Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 18:09

 

grèce 3

On avait promis aux Grecs un redressement de leur économie, grâce à l'austérité : les sacrifices demandés au peuple grec devaient leur permettre de sortir de la crise...

 

Baisse drastique des salaires, 1 million et demi de chômeurs, plus de 500 000 employés qui ne sont pas payés depuis plusieurs mois, exil de nombreux jeunes : voilà le prix payé par la Grèce, pour retrouver la "croissance" !

 

Quel peuple peut accepter une telle dégradation, un tel marasme économique ?

 

Vingt cinq mille personnes, selon la police, ont manifesté ce samedi 1er novembre à Athènes contre l'austérité à l'appel du Pame, le Front des travailleurs proche du parti communiste.

 

Le retour à une situation stabilisée est, sans cesse, reculé : les Grecs n'entrevoient aucune éclaircie, malgré toutes les mesures d'austérité qui les touchent.

 

"Nous ne sommes pas que des chiffres, nous méritons des conditions de vie humaine", ont scandé les manifestants place Syntagma, face au Parlement.

 

Apparemment, la politique d'austérité menée depuis des années ne produit que fort peu d'effets bénéfiques : les Grecs asphyxiés, sacrifiés, à bout de souffle sont condamnés à survivre, dans un climat de précarité extrême...

 

Encore une fois, la politique menée par l'union européenne, imposée par la Troïka conduit au pire : le désespoir des peuples qui ne voient pas d'issues, alors que les banques et les organismes bancaires continuent à prospérer.

 

Il est temps de revenir à plus de justice : honte à l'Europe qui a imposé à la Grèce et aux autres pays en difficulté des conditions de remboursement de la dette qui sont indignes !

 

Faire payer des taux d'intérêt exorbitants à des pays en détresse, n'est-ce pas, là, une injustice absolue ? Même si des abus ont été commis par des privilégiés, le peuple n'est nullement responsable.

Honte à l'Europe qui n'a pas su faire preuve de cet humanisme qui doit prévaloir, dans un état digne de ce nom !

Faire payer les Grecs les plus pauvres, les plus fragiles, les plus démunis, peut-on, en conscience, l'accepter ?

 

Il faut absolument revenir sur cette politique d'austérité qui anéantit les peuples et qui n'apporte aucune solution réelle.

Les politiques de réduction des déficits publics menacent l'emploi, les dépenses sociales et rendent toute croissance économique impossible... La solution imposée par l'Union européenne, en Grèce, n'apparaît-elle pas aller à l'inverse du but recherché ? La Grèce s'enfonce dans la récession et la régression sociale.

 

Il faut redonner du souffle à ce pays : aucun peuple ne peut résister à une telle pression qui dure depuis des années...

La désespérance conduit au pire : le peuple grec mérite de retrouver un avenir. 

 

Il serait bon de rappeler, aussi, que les allemands sont, eux-mêmes, redevables d'une lourde dette à l'égard de la Grèce : lors de la deuxième guerre mondiale, ce pays a été pillé et saccagé par les armées allemandes, et cette dette n'a jamais été soldée : les Grecs auraient dû, légitimement, être indemnisés.

 

On leur fait, maintenant, payer un trop lourd tribut, au regard des difficultés qu'a connues ce pays, lors de la deuxième guerre mondiale...

 

 

grece-2.jpg

 

 

grece.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Repost 0
Published by rosemar - dans Europe Grèce
commenter cet article
31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 16:47

 

Photo1917.jpg

 

Le ciel bleu qui danse dans les yeux de la femme aimée, le bleu d'un tango qui chante pour les amoureux : c'est ainsi que s'ouvre cette chanson interprétée par Tino Rossi : les paroles ont été écrites par Jacques Plante, la musique composée par Leroy Anderson.

 

Dès le début, sont associés le bleu du ciel, les yeux de la jeune femme, le bleu d'un tango : fusion de sensations étonnante : couleur, air de musique se correspondent dans une danse virevoltante... sensations visuelle, auditive se rejoignent.

 

Le poète s'adresse à la jeune femme, en employant la deuxième personne du singulier : "Donne-moi ton cœur/ Donne-moi ta vie /Revivons le bonheur /Du jour où je t'ai suivie..."

 

Les impératifs restituent l'exaltation du poète qui veut revenir aux premiers jours de la rencontre amoureuse, pour retrouver un amour intact.

La sensation auditive s'impose, alors : le chant du tango se fait plus intense, et le poète hésite : est-ce le vent musicien ou son coeur qui bat ?

 

Belle interrogation remplie de poésie ! Le vent est personnifié, et on voit bien que c'est le sentiment amoureux qui prédomine.

 

L'auteur exprime le bonheur de la présence de l'être aimé, même si le rêve l'emporte comme le suggère le verbe "flotter". Le "beu pastel" initial devient, d'ailleurs, "bleu indigo du soir."

 

Et le choeur affirme que tout l'horizon du ciel tourne, restituant le vertige d'un tango... et cette impression devient un véritable "miracle", terme religieux, très fort qui souligne les pouvoirs de la musique.

 

Le choeur entrelace ses paroles à celles du poète : il faut se laisser aller à la romance, d'autant que la lune personnifiée se penche sur les amoureux et semble veiller sur eux...

 

Les reflets changeants des cheveux de la jeune femme semblent se confondre avec une étoile qui passe... et qui emporte les voeux de l'amoureux.

 

Et le texte s'achève sur une succession d'impératifs pleins de charme et de vie... 

Donne-moi tes nuits 
Donne-moi tes jours 
Faisons de l'heure qui fuit 
Un rêve qui vivra toujours...

 

Les impératifs insistants soulignent l'invitation à l'amour, l'emploi de la première personne du pluriel, à la fin du texte, réunit les deux amoureux enlacés dans le tourbillon vertigineux de ce tango.

 

http://youtu.be/KdjoFAgCWnw

 

http://youtu.be/XTAETPchKEU

 

 

 

 

 Photo1859.jpg

 

Photo1919-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo1920.jpg

 

 

Photos : rosemar



Repost 0
30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 17:58

Photo1926

 

 

"En France, 75 000 femmes sont violées chaque année, en moyenne, une, toutes les huit minutes. Ce chiffre est loin de refléter la réalité, car il ne comptabilise ni les mineures, ni les femmes qui n'ont jamais déclaré le viol qu'elles ont subi. On estime, en effet, que seulement 10% des victimes portent plainte..."

 

On est atterré par ces chiffres : ces actes de viol se produisent dans notre pays, près de nous.

 

Un reportage diffusé sur France 2, dans la série Infrarouge, nous livre le témoignage de plusieurs femmes, victimes de viol : ces récits sont poignants, destabilisants.

Ces femmes violentées ont subi le pire, la peur de mourir, le mépris, les menaces avec arme, la négation de leur personne.

 

Comment de tels faits peuvent-ils se produire en France ?? Comment le viol peut-il devenir, dans notre pays, presque une banalité ?

 

La femme violée n'est plus considérée comme un être humain, mais comme une chose, un objet de plaisirs pour l'homme.

 

Soumise à la volonté d'un inconnu, parfois même d'un père violent, ou d'un mari, la femme menacée est contrainte de subir cette "punition", c'est ,là, le terme employé par une des victimes.

 

Menaces de mort, gestes violents, désarroi, angoisse, tel est le vécu de ces femmes, parfois des enfants, des jeunes filles.

 

Le viol conjugal est évoqué, car il existe aussi : il n'y a pas si longtemps, le devoir conjugal était invoqué pour justifier ces viols... Mais il s'agit bien de violences intolérables, avec des coups ou des menaces.

 

Face au viol, hélas, souvent, les témoins ne réagissent pas : peur, inconscience, refus de voir la réalité, indifférence...

 

Un clip contre le viol et la non assistance vient d'être diffusé : il met mal à l'aise, car on voit les témoins assister à un viol et laisser faire, regarder, gênés, la scène...

Intitulé "Je suis à l'heure", ce clip, sans montrer le viol en lui-même, nous fait entendre la bande-son de ce viol.

 

La France, pays du viol ? On a du mal à l'imaginer ! Et pourtant, c'est bien, là, une réalité dont on parle peu, trop peu...

 

"Ce sont des choses qui arrivent", tels sont les propos du père d'une victime violée par son mari !

Oui, ce sont des choses qui arrivent, et même dans un pays comme la France !

La peur, la honte empêchent, encore, nombre de victimes de témoigner, de dire leur désarroi et leur angoisse !

 

Dernier fait troublant et non des moindres : en France, une femme qui avait tué son mari en 2012 après plusieurs dizaines d'années d'un enfer conjugal, émaillé de coups et d'abus sexuels de ses propres filles, a été condamnée, mardi dernier, à 10 années de réclusion par la cour d'assises du Loiret. La justice en vient à punir une femme victime de violences répétées !

 

Mais, dans quel pays vivons-nous ?

 

 

A voir l'émission de France 2, un article du Point et le clip vidéo :

 

http://www.france2.fr/emissions/inf...

 

http://www.lepoint.fr/societe/une-f...

http://www.lexpress.fr/actualite/so...

 

 

 

silence-copie-1.jpg

 



Repost 0
Published by rosemar - dans société femmes
commenter cet article
29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 16:49

rajoy-3.jpg

 

Après toutes les affaires de corruption qui ont secoué l'Espagne, alors que le gouvernement de Mariano Rajoy s'est retrouvé, maintes fois, impliqué dans des scandales, voilà que le chef de l'état prétend demander pardon aux Espagnols !

 

Demander pardon ? C'est, en quelque sorte, demander quitus de tous ces scandales : au lendemain de la révélation d'une nouvelle affaire de corruption ayant entraîné l'interpellation de 51 personnes, dont plusieurs élus de son parti, Mariano Rajoy a déclaré : "Cette dernière affaire répond à de la convoitise, le dossier, concernant des marchés truqués d'une valeur estimée à près de 250 millions d'euros, ne peut relever du financement illégal de partis. Mais, au nom du Parti populaire, je veux demander pardon aux Espagnols, eux qui ont accompli tant d'efforts et de sacrifices pour sortir notre pays de la crise dans laquelle il est plongé depuis 2008."

 

Comment le peuple espagnol peut-il accueillir de tels propos ? Comment peut-il accepter d'accorder un quelconque pardon à Mariano Rajoy, lui qui a bafoué, maintes fois, la confiance de son peuple ?

 

C'est, d'abord, l'ancien trésorier du parti, Luis Barcenas qui avait été mis en accusation pour évasions fiscales et fraudes comptables. Celui-ci avait, ensuite, remis à la justice des documents attestant l'existence, depuis une quinzaine d'années, d'une comptabilité secrète au sein du Parti Populaire. Luis Barcenas avait, aussi,  révélé que d'importantes sommes d'argent, environ 7,5 millions d'euros versés par des grands patrons du BTP, avaient servi à financer de nombreuses activités du parti, et avaient même permis de fournir des "enveloppes" aux responsables du parti... Mariano Rajoy aurait touché, au total, 373 000 euros, issus de ces caisses invisibles.

 

Les affaires se sont, ensuite, succédé... une des dernières en date : quelque 80 personnalités issues de l'establishment politique avaient ainsi été mises en cause, dans une affaire de cartes bancaires "occultes", dont elles se servaient comme complément de rétribution, sans rien déclarer au fisc, pour des dépenses très personnelles, comme des safaris ou des produits de luxe. 

 

Les espagnols grugés, trompés, maintes fois, par ce gouvernement d'extrême droite ne peuvent qu'éprouver un sentiment de dégoût et de révolte, devant la morgue et les dénis répétés de Mariano Rajoy : déni de la vérité, déni de la justice, déni du droit le plus élémentaire des Espagnols à la transparence...

 

Quel est ce responsable politique qui se moque de son propre peuple ? Quel est ce chef de gouvernement qui se rit des gens les plus humbles ?

 

Comment ce gouvernement impliqué, tant de fois, dans des scandales, alors qu'une grave crise sévit en Espagne, pourrait-il obtenir un quelconque pardon ?

 

L'hypocrisie dont fait preuve Mariano Rajoy relève de l'indécence et du mépris : ce gouvernement a accumulé les mensonges, les bavures, les malversations en tous genres : aucun pardon n'est possible, quand tout un peuple a été sacrifié sur l'autel de la corruption !

 

Demander pardon, c'est insulter le peuple espagnol, c'est, encore une fois, lui faire affront et le mépriser !

 

Les espagnols, profondément touchés par la crise, dans ce pays où le taux de chômage atteint 25%, sont au bord de la désespérance : le discours de Mariano Rajoy ne peut que raviver leur rancoeur et leur désarroi.

 

Dans ce pays exsangue, où la corruption fait des ravages, au sein même du gouvernement en place, la décence voudrait que Mariano Rajoy démissionne de son poste, et donne, enfin, une chance à ce pays de se redresser.

 

 

 

rajoy-2.jpg

 

 

rajoy.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Repost 0
28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 16:55
arabesque-Yves-Remedios-creative.jpg
"Alors, je reprenais, la tête un peu moins lasse,
Mon oeuvre interrompue, et, tout en écrivant,
Parmi mes manuscrits je rencontrais souvent
Quelque arabesque folle et qu'elle avait tracée,
Et mainte page blanche entre ses mains froissée
Où, je ne sais comment, venaient mes plus doux vers."
 
Dans ce poème célèbre, extrait des Contemplations, Victor Hugo évoque des souvenirs d'enfance de sa fille Léopoldine.
On y voit la jeune Léopoldine tracer des arabesques, sur les manuscrits du poète.
 
Quel enfant n'a pas dessiné, ainsi, des arabesques sur des livres ou du papier ?
 
Le mot "arabesque" désigne, d'abord, une sorte d’ornement dont on a attribué l’invention aux Arabes : il consiste en des entrelacs de feuillages, de fruits, de fleurs, d’animaux, assemblés pour créer une harmonie : l'arabesque est un décor architectural propre à l'orient. Puis, le mot s'applique à des courbes tracées, souvent, d’une manière aléatoire, dans le but de former un enchaînement de motifs.
 
Le suffixe -esque, avec lequel est formé ce mot, est utilisé pour des adjectifs qui indiquent une caractéristique, une ressemblance, une qualité à partir d’un radical, souvent issu d’un nom propre, pour évoquer un lieu ou encore un style artistique.
 
Moresque, picaresque, ubuesque, barbaresque, burlesque, rocambolesque, romanesque, simiesque : ce suffixe assez productif, est employé dans nombre de mots aux résonances littéraires.
 
Le terme "arabesque", avec sa voyelle "a" réitérée, ses consonnes variées de gutturales, labiale, sifflante nous fait entrevoir des entrelacs subtils, des motifs différents...
 
Ce mot nous emmène vers l'orient, ses mystères, une écriture picturale qui dessine des ondoiements, des guillochis, des lettres ouvragées.
 
On admire des pleins, des déliés, des vagues, des éclats, des tourbillons, des embruns, des pointillés, formes si variées...
 
L'écriture déroule des tableaux d'ombres chinoises, des reliefs, des envolées de lettres, des signes mystérieux.
 
La magie de l'écriture ! Véritables dessins sur la page blanche ! La magie des arabesques aux arrondis de vagues !
 
Ces dessins tout en harmonie, pleins d'élégance suggèrent des mouvements, des ballets ondoyants : des mouettes peuvent dessiner des arabesques dans le ciel, l'eau qui serpente sur les collines s'enroule en arabesques lumineuses, une rampe d'escalier nous fait voir, parfois, des arabesques sinueuses...
Quelle poésie dans ce mot, avec ses échos sonores !
 
Lié à l'enfance dans le poème de Victor Hugo, ce terme évoque des images familières et simples : celle d'un enfant insouciant qui gribouille des arabesques sur des livres d'adultes, celle de la découverte de l'écriture, de l'apprentissage du dessin, celle du plaisir de faire courir un crayon, sur du papier...
 
Le poète semble d'ailleurs inspiré par ces arabesques qui lui permettent d'écrire ses plus belles pages : tout le monde se souvient de ces poèmes de Victor Hugo consacrées à sa fille dans la section, Pauca meae des Contemplations.
 
Ces arabesques, tracées par Léopoldine enfant, nous émeuvent : on est sensible à la beauté du mot, à ces souvenirs de Hugo, pleins de tendresse : l'écrivain apparaît, alors, comme un homme ordinaire, un père attentif, plein d'admiration pour sa fille : on perçoit, aussi, son désespoir, son désarroi d'avoir perdu celle qui représentait, pour lui, le bonheur absolu.
 
arabesque Demi-coupole du mihrab, Grande Mosquée de Kairou
Photo1770
Photos d'arabesques : Yves Remédios / Tab59   : créative commons
Photo d'escaliers : rosemar
Repost 0
26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 17:08

robots

 

Insidieusement et progressivement, les machines prennent de plus en plus de places dans le monde moderne, elles supplantent l'homme, dans de nombreux domaines....

Serveurs vocaux, distributeurs de boissons, de nourriture, caisses automatiques, péages autoroutiers, pompes à essence automatisées, distributeurs de billets à la SNCF...

 

L'homme d'aujourd'hui est, sans cesse, confronté à des machines : les serveurs vocaux se multiplient dans l'administration : pour le moindre renseignement, on tombe sur une boîte vocale et on éprouve, parfois, des difficultés, quand il faut taper le bon numéro, pour trouver une réponse aux questions que l'on peut se poser.

 

L'achat de billets SNCF se fait désormais grâce à des machines : là encore, mieux vaut éviter les erreurs de réservation car les billets ne sont pas toujours remboursables...

Comment échapper à ce monde des machines ? Elles remplacent les humains dans de nombreux secteurs, elles les libèrent de gestes, parfois, répétitifs, mais elles créent ,aussi, inéluctablement, du chômage.

 

Avec les progrès de la robotique, on verra, bientôt, apparaître des voitures sans chauffeur, des autocars et des trains automatiques, peut-être même des avions.

Les chauffeurs de taxis, actuellement en concurrence avec les VTC sont-ils amenés à disparaître ?

 

De nombreux métiers risquent, ainsi, d'être impactés et affectés par toutes ces innovations technologiques.

Si les machines facilitent le travail des hommes, elles ont, aussi, des conséquences sur notre vie quotidienne, et sur les activités humaines.

Certaines machines sont incontestablement utiles, mais il ne faudrait pas qu'elles remplacent complètement les hommes : un monde automatisé à l'excès peut devenir inhumain et difficile à vivre.

 

Face à ces multiples mutations, il faudrait imaginer des solutions : il paraîtrait raisonnable d'envisager un partage du travail, dans les secteurs où les tâches sont trop lourdes...

Ainsi, les professeurs de français sont accablés de travail : préparation des cours, corrections des copies très pesantes, classes surchargées : pourquoi ne pas partager ce surcroît de travail ? On pourrait dire que cette solution coûterait trop cher à la collectivité : mais, en fait, on gagnerait en efficacité, car l'enseignement serait plus performant.

 

Il faut absolument rétablir des équilibres qui ont été perdus : le chômage est galopant, alors que certains salariés sont saturés de travail.

 

Des deux côtés, la dépression nous guette : burn out, désespérance, nos sociétés nous conduisent au pire.... vers des extrémités dangereuses et néfastes !

Quel est ce monde déséquilibré, absurde dans lequel nous sommes contraints de vivre ?

 

Il faut aussi rééquilibrer et modérer nos consommations : gaspillages, excès font partie de nos habitudes : ainsi, nos besoins en argent seraient régulés, nous pourrions travailler moins et partager ce travail qui devient si précieux.

 

Notre monde est bien celui de tous les déséquilibres, de tous les excès : il faut les refuser, accepter le partage, la modération.

Méden agan : rien de trop ! c'est, là, un proverbe grec à méditer ! Nous ne savons plus vivre dans l'harmonie, la simplicité, la juste mesure : nous perdons, même, le sens de la vraie vie.

 

Entourés de machines en tous genres, nous ne voyons plus l'essentiel : la nature, les plaisirs ordinaires, le monde qui nous entoure...

 

 

 

robot-re.jpg

 

 

 

robot reut

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Repost 0
Published by rosemar - dans société robots
commenter cet article
25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 16:39
Photo0920
"Les champignons, c’était la chair même de la forêt, une chair dont la saveur tenait de l’arbre et de la terre.", a écrit Alphonse de Châteaubriant, dans son roman, Monsieur des Lourdines ou L'histoire d'un gentilhomme campagnard...
 
Issu du latin, "campania, les champs, la campagne", ce mot aux voyelles nasalisées "an" et "on" semble chanter : il nous fait parcourir des sous-bois, aux senteurs de mousse.
 
Avec sa chuintante initiale, sa labiale "p" au centre du mot, sa consonne nasale "gn", ce nom nous invite à une sorte de rêverie automnale...
 
Aussitôt, on voit apparaître la forme chapeautée du champignon... on sent des odeurs de bois, d'humus, de terre.
 
Bolet, cèpe, chanterelle, girolle, rosé des prés, truffe, autant de noms pleins de charmes et de poésie.
 
C'est la saison magique des champignons ! On admire leurs couleurs dorées, brunes, rousses, terreuses.
 
On aime leurs parfums boisés, leurs formes étonnantes de petit parasol automnal...
 
On aime leurs noms évocateurs : le cèpe nous parle d'un tronc d'arbre, la chanterelle a la forme d'un canthare, une petite coupe, le bolet est un nom ancien de champignon, la columelle évoque la forme d'une petite colonne, la morille se pare de la couleur sombre du maure, le mousseron fait songer à la mousse des bois.
 
Associé à la forêt, aux arbres, le champignon évoque l'automne, ses couleurs de roux, les feuilles qui craquent sous nos pas, un air chargé de pluie et d'humidité.
 
Le champignon, c'est bien la chair et le corps même de la forêt : près de la terre, le champignon s'imprègne de ses odeurs, près des arbres, il exhale des senteurs de bois variés.
 
Il a les couleurs mêmes de la terre, du brun à l'ocre, en passant par le crayeux, il en porte les traces car il la côtoie, sans cesse.
 
Il est l'image même de l'humilité : tout près du sol, il s'abrite sous les arbres, en mime la forme, avec des dimensions modestes.
 
Le champignon nous fait admirer toutes les splendeurs de l'automne... des arbres en fête, aux couleurs étonnantes de feux, des musiques boisées, des archipels de mousses au duvet soyeux, des lumières, des jets de soleil encore éclatants...
 
Associé à cette saison où commencent les frimas, il nous laisse entrevoir, encore, de belles journées rayonnantes, aux teintes de fauves.
 
Monde de senteurs, de couleurs, de saveurs, le champignon est un des bonheurs de l'automne...
 
Dans les sous bois, il s'offre à la découverte du promeneur, il étonne et séduit par sa rareté, ses formes hésitantes, ses approximations de couleurs, ses éclats terreux.
 
Parmi les feuilles, il montre ses teintes d'ocre, si douces, il éblouit le regard du passant, il attire l'attention, s'habille de couleurs éblouissantes, orangées, dorées ou plus terreuses.
 
Près des feuillles rousses, près des aiguilles de pins, il s'illumine d'éclats ambrés, il se pare de teintes nuancées et s'embrase de lumières !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Photo1946.jpg
 
 
Photo1949.jpg
Photo1947.jpg
Photo0916
Photo0922.jpg
Photos : rosemar



Repost 0
24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 16:39

 

école 4

 

Un article paru sur le journal Le point porte ce titre péremptoire : "Oui, il faut abolir les notes..." Le journaliste qui a écrit cet article, Idriss Aberkane paraît convaincu de la nocivité des notes : celles-ci provoqueraient "le dégoût de la connaissance, castreraient la créativité et le libre arbitre des élèves..."

 

L'article commence par des amalgames pour le moins curieux : évoquant "l'abolition des sacrifices humains, de l'esclavage, de la peine de mort, le droit de vote accordé aux femmes", le journaliste du Point considère que la suppression des notes apparaît comme une évolution et un progrès évidents !

 

On est, là, en pleine confusion et les exemples cités montrent bien la démesure de l'argumentation.

 

Si on considère la note comme stigmatisante, il faudrait, aussi, supprimer les appréciations de ce type : " le sujet n'est pas compris, l'expression est confuse ou incorrecte, le devoir est souvent incompréhensible etc."

 

"L'école tue", affirme, encore, le journaliste du Point et, de citer l'exemple extrême du Japon où la pression scolaire est maximale.

Comment rendre les notes responsables de ce phénomène ? Une simple appréciation pourrait suffire à destabiliser certains élèves, sans doute.

 

Aucune note, aucune appréciation ne sont, en fait, infamantes : c'est ce qu'il faut expliquer à de jeunes élèves : la note leur permet, d'ailleurs, de comprendre leur progrès, leur régression, elle leur permet de mieux se connaître.

 

Qui n'a jamais eu de mauvaises notes ? On pourra dire que certains y sont abonnés et ne dépassent jamais la moyenne, est-ce pour autant, infamant ?

 

Faut-il conforter les élèves dans l'illusion de la facilité ? Aucun obstacle sur la route, aucune embûche...

L'école ne doit -elle pas être l'apprentissage de la vie et de ses nombreuses difficultés ?

 

Je suis enseignante et je suis, moi-même, notée par ma hiérarchie : tous les ans, je reçois une note administrative, un inspecteur m'attribue, aussi, une note pédagogique, tous les 5 ans environ.

Ces notes sont, parfois décevantes, c'est vrai, mais elles font partie du parcours de chacun d'entre nous : un salarié, même s'il n'est pas noté, est jugé et jaugé par ses employeurs...

 

L'auteur de l'article fait, également, l'éloge de la coopération dans le travail : or, à l'école, toute coopération, lors d'un devoir, est appelée tricherie !

Mais peut-on, ainsi, comparer l'apprentissage, avec le travail fait par une équipe d'adultes ?

On sait ce qui se passe, souvent, dans les travaux de groupes accomplis en classe : ce sont les élèves travailleurs qui oeuvrent pour les autres... Est-ce efficace pour ceux qui n'ont pas fourni l'effort nécessaire ?

 

"Vittorino da Feltre ne notait pas, Socrate ne notait pas, Bouddha ne notait pas", affirme, également, l'auteur de l'article !

Les exemples cités remontent à l'antiquité ou à la Renaissance, mais comment Socrate aurait-il pu noter ? 

Son enseignement n'avait rien à voir avec celui d'un directeur d'école philosophique ; son "école", c'était l'agora, la place publique où il se promenait au milieu des gens ordinaires, bavardant avec tous et les interrogeant, en prenant comme sujets de méditation les mille et un problèmes de la vie quotidienne.

L'enseignement de Socrate s'adressait à des adultes.

 

Ultime amalgame : l'auteur de l'article compare les notes attribuées aux élèves à celles données par les agences de notation : peut-on, ainsi, mettre en parallèle des notes accordées par des agences concernant l'économie d'un pays avec les notations scolaires ?

Rappelons que les notes scolaires sont multiples, étayées par des appréciations détaillées : la note n'est pas le seul repère pour les élèves...

 

Il suffit de voir toutes les annotations, inscrites sur une copie, pour percevoir que la note n'est pas le seul critère : d'ailleurs, le professeur note, aussi, une progression, des efforts, une volonté de réussir : la note a cette valeur positive : l'élève qui obtient une meilleure note sent ses efforts récompensés et, forcément, est encouragé à avancer.

 

Abolir les notes, abolir les difficultés, les aspérités de la vie, est-ce rendre service à des jeunes qui seront confrontés, plus tard, au monde du travail ?

 

Tout cela est-il vraiment sérieux et fondé en raison ?

 

 

L'article du Point : 

 

http://www.lepoint.fr/invites-du-po...

 

 

 ecole-3.JPG

 



Repost 0
22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 16:26
rossignol-Charles-lam.jpg
"Rouge-gorge, verdier, fauvette, tourterelle, 
Oiseaux, je vous entends, je vous connais. Sachez 
Que je ne suis pas dupe, ô doux ténors cachés, 
De votre mélodie et de votre langage. 
Celle que j'aime est loin et pense à moi ; je gage, 
O rossignol dont l'hymne, exquis et gracieux, 
Donne un frémissement à l'astre dans les cieux, 
Que ce que tu dis là, c'est le chant de son âme. "
 
Dans ce poème, extrait des Contemplations, intitulé En écoutant les oiseaux, Victor Hugo imagine que le chant du rossignol reproduit les paroles de sa bien aimée et symbolise son âme...
 
Le mot "rossignol" vient du nom latin "luscinia" qui désigne le rossignol, par l'intermédiaire d'un diminutif : "lusciniolus", le petit rossignol.
 
L'étymologie en est incertaine : certains font dériver le mot de deux verbes : "clueo", "être célèbre" et "cano", chanter... Le rossignol signifierait, donc, étymologiquement, "célèbre par son chant".
 
Mais, le premier élément pourrait évoquer, aussi, l'idée d'obscurité, le rossignol se mettant à chanter, surtout, dans les ténèbres de la nuit.
 
En tout cas, le mot latin "lusciniolus" et le terme français "rossignol" résonnent de sonorités pleines de charmes.
 
On aime la redondance de consonnes et de voyelles, dans le nom "lusciniolus", comme si le mot produisait des échos sonores.
 
On aime la douceur harmonieuse du vocable "rossignol" : gutturale initiale, sifflante dupliquée, voyelle "o" redoublée au début et à la fin du mot, comme dans un effet de rime.
 
Le son "ol" final est associé à une valeur de diminutif, avec une connotation affective...
 
Le mot peut, même, suggérer un envol.
 
Le chant du rossignol est particulièrement recherché, "exquis", comme l'écrit Victor Hugo... un chant mélodieux que l'on reconnaît entre tous, une envolée de trilles, des crescendos de flûtes, pleins de limpidité, un doux murmure qui éclaire les charmilles, les jardins, les pins...
 
Dans une comédie antique, intitulée Les Oiseaux, Aristophane célèbre le chant du rossignol et le présente comme une forme de poésie : c’est l’oiseau " aux doux chants, dont la voix égale celle des Muses [...] qui module sur sa flûte harmonieuse des accents printaniers."
 
Le mot grec qui désigne le rossignol, ἀηδών, aédon signifie "le chanteur"... Le rossignol est, pour les grecs, un aède. Il module des chants, comme pourrait le faire un poète.
 
Le mot français contient, anciennement, cette idée de chant mais les modifications phonétiques ont fait, quelque peu, disparaître cette notion.
 
L'étymologie nous permet de retrouver le sens initial et les sonorités mêmes du mot nous dévoilent un joli murmure qui fait songer à celui du rossignol...
 
Le rossignol associé à la poésie, au chant, à la musique apparaît bien comme un symbole de cette harmonie, liée à la création poétique.
 
 Les trilles du rossignol étaient censées calmer la douleur, accélérer les guérisons et adoucir la mort : on trouve ce thème dans un conte de Hans Christian Andersen, L'empereur de Chine et le rossignol. 
 
Le rossignol et son chant représentent, aussi, l'amour, comme le suggère le poème de Victor Hugo, extrait des Contemplations... On retrouve ce symbole dans un récit du Moyen âge : Le lai du laostic de Marie de France, belle histoire d'amour lié à l'evocation d'un rossignol...
Le lai du laostic :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 rossignol_Keats_-_Nightingale.jpg
rossignol-philomele-libre.jpg
rossignol Portrait of Keats, listening to a nightingale on



Repost 0
21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 17:23

balkany4.jpg

 

 

Malgré toutes les affaires qui entourent les époux Balkany, (et elles sont nombreuses), un éternel sourire triomphant les accompagne : sûrs de leurs soutiens et de leurs appuis politiques, de leur fortune, on les voit, sans cesse, afficher une superbe et une morgue insolentes.

 

L'argent, dans nos sociétés, achète tout ! Soupçonnés de fraude fiscale, d'emploi fictif, de détournement de fonds, les Balkany ont un lourd arriéré et un passé chargé d'affaires douteuses.

 

Fin août, Isabelle Balkany a acquitté une caution de 1 million d'euros pour rester libre, après avoir été mise en examen, pour fraude fiscale... L'argent, toujours, l'argent, qui permet d'échapper aux griffes de la justice !

 

Depuis septembre, l'enquête s' est élargie à des soupçons de corruption qui concernent Patrick Balkany.

 

Symboles de l'argent facile, d'un monde politique corrompu, les Balkany ont toutes les audaces : il est vrai qu'ils côtoient les plus hautes sphères de la société : le couple, proche de Nicolas Sarkozy, l'ex-président de la république, lui-même compromis dans de nombreuses affaires, n'a peur de rien...

 

Ils n'ont pas froid aux yeux, les Balkany ! Ils savent que l'argent, leurs relations leur assurent une impunité et une virginité à toute épreuve !

 

On voit bien leur assurance, leur suffisance, leur tranquillité sur leur visage de gens repus, de profiteurs de la république qui ne reculent devant aucune malversation, aucune turpitude.

 

On les voit parader et caracoler devant les photographes et les caméras !

Ils semblent, même, fiers de leur propre indignité, fiers d'avoir réussi à amasser une fortune colossale, grâce à des fraudes et des trafics.

Qu'une telle plaie soit possible, dans une société dite démocratique, est le comble de l'ignominie.

 

Il n'a peur de rien, Patrick Balkany, lui qui ose réclamer une augmentation des indemnités, pour les élus de la république !

Alors que le chômage est galopant, alors que les élites se gavent de l'argent public, le détournent, même, parfois, il ose jouer de la provocation !

 

Il est probable que Patrick Balkany va, encore, être blanchi des soupçons de corruption qui l'environnent, il est certain, même, qu'il ne sera pas vraiment inquiété...

Comment pourrait-il l'être ? Argent, pouvoir, relations lui assurent une impunité totale... En voyant le couple Balkany, on est au bord de l'écoeurement : mépris des autres, arrogance, déni des réalités.

Ces gens ont-ils une once de moralité ? L'argent est le seul mobile qui les guide.

N'est-ce pas notre système qui permet de générer ces gens avides de biens, pleins de cupidité, ces gens qui profitent de toutes les occasions pour accumuler de l'argent facile, pour frauder le fisc ?

N'est-ce pas notre système qui conforte et cautionne de tels comportements, n'est-ce pas notre système qu'il faut, aussi, incriminer ?

 

 

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-m...

 

 

balkany.jpg



Repost 0
Published by rosemar - dans politique
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Http://fatizo.over-Blog.com/