis. 


L'héroïne du film Jasmine vit dans un mensonge permanent et quand elle rencontre une nouvelle possibilité de bonheur, avec un autre homme, elle retombe dans ses travers : le mensonge et la duplicité... Elle ne pourra reconstruire un avenir heureux.

Belle dénonciation du monde de la finance, ce film de Woody Allen nous invite à réfléchir sur le sens de la vie et sur les apparences : le vrai  bonheur est constitué d'efforts, de labeur et de plaisirs simples, il ne peut s'accommoder de compromissions.


 


 

 

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