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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 12:38
Que serions-nous sans la musique ?

 

 


Pour fêter la musique...


"La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée", écrivait Platon, un des plus grands philosophes et penseurs de l'antiquité...


Que serions-nous sans la musique ? Elle nous accompagne dès l'enfance, elle nous émeut, nous ravit, nous console...

La musique nous guide, nous éblouit, provoque tant d'émotions et forge notre sensibilité.

Il m'arrive de pleurer quand j'écoute certaines mélodies... Il m'arrive d'être exaltée par certains grands airs de musique classique.



Faite d'harmonies, la musique est un art irremplaçable, elle se double souvent de poésie, dans les rythmes, les sonorités.

Le mot lui-même résonne de sonorités variées : douceur de la labiale initiale et de la sifflante, âpreté de la gutturale, le mot semble résumer tous les effets que peuvent produire les mélodies...

La musique n'est-elle pas vieille comme le monde ? Musique du vent dans les arbres et les roseaux, bruissements réitérés de la mer qui déferle sur la grève, échos sonores des chants d'oiseaux qui se répercutent d'un arbre à un autre...

Musiques des flûtes et des chalumeaux d'autrefois, sur lesquels les bergers soufflaient des airs rustiques.


Ce mot ancien remonte au latin "mousika" et au grec "mousikè", et doit être rattaché au nom "mousa", "la muse"...

Les muses ne président-elles pas, dans l'antiquité, à la création artistique ?

Calliope, Erato, Euterpe, Melpomène, Terpsichore, que de noms évocateurs, que de mots emplis de poésie !

Erato, l'aimable, Calliope, la belle voix, Melpomène, la chanteuse, Terpsichore, la danseuse de charme... La plupart de ces mots sont en relation avec la musique !

La musique, art majeur, a donné lieu à tant de créations : chansons, oeuvres classiques, modernes, rock, jazz...

La musique nous enivre, nous emporte dans des harmonies si diverses, elle nous fait rêver, nous trouble, nous bouleverse, parfois...

On aime les mélodies de Ferrat, associées à la poésie de ses textes, on se laisse charmer par les chansons de Brassens, ou celles de Brel.

On aime les grands airs classiques, Mozart, Bizet, Bach, Puccini, Vivaldi, Verdi...


La musique des voix est si émouvante, aussi, voix claires ou rauques, ténues ou puissantes.

Voix de ténors, de divas éblouissantes, voix de chanteurs que l'on reconnaît entre toutes...

Le timbre de la voix peut produire, aussi, des effets si différents !

La musique est associée à tant d'instruments : guitare, violon, piano, mandoline nous bercent de leurs sonorités si douces.
 

La musique est comme un éblouissement : elle s'adresse à notre sensibilité, à nos émotions.

Elle parle à notre affectivité, à notre coeur, elle nous emporte dans ses tourbillons...

Célébrons la musique !




 




 

Que serions-nous sans la musique ?
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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 13:45
Tout l'art de la nuance...

 

 

 

Pour le plaisir des mots : la nuance !

 

"Car nous voulons la Nuance encor,
Pas la Couleur, rien que la nuance !
Oh ! la nuance seule fiance
Le rêve au rêve et la flûte au cor !"

 

C'est ainsi que Paul Verlaine fait l'éloge de la Nuance dans son célèbre Art poétique...

Comment ne pas rendre hommage à la nuance, à ses éclats subtils ?

 Je n'aime pas les couleurs trop vives et criardes, je préfère les teintes nuancées de rose, de bleu, ou d'opale...


J'apprécie les teintes changeantes des nuages : gris, bleuté, neige, rosé, ocré, orangé. Les nuances de verts dans les pins du midi sont d'une infinie variété : verts sombres et lourds, verts anisés et tendres, verts jaunes et luisants...


J'aime, aussi, une certaine nuance dans les idées : certes, la diatribe, le pamphlet conviennent pour lutter contre les injustices, les horreurs de ce monde, la guerre, la violence cruelle et inhumaine, mais il importe de nuancer ses propos dans de multiples occasions...


La nuance n'est-elle pas essentielle ? La réflexion nous amène, ainsi, souvent à nuancer des idées trop tranchées : elle nous conduit vers une certaine subtilité de la pensée, elle nous fait percevoir différents aspects du monde.


Trop souvent, les gens, les hommes politiques expriment des opinions qui manquent de nuance : certains passent par l'invective, une virulence choquante et inadaptée.


Cet art de la nuance a tendance à se perdre, à se déliter dans une société de conflits permanents et d'opposition.

Les jugements de certains sont péremptoires, et ne sont même pas étayés par des arguments et des idées claires.

Une véritable argumentation fait appel à un certain art de la nuance et de la mesure...

Certains se plaisent à hurler leur haine, à cracher leur mépris, à déverser une forme de rancoeur, je préfère des attitudes plus nuancées et plus humaines.

Tous les arts ne sont-ils pas pétris de nuances ?

Les peintures des impressionnistes, qui nous font percevoir toutes les subtilités de la lumière, la musique de Vivaldi pleine d'exaltation qui, soudain, s'apaise et se nourrit de bercements légers, la poésie constituée d'images qui nous rend sensibles toutes sortes d'harmonies et de fusions....


Tout est si nuancé ! Beauté et laideur se confondent parfois, ombres et lumières se mêlent, harmonie et dissonances se croisent.

Vive les nuances ! Le mot lui-même n'est-il pas plein de charmes ? Voyelle nasalisée, sifflante lui confèrent une douceur inégalée...

Le mot vient, d'ailleurs, du verbe "nuer", de la même famille que les termes "nuages, nuées", ces ondoiements qui peuplent le ciel et qui lui donnent une beauté infinie...

Issu d'un nom latin "nubes", "le nuage", le mot "nuance" évoque le ciel, des images somptueuses.


Les nuées nous offrent des tableaux d'une variété inouie, les couchers de soleils se nuancent de teintes innombrables...


Quelle beauté et quels apaisements dans ces tableaux sans cesse renouvelés ! Quelle harmonie de nuances !





 

Photos : rosemar

Tout l'art de la nuance...
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 14:46
Quand les tilleuls se couvrent de fleurs...

 

 

 

Quand les tilleuls se couvrent de fleurs, on voit surgir des teintes étagées de verts profonds, d'anis, de paille qui s'emparent des arbres, dans des camaïeux délicats...

 

C'est la fête des yeux qui commence : des dégradés somptueux gravissent les arbres, les feuilles légères frissonnent au vent, les feuillages s'emplissent de couleurs nuancées...

 

Les tilleuls bruissent de lumières, s'épanouissent sous le soleil du printemps et répandent des parfums enivrants...

 

C'est la fête des sens qui commence !

 

Des myriades d'insectes, des abeilles, des psylles, des sylphes tourbillonnent, près des feuilles, dans un ballet étourdissant.

Des bourdons, des nymphes éprises de miel savourent ces fleurs odorantes...

 

C'est une ivresse infinie qui s'annonce, un débordement de vie.

Les fleurs aux teintes de xanthe rayonnent, sous les feuilles, elles exaltent leurs parfums, sous les soleils du printemps.

Les fleurs chavirent en grappes et révèlent des embruns solaires...

 

L'air environnant se remplit de ces senteurs douces et entêtantes, à la fois...

C'est le moment de respirer les fleurs de tilleul, c'est le moment d'en recueillir les splendeurs étoilées...

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 13:24
Une chorale, un soir, à Redessan...

 

 

 

Savoir aimer l'harmonie, connaître le bonheur de chanter, le bonheur de se réunir pour célébrer des airs connus... C'est, là, tout le sens d'une chorale où s'accordent les coeurs et les voix.

 

Une fête pour les yeux qui s'animent, une fête pour s'imprégner de musiques, où l'on perçoit un bonheur évident pour les choristes, comme pour les spectateurs.

 

Le spectacle se déroule à Redessan, près de Nîmes, dans le Gard, dans une modeste salle aménagée pour la circonstance.

 

La chorale Rap’s Ody Swing comporte 58 choristes, elle oeuvre sous la direction de Nathalie Martinez et chaque année de nombreux concerts sont organisés dans un répertoire varié : jazz, gospel, classique, variété...

 

Le récital commence par une chanson de Calogero : Yalla, un magnifique hommage à Soeur Emmanuelle, un message d'amour adressé à l'humanité :

 

"Tu trouveras le soleil 
Dans le coeur des enfants 
Sans nulle autre joie pareille 
Ni sentiment plus grand 
Un mot d'amour à  l'oreille 
Peut en chacun réveiller un volcan pour qui l'entend... "

 

Les voix nous transmettent toutes les émotions, toute l'humanité de cette chanson inspirée... Des frissons passent dans les rangs des spectateurs, à l'unisson de la chorale qui transmet elle même tant de générosité et de passion... Et la chorale nous emmène avec elle...

Puis, on écoute une des plus célèbres chansons de Michel Berger : SOS d'un terrien en détresse : le choeur nous raconte en musique le mal de vivre moderne, le besoin d'échapper à un mode de vie stéréotypée.

La chorale nous fait ressentir toute la détresse de ce terrien qui représente notre humanité...

 

On est, ensuite, sensible aux instruments qui sont tour à tour évoqués dans la chanson L'orchestre, une comptine pleine de charmes et de vivacité...

 

Puis, les choristes entonnent "The rose", cet air célèbre qui évoque les difficultés de l'amour mais aussi tout l'espoir qu'il représente, à travers une fleur.

 

Chanson d'amour, encore, avec "Le mot fin", et la tristesse d'une histoire qui s'achève.

 

Et puis soudain, c'est la fantaisie et la gaieté de l'Avsenik medley qui s'imposent sur la scène : on se sent comme transporté par cette musique entraînante...

 

On se laisse aussi bercer par le rythme exotique de la chanson "Il fait chaud"... interrompue par une panne d'électricité... Ce sont, là, les aléas du direct, mais aussi une occasion de plaisanter sur l'incident, comme si la chaleur évoquée dans le texte avait fait fondre les câbles !

Très vite le spectacle reprend et la fête continue dans la bonne humeur et la convivialité.

D'abord "J'envoie valser", une chanson de Zazie qui dénonce la société de consommation, puis un bel hymne à la tendresse, "Savoir aimer"...

Le récital se poursuit sur une chanson de Goldmann, "Famille", une chanson que je découvre, qui évoque les liens du coeur, de la tendresse, de la complicité...

Puis on peut entendre une chanson de Zazie, "Je suis un homme", une autre de William Sheller, "Les filles de l'aurore".

Le spectacle s'achève avec du Gospel et deux airs connus, Mammy Blue et Happy day...

Un bel éclectisme dans le choix des chansons, un bel enthousiame dans cette chorale, menée de main de maître par l'énergique Nathalie Martinez.

Un bon moment de détente pour les spectateurs : un partage d'émotions, de sensibilité, de tendresse, d'humour, d'harmonie.

Merci pour cette soirée de chansons, de bonne humeur : une occasion de redécouvrir ou de découvrir un répertoire varié, riche de messages, une occasion de se laisser emporter par des musiques, des voix qui s'unissent...

 



 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 12:53
Une fête des couleurs aux jardins de la Fontaine...

 

 

Les jardins sont évidemment associés aux couleurs : celles des arbres, des fleurs, du décor, de l'architecture qui les accompagne...

 

Les jardins sont si divers : ils ont été, d'abord nourriciers et jardins des "simples", puis, plus tard, sont apparus les jardins d'agrément...

 

Le jardin , espace clos, cultivé, arrosé constitue un réservoir de couleurs...

A Nîmes, les jardins de la Fontaine nous offrent une palette de couleurs exceptionnelle : on est sensible, d'abord, aux teintes de la grille monumentale, à l'entrée, peinte d'un bleu roi et de dorures éclatantes : une grille aux couleurs royales.

Ces jardins qui couvrent 15 hectares ont une longue histoire : c'est là que se trouve le berceau de la ville, autour d'une source rafraîchissante.

Dans la partie basse, la végétation est plus restreinte que sur les hauteurs : on y voit une architecture de murs, de balustres, de vasques, aux teintes nuancées de blanc, de beige, gris, orangé, ocre...

On peut admirer d'imposantes vasques de marbre toutes différentes dans leurs motifs, d'un blanc éclatant.

Des marronniers et des tilleuls bordent les allées... Au printemps, les tilleuls en fleurs embaument ces recoins du jardin.

 

En hauteur, toutes les nuances, tous les tons de verts s'offrent au regard,  une végétation dense et variée surgit sur la colline : des pins, des cèdres, des chênes...

 

Dans le bas du jardin, la source qui jaillit nous fait accéder à une autre dimension, à d'autres couleurs nuancées : les reflets de l'eau varient en fonction de la lumière, du ciel, des nuages...

Tantôt verte, tantôt noire, ou bleue, l'eau paraît d'autant plus vivante et mystérieuse.

Symbole de vie, de purification, l'eau apporte tous ses mystères à ce lieu unique.

 

C'est ici qu'est née la ville, auprès de cette source entourée d'un bois sacré : c'est là que s'installèrent d'abord des celtes, puis des romains...

 

Les escaliers qui descendent dans l'eau datent de l'époque romaine. Au bord, des algues ondoyantes balancent leurs couleurs vertes, et donnent au bassin un charme envoûtant.

 

Tout près, le nymphée, construit au 18 ème siècle, était, sans doute, à l'origine, un ancien sanctuaire dédié à Auguste : on peut admirer, au centre, une statue qui représente la ville, et dans les angles, des angelots.

 

Là encore, c'est la pierre qui domine, avec ses teintes de blanc, de gris et d'ocres.

 

Les hauteurs du jardin nous permettent de côtoyer une végétation luxuriante et variée : toutes les teintes de verts sont présentes...

 

Cyprès, filaires, oliviers, arbousiers, arbres de Judée, cèdres, chênes, pins composent un tableau où les formes et les couleurs s'entremêlent dans un assemblage plein d'harmonie...

 

Au printemps,  les arbres de Judée se parent de teintes de roses, les tilleuls resplendissent de fleurs blondes, les marronniers de bouquets blancs ou roses.

 

Un jardin, c'est une fête de couleurs qui suit le rythme des saisons, c'est une invitation à l'observation, à des regards attentifs sur les teintes nuancées qui l'habillent.

 

Un jardin, c'est un bonheur des sens : les couleurs, les formes des arbres, les senteurs diverses qui les accompagnent, le velouté des feuilles, la rudesse des écorces, le bruissement de l'eau et du vent dans les arbres....

 

 

 

 

 

 

 

Photos et vidéo : rosemar

Une fête des couleurs aux jardins de la Fontaine...
Une fête des couleurs aux jardins de la Fontaine...
Une fête des couleurs aux jardins de la Fontaine...
Une fête des couleurs aux jardins de la Fontaine...
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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 11:43
L'Euro de football favoriserait-il l'obésité ?

 

 

 

 

L'Euro de football est partout, et même là où l'on s'y attend le moins : pour vendre des pizzas, des fromages, du saucisson, du pâté, des cochonailles, on n'hésite pas à attirer le chaland par le biais du ballon rond...

 

Les pancartes, dans le supermarché, sont aguicheuses, le décor est adapté : une rangée de ballons, des drapeaux tricolores pour attirer l'oeil du client amateur de foot...

 

Pour l'achat d'un plateau de pizzas, on offre même une bouteille de coca-cola !

Il s'agit d'inciter le consommateur à se procurer un repas tout préparé en vue d'une soirée de foot entre copains...

 

Ainsi, tout événement est prétexte à vendre toute sortes de produits adaptés à la circonstance.

 

Les ballons aux couleurs de la France trônent dans le rayon... On en profite pour faire la promotion de produits bien français...

Des paquets de chips sont alignés et s'offrent aux regards des clients...

 

On le voit : c'est une nourriture particulièrement diététique qui a été choisie pour garnir ce rayonnage !

Chips, cochonailles, coca-cola : voilà de quoi prendre quelques kilos en plus pour des amateurs de foot vautrés dans leur fauteuil, avachis devant leur poste de télévision...

Vive le sport ! Vive le football !

La grande distribution fait souvent la promotion de ces produits bon marché, gras, qui n'exigent aucune préparation culinaire...

Il n'est pas étonnant que l'obésité, ce mal moderne, se propage dans nos sociétés.

 

Une photo de supporteurs en délire vient compléter le décor, avec ce message écrit en gros caractères : "à vos côtés, avec les Bleus".

Poings tendus, le sourire aux lèvres, ces supporteurs semblent remplis de conviction et d'enthousiasme pour applaudir leur équipe  : une seule femme apparaît au milieu de trois hommes...

Image sans doute bien révélatrice : le football attire moins les femmes qui sont parfois obligés de regarder avec leur conjoint des matchs de foot...

Une corvée dont elles se passeraient bien volontiers, sans doute...

 

La pancarte est, bien sûr, aux couleurs de la France : bleu, blanc, rouge, et le bleu domine sur le fond de la photo.

 

Ainsi, cette compétition devient un prétexte pour vendre de la nourriture et toutes sortes de produits de consommation.

 

De plus, le rayon est bien placé : dans l'allée centrale, personne ne peut y échapper...

 

VIVE LE FOOT ! Il offre l'occasion de se réunir, de manger, de boire, mais hélas, dans une consommation souvent débridée, peu réfléchie et bien loin des conseils que l'on donne en général à des sportifs.

 

Soudain, une question me vient à l'esprit : l'euro de football favoriserait-il l'obésité ?

 

Voilà un paradoxe qui révèle bien toutes les incohérences de nos sociétés !

Voilà vers quelle absurdité nous conduit notre société de consommation !

Le sport, normalement bénéfique pour la santé, devient, en la circonstance, néfaste et délétère, il conduit aux pires excès et peut même générer de graves problèmes.

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

L'Euro de football favoriserait-il l'obésité ?
L'Euro de football favoriserait-il l'obésité ?
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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 13:46
Pour découvrir les secrets et les mystères des jardins...

 

 

Une conférence consacrée aux secrets des jardins, voilà de quoi passionner tous les amoureux de la nature...

 

Dans un cadre champêtre, Pauline Tanon, auteur, metteur en scène, comédienne nous a fait découvrir un de ses ouvrages dédiés aux Secrets des jardins.

 

Elle évoque tour à tour ces lieux associés à des personnalités, des écrivains, des chanteurs, des scientifiques,  des hommes et des femmes politiques.

 

Tout d'abord, elle nous révèle les mystères du jardin de William Christie en Vendée : ce chef d'orchestre, spécialiste de musique baroque a composé un jardin inspiré des jardins italiens et français du Grand siècle... On y voit se dérouler des broderies végétales étonnantes et somptueuses par leurs formes. 

 

Puis, Pauline Tanon nous raconte le rôle artistique des jardins, avec l'exemple de celui de Monet à Giverny : un jardin foisonnant, où se mêlent des fleurs sauvages à des variétés plus rares et plus recherchées, un jardin auquel le peintre a consacré beaucoup de temps et qui a inspiré tant d'oeuvres de sa création...

On songe au pont japonais, aux nymphéas, aux massifs, aux arceaux de fleurs, aux iris, aux roses, aux agapanthes, aux glycines.

 

Le jardin peut être, aussi, un lieu social et utile à la santé... ainsi, Michèle Obama a voulu, à travers le jardin de la Maison Blanche délivrer ce message : il faut bien manger et bouger. Le jardin acquiert, ainsi, un rôle thérapeutique. Ce lieu de convivialité se veut également solidaire, puisqu'il accueille des cultures indiennes, chinoises, du monde entier...

 

Le cas du chanteur de blues Joe Cooker est remarquable : son jardin du Colorado l'a sauvé de la drogue, il y a cultivé uniquement des tomates et cette activité l'a détourné de son addiction.

 

Soliman le magnifique a, quant à lui, créé 20 jardins à Contantinople, où il montra une forme de sensibilité surprenante qui contraste avec la violence des moeurs de son règne. Sa passion des jardins étonne, dans une société si cruelle.

Il appréciait des jardins d'agrément et d'apparat : tous les jours, Soliman visitait un de ses jardins, s'y recueillait, s'adonnait à la poésie...

 

Christian Dior passa son enfance dans une maison à Granville, avec un jardin au bord de la mer : il se passionna, plus tard,  pour la culture du muguet, qui devint pour le couturier une plante fétiche, au parfum enivrant...On apprend, alors, que l'on ne peut extraire le parfum de cette fleur, qu'il faut le reconstituer chimiquement. 

 

Le botaniste Jussieu pratiqua une médecine philanthropique, grâce à la culture du quinquinna, en Amérique du sud.

 

Ainsi, l'ouvrage de Pauline Tanon met en évidence toutes sortes de fonctions des jardins : jardin vivrier, jardin d'agréments, jardin social.

 

Son livre nous fait voyager dans le temps et l'espace, il nous fait partager des passions, des bonheurs, évoque des destins humains souvent exceptionnels...

Le cadre dans lequel s'est déroulée cette conférence était, évidemment, un jardin : à l'ombre des tilleuls, en fleurs, sous les douces senteurs printanières de ces arbres apaisants...

Ce fut l'occasion de redécouvrir tout l'art des jardins et des plantes, leur beauté, leur utilité, leur harmonie.

 

On pouvait percevoir tout un bonheur de nommer les plantes, d'en déceler les vertus, de déambuler dans une grande variété de jardins...

 

 

 

http://www.franceculture.fr/emissions/ne-parle-pas-la-bouche-pleine/dans-les-jardins-des-grosses-legumes

 

 

 

 

Pour découvrir les secrets et les mystères des jardins...
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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 12:45
Le petit prince est né... ou la princesse...

 

 

 

 

 


Dans le nid, l'oeuf a, enfin,  laissé sa place à un plumage soyeux, si doux, aux teintes de gris et d'ocres : le "cygneteau" dodeline de la tête, si fragile encore, si délicat...

 

Les deux grands cygnes le protègent, se relaient encore sur le nid : un seul oiseau a survécu dans la couvée, un seul oeuf a éclos... 

 

Il faut préserver ce rejeton unique, l'entourer de soins et d'attentions redoublées...

 

Quelle fragilité dans ce tableau des premiers jours !

Quelle tendresse !

 

Déjà, le "cygneteau" picore des brins de paille sur le nid... Déjà, il essaie de s'évader pour découvrir le monde...

 

Mais dame cygne veille jalousement et recouvre l'oisillon de brindilles, l'enfouit dans le nid, le couve encore...

 

A côté, le mâle éloigne tout intrus qui survient : malheur aux pigeons qui tentent de s'approcher du nid !

 

Un seul oisillon dans le nid... et l'on perçoit tout le bonheur qu'il représente : seul rescapé de cette couvée, il attire tous les regards...

 

On voit les mouvements hésitants de l'oiseau, ses déséquilibres : un bec si fin sur un plumage ondoyant !

 

On perçoit encore toute la sollicitude des cygnes et tout leur bonheur...





 

 

Les cygnes se relaient dans la couvaison

L'oisillon dans le nid

On chasse les intrus...

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 09:41
Une chanson pour saluer la lune...

 

 


Il suffit d'un peu d'imagination ! Et Charles Trénet n'en manquait pas quand il a écrit cette chanson : C'est un jardin extraordinaire... C'est là le don des poètes de nous faire rêver, d'inventer un monde nouveau...


 Ce jardin permet de s'évader du monde ordinaire et quotidien : lieu de fantaisie, de bonheurs, de chansons, de splendeurs....


On y voit des "canards qui parlent anglais, des statues qui dansent la nuit, des oiseaux qui tiennent un buffet "... tout un monde qui s'anime sous nos yeux...

On entend les mots de remerciement que prononcent les canards, quand le poète leur offre du pain.

L'auteur est persuadé que les statues, tranquilles le jour, s'en vont danser sur le gazon pendant la nuit...

Les oiseaux, quant à eux, "vendent du grain, des morceaux de gruyères à Monsieur le maire et au sous-préfet."

Charles Trénet évoque, ainsi, tout un univers humanisé, un monde de partage et d'harmonie.

Danse, banquet, personnages officiels : le chanteur nous fait percevoir une ambiance de fête empreinte de bonhomie.


Le poète nous entraîne entre rêve et réalité : il fallait bien"trouver un lieu pour la promenade" pour oublier les "noirs buildings, et les "passages cloutés" d'une ville ordinaire.


Le poète nous fait entrer, avec lui dans ce jardin, qu'il semble avoir découvert ! Un jardin où il est entré "par hasard un samedi"... Et c'est l'occasion de laisser l'univers triste des villes, pour visiter un monde de rêves et de beauté...


Les fleurs, les primevères donnent un bal, on entend un air de valse brune que chantent les grenouilles devant la splendeur de la lune : tableau enchanté de couleurs, de sons, d'éclats de lune et de clair-obscur.... La lune personnifiée devient "toute rose d'émotion."

 

Et bien sûr, ce jardin permet aussi de rencontrer l'amour, la"plus belle des filles, une gentille amourette"... un amour vrai, sincère loin du "commerce de la ville".

C'est la jeune fille qui fait des avances et qui, audacieuse, séduit le poète


L'agent qui garde le jardin se transforme en "un ange du bizarre" qui invite au repos, et même un poète qui sait jouer du luth !

Dans ces métamorphoses, le monde est complètement renversé : une forme d'utopie, emplie de bonheurs apparaît.
 

Les deux amants se refugient, alors, à l'abri des regards "au fond des bois"...


Et Charles Trénet conclut sa chanson en évoquant le lieu où se trouve ce jardin extraordinaire... "Au coeur même de sa chanson", bien sûr... Rien de mieux pour oublier ses chagrins et ses soucis...


Le poète a su créer un monde merveilleux,  dans lequel on peut croire : il suffit d'un peu d'imagination !

"Bal de nuit ! Les oiseaux !" Charles Trénet nous entraîne dans son jardin et l'on a envie d'y accéder !

La mélodie joyeuse et rythmée nous invite à suivre le poète dans ce rêve plein de fantaisies et d'humour...


 


http://www.charles-trenet.net/chansons/jardin.html

 

https://youtu.be/XuCELv2G_lA

 

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 12:39
Un spectacle sous les tilleuls : une demande en mariage tout terrain...

 

 

 

Le printemps permet des spectacles en plein air et une pièce de théâtre sous l'ombrage bienveillant de tilleuls, dans un jardin, offre l'occasion de se détendre dans une atmosphère champêtre...

 

Au programme : "Une demande en mariage tout terrain", adaptée d'une célèbre pièce d'Anton Tchékhov...

Les spectateurs assis en cercle, au coeur même du spectacle, sont invités à prendre part à cette réunion de famille...

Une réunion pour le moins houleuse qui met en scène une mère, sa fille, Natalia et un homme  de quarante ans, Ivan qui vient faire sa demande en mariage.

 

Reçu par la mère, le prétendant exprime son désir... 

On assiste, ensuite,  au monologue de ce personnage Ivan, avec des répliques savoureuses : " Je ne peux pas ne pas me marier...Si tu espères trouver l'amour véritable, tu ne te marieras jamais", se dit-il... Il se plaint aussi d'avoir déjà quarante ans et énumère ses nombreux soucis de santé : psoriasis, manque de sommeil, digestion difficile, souffle au coeur...

 

La jeune promise intervient, alors, et le dialogue s'engage entre la jeune fille et son prétendant : ils évoquent les relations amicales entre leurs parents respectifs...

 

Mais, très rapidement la discussion s'envenime à propos de "petits prés aux vaches", dont les personnages se disputent la possession.

Le ton monte, à tel point qu'ils se mettent à hurler : Natalia s'en va, son prétendant la poursuit : il est au bord de l'apoplexie...

Les acteurs prennent, alors, à témoin les spectateurs "Ils sont à moi, à moi !"

 

La mère réapparaît, entre dans la dispute qui se propage et devient un paroxysme d'insultes violentes... Les pires mots sont prononcés de part et d'autre : "cinglé, pervers, hypocrite, menteur, crapule, épouvantail à moineaux... ce petit lustucru, cet oeil de taupe..."

Le fiancé est bientôt chassé de la maison à coups de pieds.

 

C'est alors que la mère apprend à sa fille que le jeune homme était venu la demander en mariage.

Aussitôt, on assiste à un coup de théâtre : intéressée par la proposition, elle ordonne à sa mère de ramener le prétendant.

 

La pièce met en oeuvre toutes sortes de ressorts comiques : comique de geste, de mots, de répétition, de caractère, comique de situation, avec de brusques renversements ou coups de théâtre...

Les situations se répètent car une nouvelle dispute éclate, tout aussi futile que la première...

 

L'outrance est au rendez-vous et le grossissement comique provoque les rires complices des spectateurs.

 

Les acteurs se donnent à fond dans ce jeu de la démesure : tous trois se retrouvent à terre anéantis par la violence de la confrontation...

 

Les conflits se focalisent sur les biens matériels, l'argent qui divise les familles, qui perturbe les relations entre les gens...

Finalement, le mariage sera décidé, bien sûr et la mère tire cette conclusion : "Ce sont les joies de la famille qui commencent !"

Dans cette pièce, Tchékhov nous met sous les yeux nos querelles éternelles, nos envies de domination, des rancoeurs familiales de tous les temps.

Les passions féroces, exacerbées sont soulignées par le jeu des acteurs qui évoluent tout près des spectateurs : ceux-ci sont interpellés, associés à l'action, on leur offre des petits cannelés, et même du champagne, à la fin de la pièce.

 

 

 

Création de la compagnie Les Lubies

Les acteurs : Nathalie Marcoux, Vincent Nadal, Mercedes Sanz

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

Un extrait de la pièce : la dispute commence...

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